61 ans après son indépendance: La Rdc en mal d’attraction des investissements

Depuis ses premières années d’existence, la Rdc s’est toujours vantée d’être la terre bénie où rien ne manque. De l’eau douce aux richesses infinies du sous-sol, le pays de Lumumba regorge effectivement toutes les potentialités qu’il faut pour décoller et offrir à sa population une meilleure qualité de vie. Il se fait malheureusement que toutes ces potentialités n’ont jamais eu la chance d’être transformées en richesses. De générations en générations, le Congo Démocratique reste un pays riche sur papiers. La qualité de vie de ses habitants laisse à désirer chaque année plongeant davantage une bonne partie de sa population dans la misère la plus noire. Les régimes politiques se succèdent et se ressemblent. Le bien-être tant recherché est toujours un mirage que la population souhaite ? mais n’arrive jamais à atteindre. D’année en année, les Congolais sont de moins en moins fiers de leur indépendance (dont la journée symbole passe désormais sous la méditation) au grand étonnement de nouvelles générations qui doivent juste se contenter de l’histoire et de la fameuse chanson indépendance cha-cha-cha.

Absence remarquable des investissements significatifs

En jetant un regard rétrospectif, l’on se rend vite compte qu’aucun investissement sérieux et digne de ce nom n’a été enregistré dans ce pays depuis plus de 25 ans. A part le secteur minier où les grandes puissances se bousculent pour des raisons évidentes (nous flouer les dividendes à travers un Code minier qui leur est favorable) aucun autre secteur n’a eu la grâce de voir des millions de dollars y être investis pour absorber le grand chômage, source de tant de maux congolais. Mais chaque jour, l’on annonce soi-disant des nouveaux investisseurs qui apporteraient des capitaux frais. Ces délégations toujours bien composées avec beaucoup de rhétorique, font généralement le tour de nos institutions à commencer par le président de la République jusqu’aux ministères concernés en passant par le parlement. A la fin, rien. Des années durant, c’est la même chanson que l’on  écoute surtout lorsqu’il y a des nouveaux animateurs des institutions. L’on suscite l’espoir en promettant des milliers d’emplois que personne ne voit par la suite. Pas étonnant que le pays soit rempli des boutiques et supermarchés des Indiens et Chinois (les Libanais étant de moins en moins vus) qui tentent de donner des petits emplois aux Congolais à défaut d’un travail au sens réel du terme (avec tous ses avantages et droits acquis). Tout se résume à la vente en détails. Aujourd’hui, les petits commerçants congolais sont aux abois. Leur secteur a été totalement envahi par les Indiens et Chinois au point où ces derniers vendent même l’eau en détails. Et les natifs de ce pays doivent se contenter de vendre, surveiller et nettoyer les locaux de ces étrangers une situation déplorable qui ne semble pas préoccuper le gouvernement qui assiste lentement mais sûrement au suicide de sa population qui cherche à se débrouiller dans le petit commerce.

Climat des affaires délétère

Plusieurs sources affirment que le Code d’investissement congolais n’est pas incitatif ou attractif. Plusieurs goulots d’étranglement empêchent les vrais investissements d’atterrir au Congo Démocratique.

Voilà pourquoi d’autres pays comme le Rwanda, la Namibie ou le Ghana montent en termes d’attraction des investisseurs pendant que la Rdc recule et s’enfonce dans la pauvreté. Un travail de fond doit être mené pour changer les choses. Les lois existent, mais sont rarement appliquées. La corruption, devenue endémique ne peut pas permettre l’avancée des choses. Pourquoi ces hommes et femmes d’affaires qui prennent des renseignements sur le cadre d’affaires ne reviennent jamais pour concrétiser leurs projets ? Pourquoi aucune évaluation n’est faite pour situer les faiblesses en ce domaine et corriger les tirs ? Il y a des domaines où l’État congolais lui-même pouvait démarrer quelques investissements. C’est le cas de l’agriculture. Avec ses 80 millions d’hectares de terres arables, la Rdc ne pouvait pas continuer à voir certains de ses fils et filles mourir de faim. C’est une honte nationale. Ce domaine qui peut utiliser des millions d’hommes et femmes dans chaque province est la priorité des priorités pour tout développement. Le gouvernement devait absolument y mettre des moyens. Le train de vie des institutions devait être revu à la baisse pour favoriser la production agroalimentaire. Une fois que ce secteur est maîtrisé par la croissance de la production (dont excédent peut être vendu ailleurs), le pays peut alors se tourner vers d’autres objectifs de son développement. Congo, il est temps d’agir.

Simon Kabamba

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