A Kinshasa : L’Ordre de Saint Augustin renforce les capacités des gestionnaires des projets

Paulin Sabusi, expert en économie, conseiller économique de l’Ordre de Saint Augustin a lancé à Kinshasa l’atelier de renforcement des capacités des gestionnaires des projets de l’Ordre de Saint Augustin. C’était en présence de Père Martin Banga, Supérieur majeur de l’Ordre de Saint Augustin au Congo et Mauricio, président de la Fondation Augustin à travers le monde et de quelques formateurs. Cette formation de dix jours qui est centrée sur « la gestion  de projets et techniques de conduite de projets » concerne les gestionnaires de structures pastorales de l’Uélé à Dungu, Poko, Madi et Buta.

Il est de notoriété publique que la gestion de projets exige un leadership de pilotage, une excellente organisation et une grande qualité de la communication, tant sur le plan financier qu’administratif, afin d’assurer la coordination des activités concourant à la réalisation du projet. Cette deuxième phase de renforcement des capacités des gestionnaires des structures /projets s’inscrit dans la suite logique  de la gestion performante du plan stratégique de l’Ordre de Saint Augustin et la réforme structurelle de l’ATM Rdc (Augustin à travers le monde et la Rdc).

 « C’est dans cette logique que l’Ordre m’a mandaté d’organiser la formation pour les gestionnaires des projets. Cette cession de formation entre dans une dynamique globale de l’Ordre, qui veut marier l’évangile à l’action, c’est-à-dire la promotion de tout homme et de tout l’homme par le biais des projets pouvant améliorer les conditions de vie des milliers de missions et pour le pays», a indiqué M. Paulin Sabusi, expert en économie, conseiller économique de l’ordre de Saint Augustin.

A l’en croire, la Rdc a beaucoup de problèmes de développement, l’Eglise accompagne  l’Etat dans ce processus de développement du pays. L’Etat fait sa part et chacun doit mettre la main dans la pâte. L’Eglise, c’est aussi un acteur  important de développement pouvant permettre l’amélioration des conditions de vie des chrétiens qui font parties de la population congolaise. Si le peuple d’abord est pour le politique, nous nous disons le chrétien d’abord, qui fait partie de la population congolaise dont l’Eglise est responsable dans une certaine mesure.

On a besoin des hommes compétents

De son côté, le Père Martin Banga, Vicaire, Supérieur majeur de l’Ordre de Saint Augustin au Congo a précisé que les participants à cette session de formation de renforcement des capacités viennent dans nos milliers pastoraux : Uélé à Dungu, Poko, Madi et Buta. « Ce ne sont pas seulement des confrères, ils sont accompagnés  des collaborateurs laïcs pour bénéficier de cette formation. C’est depuis une dizaine d’années que nous nous sommes lancées sur cette voie de renforcement des capacités, parce que c’est très important pour nous », explique-t-il.

Et de poursuivre, aujourd’hui il y a beaucoup de défis pas seulement qui regardent les congrégations, mais le pays tout entier. On a besoin des hommes compétents, efficaces qui sont capables d’arriver aux objectifs que nous nous sommes fixés. Ces objectifs, c’est une bonne gestion transparente et des œuvres qui contribuent à la promotion sociale. « Nous voulons dorénavant que nos œuvres sociales bénéficient au peuple de Dieu », insistent-il.

Soulignons que parmi les formateurs, il y a un qui est venu de l’Italie, M. Mauricio, président de la Fondation Augustin à travers le monde. Il a dit avoir commencé à travailler au Congo avec les pères de Saint Augustin à partir de l’année 2016 et aujourd’hui il y a beaucoup de projets à Kinshasa et à Dungu.

« A travers la formation sur la gestion administrative des projets, nous voulons améliorer l’impact des projets sociaux. Nous travaillons surtout avec les jeunes, parce qu’ils sont les futurs du pays, mais aussi du monde entier. La formation, c’est très important pour la gestion des projets sociaux avec les bailleurs de fonds. Nous devons être capables de bien gérer les choses », indique-t-il.

Quelles sont les matières qui sont prévues ?

A cette question, M. Claude Sumata, professeur à l’UCC et à l’UPN répond que cette formation est liée à la gestion et techniques des projets. « C’est une formation qui permet aux apprenants de maitriser les méthodes essentielles pour améliorer leur rendement entant que gestionnaires de projets. Ça renvoie aux modules de leadership, gestion axée sur les résultats, mais aussi la gestion financière, gestion administrative. Ils doivent maitriser la gouvernance, comment rentabiliser les ressources de l’organisation, de façon à avoir des résultats probants dans leurs domaines de prédilection.

Au-delà de ça, ajoute-t-il, lorsqu’on a un projet, on doit le gérer de manière efficace et efficiente, pour réaliser les résultats dans les bonnes conditions. Cela aussi renvoie à l’amélioration des techniques. On parle en termes d’efficacité. Les gestionnaires doivent acquérir des méthodes qui permettent d’aller vers les résultats de manière probantes. La planification du projet est aussi un élément important.

JMNK

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