A moins de 4 mois de la 2è édition du Tour cycliste international féminin du Burundi : Déborah Okito Hélène, championne du Congo et 3è à la 1ère édition est sans vélo

Depuis Goma où elle se trouve, Déborah Okito Hélène, championne du Congo de la 1ère édition du championnat national féminin sur route courue le 5 septembre 2021 à Kinshasa et 3è au classement général à la 1ère édition du Tour Cycliste International féminin du Burundi courue du 22 au 29 novembre 2021, nous a saisis ce mardi 27 avril 2022 par téléphone pour nous faire part de ses inquiétudes. Elle ne dispose pas présentement d’un bon vélo pour bien préparer la 2è édition du Tour Cycliste International féminin du Burundi prévue du 22 au 27 août 2022. L’invitation est déjà parvenue à la Fédération Congolaise de Cyclisme ‘’Fécocy’’.

Les inquiétudes de Déborah Okito aux difficultés qu’éprouve la Fécocy pour dédouaner les vélos don de l’U.C.I

Déborah Okito n’est pas allée par 4 chemins pour implorer notre assistance auprès de la Fécocy. ‘’Je manque de vélo actuellement pour me préparer à la 2è édition du Tour Cycliste International féminin du Burundi dont l’invitation est déjà arrivée. Avec le vélo dont je dispose, je ne peux aller très loin. J’ai appris que les vélos sont là à la Fécocy mais on ne nous envoie pas pour nous préparer. Et nous avons raté le championnat d’Afrique, alors qu’on s’était bien préparé. Vraiment cette situation me dérange’’. Aussitôt appris cette nouvelle, nous avons promis à Déborah que nous allons saisir la Fécocy pour lui faire part de cette situation. Nous avons échangé avec JC Kongolo, SG de la Fécocy qui nous précise que les vélos dont parle Déborah, ce ne sont pas des vélos destinés à être distribués aux athlètes. La Fécocy avait écrit à l’Union Cycliste Internationale ‘’U.C.I’’ et cette dernière a fait don à la Fécocy de 8 vélos + 45 pneus de réserves. Ces matériels sont arrivés depuis le 12 décembre 2021 à Kinshasa à l’Agence Bolloré. Il faut donc les dédouaner. La Fécocy a écrit une lettre de demande d’exonération au ministre des Sports et Loisirs, mais jusqu’à présent sans suite. Il faudra pour ce faire des milliers de dollars + des frais de magasinages qui ont commencé à compter du 12 janvier 2022 pour les dédouaner. Ces matériels vont servir à l’équipe nationale. Néanmoins, la Fécocy a bel et bien des vélos, mais qui sont de la taille des garçons et non des filles. De même, les vélos de l’équipe nationale, la Fédération dote les cyclistes sélectionnés pendant la préparation. Pour la 2è édition du Burundi dont a évoqué Déborah, la Fécocy se bat pour que la préparation se passe à Kinshasa. Pour le moment, aucune des filles n’a un passeport de service. C’est un préalable important pour voyager qu’on ne peut s’en passer. Pour ce qui est du voyage raté d’Egypte pour le championnat d’Afrique, la Fécocy avait tout apprêté mais l’ordre de mission est sorti en retard au niveau du ministère des Sports. Et c’était juste après que la réunion technique qui constate la présence de délégation avait déjà eu lieu en Egypte. La Fécocy n’y est pour rien. L’opinion ignore que depuis des années maintenant que la Fécocy supporte seule le déplacement de l’équipe nationale à l’extérieur du pays. C’était le cas du déplacement des filles au Burundi et des garçons dans différents tours à travers le continent.

Déborah Okito, une fille qui mérite l’attention de l’Etat congolais

Pour rappel, Déborah Okito Hélène avait remporté la 1ère édition du championnat national en solitaire  bouclant les 52 kms de parcours en 1h39’ soit 99 minutes avec une moyenne de 31,5 km/h. A la 1ère édition du Tour cycliste international féminin du Burundi elle a terminé 3è au classement général. En 5 étapes de la compétition, elle a terminé par deux fois 3è de l’étape. C’est notamment à la 2è étape Karuzi-Gitega 57 km et à la 3è étape Ruyigi-Muyinga 110 km. Elle était 4è à la 4è étape Ngozi-Kayanza-Ngozi 68 km. Dans l’ensemble, les 5 filles congolaises alignées ont laissé une très bonne impression face aux concurrentes qui avaient des matériels de qualité. Notamment des vélos neufs et de la dernière génération. Déborah Okito Hélène mérite d’avoir un vélo de bonne qualité car elle représente l’espoir du cyclisme congolais. La belle se trouve du côté des sponsors et de l’état congolais.

Antoine Bolia

Leave a Comment

Visit Us On FacebookVisit Us On LinkedinVisit Us On InstagramVisit Us On Youtube