A Paris: La CENAREF active son management à l’international pour mieux servir la Rdc

En séjour de travail en France dans le cadre des travaux au siège du groupe d’action financière (GAFI), la délégation de la Cellule nationale de renseignement financier (CENAREF) a, sous la conduite de son Secrétaire exécutif, l’avocat général Adler Kisula Betika, sollicité et obtenu de l’Agence française de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC). D’ailleurs, une séance de travail est prévue ce jeudi 20 octobre 2022 pour partager les expériences et connaissances dans la lutte contre les crimes financiers.
Disons que le système international qui régit ce type de combat prévoit au cours de la procédure judiciaire notamment la saisie et la confiscation des avoirs de toute nature, la vente aux enchères des biens immeubles (au besoin), la saisie des comptes bancaires et probablement la restitution des biens saisis. Ces aspects ont fait l’objet des échanges très riches entre la partie Française et Congolaise au regard de la législation de chaque pays. En 12 ans d’existence , l’Agrasc a mis sur la table tout son savoir et son expérience pour appuyer et orienter la CENAREF. Devant M. Nicolas Messon, Directeur de l’Agrasc, Adler Kisula Betika a présenté brièvement le contour de sa structure et des missions qui lui sont confiées par l’Etat congolais. « Dans ce pays de plus de 100 millions d’habitants, il est important qu’une structure comme la CENAREF soit portée par la plus haute autorité du pays avec toutes les structures étatiques en appui et en accompagnement », a dit M. Nicolas Messon dans le fond des entretiens après avoir compris les missions délicates de la CENAREF. À ce stade des échanges, il a profité pour louer la volonté politique des autorités congolaises dans cette démarche qui ne fera que redorer l’image du pays à l’international.
« Il est aussi important, pour mieux lutter contre le blanchiment des capitaux et tous les crimes financiers, d’organiser un département qui aura pour mission de saisir le patrimoine criminels et tous les produits issus des crimes financiers », renchéri-t-il.

La République démocratique du Congo s’est donc alignée sur la voie moderne de lutte contre les crimes financiers, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, constate les différents intervenants au cours de cette séance de travail. Passer donc de la lutte archaïque à la lutte moderne contre les crimes financiers affirment-ils, est la meilleure des décisions prises par les autorités congolaises via la politique du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui s’inscrit dans la logique de maximiser les recettes publiques et remplie les caisses de l’État en luttant avec la dernière énergie contre les crimes financiers de tous genre et redonner à la République, sa vraie valeur à l’international comme pays fréquentable et sûre pour tout investissement.

Pour le Secrétaire exécutif de la CENAREF, l’avocat général Adler Kisula Betika, le pays est sur la bonne voie et la CENAREF est résolument engagée pour accomplir avec efficacité, les missions lui confiées.

Cette séance technique a permis à la CENAREF de jeter les bases de collaboration avec l’Agence française de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) pour des échanges techniques plus nourris dans les prochaines années.

En collaboration avec les structures sœurs des pays amis, la CENAREF est capable d’aller jusqu’à saisir les produits des crimes financiers loger sur des territoires étrangers et certains paradis fiscaux.

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