Accord entre le Gouvernement et le Groupe Ventora : La société civile insiste sur l’impérieuse nécessité de ne plus favoriser la spoliation et de bradage des ressources

Une déclaration des participants de la société civile à la table-ronde Présidence-société civile pour l’accord signé entre la République démocratique du Congo et le Groupe Ventora, a été rendue publique ce samedi à Kinshasa et signée par plusieurs organisations de la société civile, dans toute sa diversité, comprenant des structures membres des confessions religieuses, le collectif des organisations dédiées au contrôle citoyen des finances publiques, des organisations féminines, des organisations de lutte contre la corruption, des mouvements citoyens, des associations et médias évoluant dans le secteur des ressources naturelles, des associations dédiées à l’éducation civique ;

Après avoir pris part aux travaux de la Table Ronde du 13 au 14 avril 2022 organisée par la Présidence de la République à l’hôtel Pullman de Kinshasa sur la restitution des actifs miniers et pétroliers par le Groupe Ventora de Dan Gertler à la République Démocratique du Congo, la société civile a considérer la volonté du Président de la République d’intégrer l’obligation de transparence, de rédevabilité et de la participation citoyenne à la gouvernance du secteur des ressources naturelles, en associant désormais des organisations de la Société Civile à toutes les étapes.

Dans cette déclaration lue par le professeur Florimond Muteba, président du conseil d’administration de l’observatoire de la dépense publique (ODEP), souligne qu’elle a tenu également compte de l’impérieuse nécessité de revisiter tous les contrats et transactions économiques du secteur extractif de notre pays en vue de nous assurer qu’ils ont été conclus dans l’intérêt de la RDC.

Elle constate aussi que plusieurs actifs miniers, pétroliers et forestiers de la RDC avaient été et sont octroyés de manière déséquilibrée, tel que le démontrent plusieurs archives sur la colonisation, le Rapport du Panel des Nations Unies de 2002 (et les listes de ses annexes 1, 2 et 3), le Rapport Lutundula, le Rapport du Sénat belge, le Rapport de la revisitation des contrats miniers, etc. ;

Elle rappelle l’impérieuse nécessité de ne plus favoriser de nouveaux mécanismes de spoliation et de bradage du patrimoine minier, forestier, pétrolier ou autres par des étrangers ou des nationaux bénéficiant d’une couverture du pouvoir judiciaire, politique, sécuritaire, administratif, diplomatique et considère qu’il y a nécessité pour la RDC de mobiliser un maximum de recettes capables de financer des projets de développement du pays initiés actuellement et à venir.

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