Afrique : Gayle E. Smith et David Marchick parlent de l’aide des États-Unis à la fabrication et à la production de vaccins contre la COVID-19

Dans un point de presse numérique Mme Gayle E. Smith, coordonnatrice du département d’État pour la réponse mondiale à la COVID-19 et la sécurité sanitaire, et David Marchick, directeur général de la Société de financement du développement international des États-Unis ont tenu un point de presse numérique dans lequel ils ont parlé de l’aide des États-Unis à la fabrication et à la production de vaccins contre la COVID-19 sur le continent africain.

Mme Smith a peint le contexte sur leur stratégie de riposte à la COVID, et en particulier sur les vaccins. En effet, les États-Unis organisent une réponse globale sur tous les fronts, des vaccins aux impacts humanitaires, en passant par les impacts économiques à long terme. Ceci fait intervenir de multiples agences et départements de l’ensemble du gouvernement fédéral.

Pour des raisons évidentes, les vaccins et l’urgence de leur administration sont au centre de nos préoccupations en ce moment. À cet égard, nous faisons plusieurs choses. Tout d’abord, nous sommes le plus grand donateur à COVAX, la plateforme internationale de vaccins qui distribue des vaccins partout dans le monde.

Deuxièmement, le président Biden a annoncé que nous partagions 80 millions de doses de vaccin provenant de notre propre réserve, et que nous en partagerions d’autres. Ces vaccins sont actuellement en cours de livraison dans divers pays et le seront encore au cours des jours et des semaines à venir. Le président a également annoncé juste avant le sommet du G7 que les États-Unis achetaient et donneraient 500 millions de doses du vaccin Pfizer.

« Nous restons toutefois très préoccupés par la disponibilité des vaccins et nous entendons faire tout notre possible pour l’accroître afin que le plus grand nombre possible de pays puisse être couvert le plus rapidement possible. Nous exhortons donc les grands producteurs à augmenter leur production, et un deuxième élément, tout à fait vital de cette action, et dont nous voulons vous parler aujourd’hui, consiste à nous efforcer d’accroître la production locale et la disponibilité dans plus d’endroits », dit-elle.

De son côté, M. Marchick s’est dit heureux de donner quelques informations sur le travail de la Société de financement du développement international des États-Unis (U.S. International Development Finance Corporation ou DFC) pour financer la fabrication et la distribution de vaccins au niveau mondial, et en particulier en Afrique. Et il s’agit d’une initiative particulièrement importante pour aider l’Afrique à développer la fabrication en Afrique pour l’Afrique.

Il pense que tout le monde est conscient de la menace extraordinaire que la COVID-19 représente pour la vie et les moyens de subsistance en Afrique, avec 4,7 millions de cas confirmés à ce jour et des cas non confirmés probablement encore plus nombreux. L’insuffisance de la fabrication, les difficultés logistiques et relatives aux chaînes d’approvisionnement, ainsi que les ressources limitées pour produire et mettre au point des vaccins sont certains des défis que connaît l’Afrique. C’est pourquoi nous annonçons aujourd’hui que notre agence, la DFC, en coopération avec la Société financière internationale de la Banque mondiale, nos collègues français et nos collègues allemands – la banque allemande de développement et la banque française de développement, appelées DEG et Proparco – mettra un financement stable et à long terme à la disposition d’Aspen Pharmacare afin de faciliter son soutien à la réponse à la pandémie en Afrique du Sud et surtout, sur tout le continent.

« Ainsi, notre consortium d’institutions de financement du développement accordera un prêt direct à Aspen pour, entre autres, consolider son bilan grâce à un financement à long terme, faciliter la production de vaccins et étendre ses activités avec des activités essentielles en Afrique du Sud. Ce prêt les aidera à accroître leur capacité à épauler Aspen dans le cadre de la production de vaccins pour le continent cette année et l’année prochaine », explique-t-il.

A l’en croire, cette production aidera à atteindre l’objectif de l’Union africaine de 400 millions de doses de vaccins à autorisation réglementaire stricte ou d’utilisation d’urgence de l’Organisation mondiale de la Santé, y compris de vaccin Johnson &Johnson contre la COVID-19. « Et je dirais que notre travail d’aujourd’hui témoigne du pouvoir de la collaboration avec la SFI et avec nos partenaires en France, en Allemagne et en Afrique. Elle intervient à un moment critique parce que l’Afrique a le taux de vaccination le plus bas sur le – de toutes les régions, 1% des 1,1 milliard d’habitants de l’Afrique. Et c’est la deuxième annonce en ce qui concerne la fabrication dans les pays en développement. Nous aidons déjà une société en Inde appelée Biological E pour l’aider à accroître sa capacité et à produire au moins un milliard de doses de vaccins contre la COVID-19 d’ici la fin de l’année prochaine, et nous avons d’autres projets en cours, y compris en Afrique », dit-il.

Il s’agit donc d’une initiative essentielle qui permettra à Aspen de contribuer à l’augmentation de la production, d’avoir une dette stable à long terme et de faciliter la réalisation de l’objectif du président Biden de mettre fin à la pandémie. Alors, merci beaucoup et c’est avec grand plaisir que nous répondrons à vos questions.

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