Ambiguïté de la diplomatie française dans l’agression rwandaise contre la Rdc : Pour qui roule la France avec sa francophonie ?

Il est désormais reconnu dans les cercles diplomatiques que le Rwanda a agressé la RDC sous masque du M23. Grace à l’offensive diplomatique menée par le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en personne, des preuves indiscutables des incursions sporadiques de l’armée rwandaise aux cotés de M23, depuis la résurgence des hostilités avec cette pseudo rébellion, en mars 2002, ont été fournies et les USA, le Royaume-Uni ainsi que l’Union européenne ont réagis par des condamnations claires et des demandes au Rwanda de ne plus soutenir le M23. Il est désormais de notoriété publique que des incursions avec des cibles prédéfinis et limités dans le temps, ’’hit and run’’, d’environs 400 à 500 combattants l’armée Rwandaise étaient menés par le Rwanda Defense Force (RDF), à Kibumba à environ 30 Km au Nord de Goma depuis le mois de mai. Les capitales occidentales et l’ONU bien que prudentes dans la gestion des éléments à leur disposition documentant un soutien du Rwanda au mouvement (…) M23, ont finis par le reconnaitre ouvertement. Quant à la position de la francophonie, face à l’agression du plus grand pays francophone au monde reste  ambiguë.

Parmi les premières nations à reconnaitre officiellement la présence rwandaise au sein de M23, il y a les États-Unis d’Amérique. Après que Kinshasa ait donné assez de répondant à la machine diplomatique rwandaise qui, jouant la victimisation en manipulant avec un génie diabolique dans son ésotérisme ‘ubwenge’ (Entendez l’art de la diversion et du mensonge),  pèse sur les organisations internationales. La dernière démonstration en forces du lobby ‘Tutsi power’ étant la réélection en Tunisie, de Rose Mushikiwabo comme Secrétaire générale de la Francophonie.  Le Rwanda, pays anglophone dont le français n’est que la troisième langue après l’anglais et la Kinyarwanda, administre  l’organisation concurrente aux anglo-saxons, la francophonie. Tout cela après qu’il ait y arraché la présidence de Commonwealth et la mise en œuvre de l’accord sur l’expulsion des migrants en demande d’asile au Royaume-Uni.

Entre temps, ce petit pays anglophone est en train d’agresser le premier pays francophone au monde et, par les médias internationaux dits ‘francophones’, le Rwanda est en offensive tous azimuts dans la guerre médiatique.

Il y a trois jours, le lundi 12 décembre 2022, dans un communiqué de presse, le ministre de la Communication et médias Patrick Muyaya, attirait l’attention de la Communauté internationale sur une nouvelle campagne de mensonges que prépare le Rwanda pour tronquer les faits et promouvoir des faux témoignages des autochtones et tordre le cou à la vérité à propos du massacre de Kishishe et autres par eux perpétrés à travers le territoire de Rutshuru en province du Nord-Kivu. C’est ainsi que des journalistes  escortés par le M23/RDF  pour des propagandes et offensives sur la toile et des médias francophones.

‘Omerta de la francophonie’ : Que cache cette loi du silence ?

Face à toute cette armada des preuves, la Francophonie continue à se murer derrière la loi du silence devant l’hécatombe congolais, meurtri par le Rwanda. Certains observateurs  proposent même qu’avec toutes les preuves du rôle sanguinaire et macabre du Rwanda dans la région des grands-lacs,  que l’embargo militaire imposer au Zaïre de Mobutu et qui se pérennise jusqu’à ces jours, soit levé et dirigé plutôt contre le Rwanda.

Entre temps, la position de la Francophonie fini par susciter des questionnements dont celui de savoir si « La Francophonie est-elle devenue un mouvement terroriste pour déstabiliser l’Afrique, plus particulièrement la RDC ? », comme s’interroge Raphaël N’TWA, un libre penseur qui se présente comme Ouvrier de Dieu, qui estime qu’il faut quitter la Francophonie.

« En relisant l’histoire de l’Afrique,  celle-ci nous renseigne que l’Afrique a connu l’esclavagisme,  la colonisation et l’indépendance sans fondement économique ni technique avec une démocratie non adaptée à la culture africaine. Ainsi, les étrangers continuent d’influencer nos élections. Encore plus grave aujourd’hui, la Francophonie est dirigée par le Rwanda sous l’autorité de la France pour déstabiliser la RDC. Certains pays de la Francophonie sont acquis à cette cause. Alors,  il ne nous reste qu’une chose à faire,  c’est de quitter la Francophonie et de nous éloigner du Rwanda et de l’Ouganda et de créer ce triangle Israël – Belgique  – RDC », préconise Raphael N’Twa.

Pour ce dernier, c’est le temps favorable pour organiser une « Table Ronde Économique  – TRE » pour que la RDC fasse l’état des lieux de son économie afin de définir l’économie nouvelle pour la RDC, car cette agression de M23 contre la RDC est une guerre économique. Ainsi,  les résolutions de cette ‘TRE’ permettront de prendre certaines mesures pour gagner cette guerre. Sinon,  d’un côté la RDC fera  la guerre,  de l’autre les prédateurs étrangers exploitent les minerais avec la complicité du Rwanda.

« Le silence de l’Afrique face à cette agression du M23 se justifie car chaque pays africain a un parrain étranger. Il suffit que son parrain soit silencieux pour que lui aussi soit silencieux. En Afrique, tout vient de l’étranger : armes,  finances et légitimité de certains présidents africains. Oui,  beaucoup de présidents africains tirent leur légitimité  de l’extérieur.  Bref, l’Afrique c’est un continent sans économie et sans technologie. Elle ne peut mener aucune révolution culturelle car elle serait vite anéantie par ses parrains extérieurs », conclu Raphael N’Twa.

Willy Makumi Motosia  

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