Après le malentendu entre la RDC et le FMI: Cap sur la signature du programme triennal de 1,5 milliards de dollars Us

La RDC est parvenue en mai dernier, à un accord préliminaire avec les services du Fonds monétaire international (FMI) pour l’obtention d’un programme de financement triennal de 1,5 milliard $. La République Démocratique du Congo (RDC) et les services du FMI ont conclu un accord préliminaire pour un programme économique de 3 ans financé par l’institution de Bretton Woods. L’accord concerne la mise en place de programme de soutien à l’économie dans le cadre de la reprise économique post Covid-19. Doté d’un financement de 1,5 milliard $, il permettra également de mettre en place les réformes économiques nécessaires pour relancer la croissance congolaise, tout en réduisant la pauvreté. « Plus précisément, le programme vise à créer un espace budgétaire pour les dépenses et les investissements sociaux indispensables, à renforcer le cadre monétaire et la supervision financière, et à améliorer la gouvernance et la transparence économiques » a, à cet effet, indiqué Mauricio Villafuerte, chef de mission du FMI pour la RDC.

Entre-temps, au cours de cette semaine, le conseil d’administration du Fonds doit se réunir pour valider l’accord, sous réserve de certaines conditions préalables. En RDC, la signature d’un accord avec le FMI semblait encore rencontrer quelques difficultés, mais qui ont été rencontrées. Dans le cadre des négociations entre les deux parties, l’institution de Bretton Woods avait posé certaines conditions que Kinshasa devra respecter avant de donner son feu vert.

Parmi ces conditions figurait le renouvellement du conseil d’administration de la Banque centrale du Congo (BCC). A cet effet, les autorités avaient nommé deux vice-gouverneurs et une nouvelle gouverneure pour prendre la tête de l’institution.

A travers cette réforme, le FMI souhaitait garantir l’indépendance (par rapport au pouvoir public) de la Banque centrale, conformément à la loi organique de 2018 portant organisation et fonctionnement de l’institution. Mais problème, parmi les membres de la nouvelle administration figurent deux personnalités membres du cabinet du président Félix Tshisekedi : Prince Leta Katumbi et André Wameso. Ce dernier est le directeur du cabinet adjoint du chef de l’Etat.

Face à cette situation contraire au principe de non-ingérence du gouvernement dans la gestion de la Banque centrale, le FMI a demandé la démission des deux personnalités. Ces gens ont été remplacés et une ordonnance corrective a été publiée.

Pour rappel, la RDC espère obtenir du FMI un financement de 1,5 milliard $ adossé à un programme de réformes économiques qui devrait lui permettre d’obtenir des financements additionnels de la part d’autres partenaires. Depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi à la tête de l’Etat congolais, les autorités tentent de relancer l’économie nationale marquée par des années de mauvaise gestion sur fond de pauvreté.

En 2019, le dirigeant avait annoncé son intention de sortir 20 millions de Congolais de la pauvreté ou de l’extrême pauvreté, d’ici les prochaines années, et avait pour ce faire besoin de débloquer des financements internationaux. Alors que le chef d’Etat semble avoir commencé à unir la classe politique autour de lui, avec la formation d’un gouvernement acquis à sa cause et l’obtention d’une majorité au Parlement, plusieurs partenaires financiers du pays comme la Banque mondiale avaient notamment conditionné le décaissement de certains de leurs financements à l’obtention d’un programme de réformes piloté par le FMI.

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