Balufu : «« Congo ! Les crimes oubliés », un film protégé par le copyright

Dans l’échange entre les Balufu et la presse, celle-ci a voulu savoir ce qui est fait pour la protection d’une œuvre de l’esprit, notamment le film de Gilbert Balufu ? Aussi, les journalistes ont voulu avoir la réaction des Balufu sur une accusation de Thierry Michel selon laquelle, le film « Congo ! Les crimes oubliés » a copié un passage son film intitulé « Mobutu roi du Zaïre ».

« Vous avez regardé ce film, la dernière ligne, c’est ce qu’on appelle le copyright. Ça indique qui détient le droit du film. Le monde entier sait que les droits  de ce film sont protégés. Une fois que le film est projeté en public et que le public en prend connaissance, le film existe. Un film existe au moment où il rencontre le public. Une fois que le public a pris connaissance et qu’un festival a donné le prix, ce film est protégé et vous n’avez plus rien à faire », rétorque Balufu Bakupa.

Et d’ajouter que le film est protégé d’abord parce qu’il y a quelqu’un qui a créé un scenario. Il en a le droit. C’est ce qu’on appelle les droits intellectuels de l’œuvre original. Au cinéma, nous écrivons beaucoup. Vous ne pouvez pas faire un cinéma sans avoir beaucoup écrit. Moi producteur je demande au réalisateur : quelle est l’idée principale ? Quelles sont les intentions et où tu veux en venir. C’est après toutes discussions que nous faisons un contrat d’auteur. Nous reconnaissons que l’auteur de cette idée originale s’appelle M. Gilbert Balufu. Ça c’est déjà une protection. Une fois que le film est fini, il est protégé par celle ligne de copyright qui signifie au monde entier que les droits de ce film appartiennent à cet individu ou à cette société. Une fois que le film est rendu public, il n’est plus un projet de film, mais un être physique, cinématographiquement parlant.

Balufu a renchéri que M. Thierry Michel a vu le film en 2017 à Ouagadougou dans une salle en public, ce n’est plus un projet de film. La crédibilité d’un film, c’est à l’écran. Un enfant n’existe pas dans l’idée d’un enfant. Il existe à sa naissance. C’est une carte d’identité. Le film que Thierry Michel a vu, c’est un film protégé. Il y a ce qu’on appelle le droit de préséance. Ce film est tourné et produit en 2015. La date de naissance d’un film, c’est la date où la copie est finie et où on a mis le copyright.

M.Michel a fait son film en 2021. Qui de l’œuf et de la poule était là avant ? Revenons sur les images de Mobutu roi du Zaïre. M. Michel est venu ici, il est allé voir les archives de la Rtnc qui lui ont remis un lot important de nos archives. « Je ne sais pas avec qui il a partagé le paiement des droits d’auteurs. Tout cinéaste au monde peut s’adresser à la Rtnc pour avoir l’accord de publier les images. Et ce, moyennant paiement pour un étranger et non-paiement pour les nationaux. Parce que dans le cahier des charges de la Rtnc, il est écrit que la Rtnc doit soutenir la production audiovisuelle congolaise. La Rtnc peut vous dire, je n’ai pas le cash, mais je vous donne les images ou je vous donne le studio. La Rtnc a participé à la production de ce film avec des archives. Donc, si M. Michel dit qu’on a pris ses images, qu’il nous montre quel est détenteur des images dont il parle », mentionne-t-il.

Thierry Michel a aussi souligné autre chose. Il a parlé d’un autre film. Pourquoi le propriétaire de ce film-là ne s’adresse pas à nous ? Il a parlé de Mme Diane, documentaliste égyptienne vivant entre Londres et Dakar. Diane et Thierry Michel ont vu le film à Ouaga, pourquoi il ne vient pas nous dire que vous avez utilisé mes images ? Il demande juste la copie et il félicite le film. C’est quand nous lui demandons une copie pour comparer le plagiat qu’il sort ses mensonges. Ce sont des échappatoires. Nous ne demandons qu’une seule chose : la copie pour nous permettre de faire les comparaisons. S’il a raison, qu’il amène sa copie.

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