Charles Maytou persiste et signe: «La persistance de la sous-traitante contraste avec la vision de Félix Tshisekedi d’un Etat de droit»

Au moment où les Congolais se délectent de l’avènement d’un État de droit, l’hymne national ressort un engagement collectif vis-à-vis de la jeunesse, responsable de demain. ‘’Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant dans la paix (…) que nous léguons à notre postérité, pour toujours’’, entonne-t-on dans le ‘’Debout Congolais’’. Dans le même ordre d’idée, un discours suspendu sur les lèvres des décideurs situe la jeunesse dans le futur. ‘’La jeunesse, c’est le Congo de demain, c’est l’avenir’’. ‘’Le Congo de demain sera le reflet de ce qu’on aura fait de la jeunesse aujourd’hui’’, a mobilisé un intellectuel.

Pour sa part, l’activiste Charles Mayitou, appelle l’Etat de droit à utilement produire des effets dans la carrière  professionnelle des jeunes. L’orateur est d’avis que le parcours socioprofessionnel des jeunes est relégué en holocauste. ‘’Les jeunes sont sacrifiés, puisque la Constitution de notre pays dit ceci : ‘’A quarante ans d’âge, une entreprise de l’Etat ne peut pas engager un postulant’’ (fin de citation). Nous sommes-là en face d’une génération qui rate son envol et dont les ambitions s’estompent. Nous devons aider la République, en nous rangeant derrière le Président de la République’’. C’est en ces termes qu’il a lancé une mobilisation dans une sortie médiatique sur la chaîne nationale.

Quand la spirale de la sous-traitance enferme la jeunesse

‘’Le parcours professionnel des jeunes congolais est-il menacé ?’’ Oui, estime Charles Maytou membre de la société civile. Sur cette question brûlante de l’heure, il sollicite l’implication personnelle du Chef de l’Etat, afin d’extirper la sous-traitance, une pratique incrustée dans le contexte congolais. ‘’La persistance de la sous-traitance contraste avec la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi d’un Etat de droit. Il est souhaitable voire pressant que le magistrat suprême s’implique, pour dissiper ce mal qui s’ancre tel un poignard dans le parcours socioprofessionnel des jeunes congolais’’, a-t-il relevé.

Il y a peu, en effet, des employés du secteur de commerce ont fait entendre une voix revendicative. La vague ainsi soulevée a retenu les attentions, pour deux raisons majeures : d’abord, la sensibilité que soulève la question de l’emploi des jeunes, ensuite l’espoir que suscite le nouveau pouvoir. Cet arrêt de travail des employés du secteur de commerce a retenu l’attention des observateurs, dont notamment le Congolais  Joseph Ngandu Nkongolo. Il est spécialiste des Ecrits documentaires et Expert en relations socioprofessionnelles. Il a rapporté ce qui suit dans la presse locale : ’’ C’est cette peine-là (allusion faite à l’ignorance collective) qui est imposée aux employés du secteur de commerce de la ville de Kinshasa, à travers le ‘’ Protocole d’ Accord tripartite entre le gouvernement de la République démocratique du Congo, le banc employeur et l’intersyndicale du secteur de commerce du 21 mars 2019’’. Ce document condamne les employés susmentionnés à travailler dans les conditions inhumaines qu’ils ont refusées par leur arrêt du travail. Parmi les revendications, les employés du secteur de commerce ont représenté d’une manière fortement ramassée les revendications suivantes : l’absence de contrat de travail ; la non application du SMIG ; le non-respect de la durée du travail. (…)

Sous-traitance : face au silence de l’ONEM, quel avenir pour l’emploi des jeunes ?

L’activiste Maytou démontre que la sous-traitance, en cautionnant l’exploitation de l’homme par l’homme, sape par-dessus le marché, les efforts du développement du pays. ‘’Comment quelqu’un qui travaille pendant une année par exemple, ne paie pas l’impôt ? Cela constitue un manque-à-gagner à l’Etat’’, a-t-il constaté. Et d’ajouter : un tel employé ne prépare même pas sa retraite, faute de cotiser à la Caisse nationale de sécurité sociale, CNSS. Pendant combien de temps encore admettrons-nous les manœuvres d’acteurs intermédiaires, tirant les ficelles entre l’employeur et les employés ? Nos dirigeants n’ignorent pas l’existence de cette pratique qui empêche les employés de regarder l’employeur dans les yeux. Et partant, d’envisager quelque dialogue sincère dans le cadre d’une dynamique interne.  L‘Organisation national du travail (OIT) et l’Office national de l’Emploi (ONEM) qui a une présence permanente au pays, observerait à ce propos, un silence coupable.

Payne

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