Climat des investissements: Un rapport américain salue les efforts Tshisekedi

A son arrivée  au pouvoir en 2019, Félix Tshisekedi  s’est engagé dans la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics. Cet engagement, mieux ces signaux positifs lui ont attiré le soutien, ou l’accompagnement du Gouvernement américain. C’est dans ce sens qu’un rapport des Etats-Unis a été publié sur le climat des investissements, qui reconnait les efforts fournis par le pouvoir de Félix Tshisekedi, même si beaucoup reste encore à faire. Malheureusement, ce rapport a connu une interprétation malencontreuse des ennemis du pays, qui ont tenté de l’interpréter à leur manière, au détriment des intérêts de la Rdc. Coup d’épée dans l’eau !

Contrairement aux pourfendeurs de Félix Tshisekedi qui sont en panne d’arguments, plusieurs réalisations sont à son actif et méritent d’être mentionnées, lesquelles concourent à l’amélioration du climat des affaires. Car, un climat d’investissement accueillant peut attirer des investissements durables et de grande qualité́, et à soutenir la reprise mondiale après la pandémie de COVID-19. En effet, en 2019, le Président Tshisekedi a créé une Cellule du climat des affaires pour suivre l’amélioration de l’environnement économique et du climat des affaires en Rdc, et assurer l’interface avec la communauté des affaires. Et ce, sans compter le travail de titan abattu par l’Agence pour la promotion des investissements (ANAPI).

Tout ceci a permis d’améliorer le mauvais classement de la Rdc, qui se situe au 183ème rang sur 190 pays dans le rapport Doing Business 2020 de la Banque mondiale. Bien que des lois protégeant les investisseurs soient en vigueur, le rapport américain constate que le système judiciaire est encore lent à aller dans le sens de la loi, ce qui permet à de nombreux litiges relatifs aux investissements de durer des années.

Il est aussi constaté que la croissance de ces dernières années en Rdc est attirée par le secteur minier qui représente à ce jour près de 95 % des recettes d’exportation. De même, les télécommunications demeurent un secteur qui a reçu beaucoup d’investissements, sans oublier l’énergie qui a un grand potentiel, en particulier dans les sources renouvelables comme l’hydroélectricité et le solaire. Compte tenu de l’ampleur des besoins, il existe d’importantes opportunités commerciales dans les secteurs de l’aviation, de la route, du rail, du transport maritime et des ports.

Il nous revient que compte tenu de l’expansion continue de la production du secteur minier, du financement important du FMI, de l’augmentation des avoirs en devises étrangères…. Compte tenu de ces améliorations, Standards & Poor’s Global Ratings a relevé la note de crédit souverain de la RDC de « CCC+/C » à « B-/B » en janvier 2022. Ainsi, la Rdc a rejoint ainsi le club de pays africains notés « B-» par l’Agence, dont le Nigeria et le Cameroun.

Intégrer l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle

Le même rapport constate que la Constitution de la Rdc donne une part belle à la protection de la propriété privée. Et ce, sans faire de discrimination entre les investisseurs étrangers et nationaux.  Malgré cette disposition, la Rdc demeure un pays qui enregistre beaucoup de conflits fonciers dans les cours et tribunaux. Aussi, les droits de propriété intellectuelle (DPI) sont légalement protégés en Rdc, mais l’application des règlements relatifs aux DPI est limitée et le vol de propriété intellectuelle est courant.  Voilà pourquoi la Rdc est encouragée à fournir des efforts pour rejoindre l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), qui offre une plus grande protection des marques (protection qui est disponible dans 16 pays africains).

Bien que des réformes aient été initiées, le rapport indique que le système financier congolais reste petit, fortement dollarisé, caractérisé par des bilans fragiles, et lourd à utiliser. Le gouvernement est de ce fait encouragé à entreprendre d’autres réformes nécessaires pour renforcer le système financier, soutenir son expansion et stimuler la croissance économique.

Ce qui mettra fin à l’insuffisance des contrôles fondés sur le risque, à la faible application des réglementations, à la faible rentabilité et la dépendance excessive à l’égard des dépôts à vue qui compromettent la résistance aux chocs du système financier.

Par ailleurs, le gouvernement est parfois accusé de favoriser les entreprises d’État par rapport aux entreprises privées en matière de contrats et d’appels d’offres. Il est évident que si la Rdc n’a pas encore défini la conduite responsable des affaires (CRDA) pour la plupart des industries, mais son Code du travail comprend des dispositions pour protéger les employés, et il existe des dispositions légales qui obligent les entreprises à protéger l’environnement.

Le gouvernement actuel a pris des mesures d’impact limité pour soutenir la conduite responsable des affaires en encourageant les entreprises à développer et à adhérer à un code d’éthique et de respect des droits du travail et de l’environnement. Cependant, la Rdc ne dispose pas de cadre juridique pour protéger les droits des consommateurs, et il n’existe pas de lois nationales pour protéger les individus des impacts négatifs des entreprises.

Le rapport note que le gouvernement Tshisekedi a utilisé les poursuites publiques de hauts fonctionnaires, a mis l’Inspection générale des finances (IGF) dans des conditions idéales pour faire son travail, sans oublier la création d’une unité anticorruption pour améliorer la réputation de la Rdc en matière de corruption.

Ceci a eu un impact certain. Les fonds et les biens publics ne sont plus gérés de n’importe quelle façon, l’IGF a institué un contrôle concomitant dans les ministères et structures étatiques et la peur du gendarme fait que les dépenses de prestige soient évitées et les recettes publiques accrues. Des efforts qui ne pouvaient qu’être soutenus et encouragés par les États-Unis.

JMNK

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