Contrefaçon et plagiat du film : « Congo ! Le silence des crimes » L’affaire est renvoyée en août 2022

Les Balufu n’ont pas hésité un seul instant de saisir la justice congolaise, pour obtenir réparation, à la suite de la contrefaçon et du plagiat du film : « Congo ! Le silence des crimes ». Les intimidations et autres pressions n’ont pu les dissuader à abandonner. Ils n’ont pas saisi la justice belge, mais congolaise qui, petit à petit reprend ses lettres de noblesse. Ils sont prêts à accepter le verdict de la justice congolaise, après bien sûr la projection – comparaison de deux films, suivie de la présentation de 80 éléments de différence.

Comme promis, le rendez-vous a été pris, depuis 9 heures de ce mardi 10 mai 2022, au Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, où l’affaire qui oppose le cinéaste Gilbert Balufu et Balufu Bakupa-Kanyinda, le producteur à M. Thierry Michel et Christine Pirrot, tous deux sujets belges. Après que le Tribunal se soit déclaré saisi à l’égard de toutes les parties, d’autant plus que la citation est régulière, les avocats des cités n’ont pas pu brandir la procuration leur donnant mandat de plaider pour eux.

Après débat, les avocats de Thierry Michel et Christine Pirrot ont obtenu la suspension de l’audience, afin de faire imprimer la procuration leur envoyée par WhatsApp. Au vu de la qualité du document imprimé, la partie citante a rejeté ce document, regrettant que pendant près de trois mois, ils ont été incapable de se procurer l’original du mandat spécial. Requête qui sera retenue par le Tribunal, qui va envoyer cette affaire au mois d’août 2022.

A l’issue de cette audience introductive, le producteur Balufu Bakupa-Kanyinda a fait la restitution à la presse, disant que nous nous sommes présentés ce mardi 10 mai au Tribunal de paix de Kinshasa/ Gombe, parce que nous avons porté plainte contre M. Thierry Michel et Mme Christine Pirrot pour contrefaçon et plagiat.

« Nous pensons qu’aujourd’hui, le Tribunal, dans ce qui nous concerne, devrait demander la copie de leur film pour que nous procédions à des projections de comparaison. En effet, dès le début, nous pensons que nos fausseurs nous prennent à la légère, ça s’est prouvé aujourd’hui avec leurs avocats. Ils sont arrivés au Tribunal sans mandat, prétendant l’avoir dans un téléphone », a-t-il indiqué.

Et d’ajouter que je pense qu’on doit respecter la justice congolaise, surtout par nos avocats. Un temp leur a été donné pour aller imprimer cette supposée procuration. Ils sont revenus avec et nous avons constaté que dans cette matière très importante, il nous faut l’original. Donc, ils n’ont pas l’original. Ça fait trois mois que la citation a été faite, ils n’ont pas eu le temps, ils n’ont pas donné de l’importance.

Balufu Bakupa-Kanyinda, le producteur, constate que tout chez eux, est à l’importe pièce. « Le Tribunal a constaté aussi que la deuxième personne citée, Mme Christine Pirrot n’était pas représentée par les avocats. Dans l’art de la justice, Mme la présidente du Tribunal a remis la comparution dans trois mois. Donc, nous reviendront au mois d’août et la vérité finira par éclater », croit-il. Il a terminé par dire qu’ils ont pleinement confiance en la justice congolaise.

La remise s’imposait

C’est l’avis de Me Kabasele, l’avocat des Balufu, qui raconte qu’il s’est fait qu’à l’audience de ce jour, les avocats de l’autre côté ont produit une procuration en copie libre, ce qui nous a tiqué, quand bien même il y a le principe de la liberté de la preuve. « Ils ont eu trois mois d’attente pour comparaitre à l’audience de ce jour. On comprend bien qu’ils auraient par devers eux l’original de la procuration spéciale pour justifier leur mandat. Nous avons demandé à l’auguste Tribunal de pouvoir solliciter soit une remise pour qu’ils nous produisent l’original de la procuration spéciale, et en même temps, il y a une des parties qui n’a pas comparu », dit-il, avant d’avouer qu’une remise s’imposait, surtout qu’ils n’ont pas d’adresse connue en Rdc, mais à l’étranger. La procédure en la matière exige qu’on puisse remettre à trois mois pour deux choses : nous produire l’original de la procuration spéciale et justifier de la présence ou pas de la deuxième citée.

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