COP 27 : Il est grand temps de passer de la parole à l’action face aux changements climatiques (ambassadeur d’Égypte)

La République arabe d’Égypte va accueillir les assises de la COP27 (27ème session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), du dimanche 06 au vendredi 18 novembre prochain dans la ville de Charm-Al Cheick. De même qu’en partenariat avec l’Égypte, la République démocratique du Congo va accueillir à Kinshasa, la conférence ministérielle de la pré-COP27 (travaux préparatoires de la COP27) du lundi 03 au mercredi 05 octobre prochain. C’est donc l’un des aspects les plus importants du partenariat stratégique actuellement entre l’Égypte et la République démocratique du Congo, a souligné l’ambassadeur égyptien en RDC.

C’était le vendredi 22 juillet courant en sa résidence de Kinshasa, à l’occasion de la fête nationale de l’Égypte, la commémoration de la soixante-dixième année de la révolution du 23 juillet 1952 qui mit fin à l’occupation et marqué l’indépendance de l’Égypte. Tout en se félicitant du niveau des relations bilatérales entre l’Égypte et la RDC, il a remercié Mme le Vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement et Développement durable Ève Bazaiba Masaudi pour sa présence à cette manifestation et « pour le travail sérieux et professionnel qu’elle assume en vue d’assurer et garantir un succès extraordinaire de la Cop27 ».

Le diplomate égyptien a donc rassuré dans son discours que Charm Al Cheick, cette station balnéaire qui donne sur la Mer Rouge, connait depuis quelque temps une transformation à grande étendue pour la rendre une ville verte et durable. Et, le slogan « Ensemble vers la mise en œuvre » adopté par la COP de Charm Al Cheick, incarne parfaitement la vision de la présidence Égyptienne par rapport au sommet, a-t-il indiqué.

« Persuadée qu’il est grand temps de passer de la parole à l’action face aux défis périlleux imposés par les changements climatiques et leurs effets néfastes, l’Égypte actuellement ne ménage le moindre effort afin que la COP27, dans un esprit compromis, aboutisse à engendrer une nouvelle dynamique universelle où le monde réuni entreprend effectivement une action globale et à grande échelle. Laquelle s’élance concrètement sur la voie d’une mise en œuvre efficace des engagements politiques exprimés à l’Accord de Paris et les progrès réalisés de Glasgow. Ce, s’appuyant sur les financements nécessaires, les technologies adéquates ainsi que l’ensemble de riches connaissances scientifiques afférentes et acquises dans ce domaine au cours des trois dernières décennies depuis l’adoption de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 1992 », a-t-il déclaré.

Pour lui, face à la menace pressante du dérèglement climatique, le temps presse pour que l’effort mondial puisse contenir le réchauffement planétaire à 2 degrés Celsius maximum, tout en poursuivant l’action menée pour limiter la hausse température à 1,5 degré Celsius dans la mesure du possible. « La présidence égyptienne est pleinement consciente qu’une action collective et intégrée est le seul moyen d’assurer une transition juste vers une émission réduite et un climat résilient », a rassuré l’ambassadeur égyptien.

De même, poursuit-il, « la vision de l’Égypte consacre une attention particulière à la nécessité pressante d’appuyer les efforts qui visent à réaliser l’équilibre délicat entre les mesures d’atténuation du changements climatique par la réduction des émissions néfastes, et celles de l’adaptation à ces changements en modifiant les comportements économiques et socio-culturels en adoptant une approche de Transition Juste afin de garantir une application efficace et équitable des politiques de développement durable tout en prenant en considération l’impact économique et social   dans les pays en développement, notamment l’Afrique ».

Et d’ajouter : « Notre continent revêt une importance prioritaire pour l’Égypte qui s’attache à développer une voix africaine au sein de la COP27. Pour nous, états africains, le Sommet de Charm Al Cheick pourrait offrir une excellente opportunité pour notre continent étant le plus affecté par les effets désastreux du changement climatique, même si le continent est à l’origine de moins de 4% des émissions de carbone. Nous savons que le réchauffement coûte l’Afrique entre 7 et 15 milliards de dollars américains par an ».

Lepetit Baende

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