Cop27 Egypte : Jeanine Mabunda et Brookings Africa Growth Initiative appellent à plus d’actions

A l’occasion de la journée mondiale de la terre célébrée chaque 22 avril, Brookings Africa Growth Initiative a organisé un forum en ligne avec des grandes personnalités triées à la volée et qui ont toutes la particularité de s’intéresser à la question du changement climatique et particulièrement ses conséquences en Afrique.

C’est le cas  de Mahmoud Mohieldin, Directeur exécutif – Envoyé spécial du Fonds monétaire international pour le financement de l’Agenda 2030 pour le développement durable – Nations Unies ; Jeanine Mabunda Lioko (Présidente honoraire de l’Assemblée nationale/ RDC) ; Nyombi Morris : Activiste pour le climat – Fridays for Future Ouganda ; Paul Okwi : Spécialiste principal de programme – Centre de recherches pour le développement international (CRDI) ; (Modérateur) Ede Ijjasz -Vasquez : Chercheur principal non résident – Économie mondiale et développement, Initiative pour la croissance en Afrique ; (Modérateur) Aloysius Uche Ordu : Directeur : Africa Growth Initiative Senior Fellow – Global Economy and Development.

Tous les panelistes dressent d’emblée un constat d’échec de l’Afrique face au changement climatique :

L’Afrique porte la faible responsabilité dans la crise climatique mondiale, mais fait face à ses conséquences les plus graves. Quarante-huit pays d’Afrique subsaharienne en dehors de l’Afrique du Sud sont responsables de seulement 0,55 % des émissions cumulées de CO2.

La Chine, l’UE et les États-Unis émettent plus de 40 % du total mondial des gaz à effet de serre, tandis que toute l’Afrique en émet 7 %. 48 pays d’Afrique subsaharienne n’émettent collectivement que 0,05 % des émissions mondiales.

Les nations africaines sans accès universel à l’énergie ne devraient pas être invitées à faire plus que celles qui ont des excédents énergétiques et qui utilisent encore le charbon.

L’Afrique porte la moindre responsabilité dans la crise climatique mondiale mais fait face à ses conséquences les plus graves. Quarante-huit pays d’Afrique subsaharienne en dehors de l’Afrique du Sud sont responsables de seulement 0,55 % des émissions cumulées de CO2.

La Chine, l’UE et les États-Unis émettent plus de 40 % du total mondial des gaz à effet de serre,  tandis que toute l’Afrique en émet 7 %. 48 pays d’Afrique subsaharienne n’émettent collectivement que 0,05 % des émissions mondiales.

Intervenant avec des exemples concrets de la Rdc, la députée nationale Jeanine Mabunda s’est d’abord penchée sur la question de l’accès difficile à l’électricité en Afrique. Près de 600 millions de fils et filles du continent noir n’accèdent pas à l’électricité, alors que leur continent produit de quoi alimenter les véhicules électriques (transition énergétique) ainsi que la fabrication des téléphones portables.

Cette forme d’injustice est intolérable dans la mesure où dans toutes les grandes rencontres passées, l’union européenne, la Chine et les États-Unis, grands consommateurs de l’énergie fossile continuent à exiger d’énormes sacrifices à l’Afrique qui n’est pourtant pas responsable de la production de ce fameux gaz tueur de l’humanité (0,05%).

Avec ses besoins en énergie pour son développement, l’Afrique ne saurait se contenter de l’énergie éolienne ni solaire, a dit l’élue de Bumba. Et même si l’Afrique a démontré qu’elle pouvait faire preuve de résilience dans plusieurs secteurs notamment dans la santé avec Ebola et Covid-19, il est impérieux qu’elle accède à l’électricité pour le bien-être de sa population et l’exploitation de ses petites et moyennes industries.

Et concernant la Cop27 qui se tiendra en Égypte, tous les intervenants ont souhaité que l’Afrique elle-même change de vision et de discours. Il est temps de passer de la théorie à la pratique, à la réalisation de toutes ces promesses longtemps inactives. Les super puissances mondiales continuent à polluer pendant que l’Afrique joue le protecteur de l’humanité. Et cela, sans aucune contrepartie financière. La Cop27 Egypte doit être un rendez-vous du bénéfice pour l’Afrique. Il est temps de prendre en compte la vie menacé de tous ces millions d’hommes et femmes en Afrique (frappés par diverses catastrophes et qui vont s’accentuer durant les 30 prochaines années) pendant que les pollueurs continuent leur progrès technologique. Cela est totalement inadmissible.

GM.

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