Dans une étude : Claude Nyamugabo démontre que la RDC accuse des faibles performances dans la CEEAC et la SADC occupant chaque fois des positions marginales

Chef de Travaux à la Faculté de Droit (Université de Kinshasa), Me Claude Nyamugabo Bazibuhe a publié une étude dans la Revue Internationale des Dynamiques Sociales sur : « Analyse comparative des processus d’intégration régionale dans le cadre de la CEEAC et de la SADC. Regards critiques sur la place de la République démocratique du Congo ».

Dans son résumé, l’auteur écrit que la RDC est membre de près de la moitié des organisations africaines d’intégration, parmi lesquelles la CEEAC et la SADC. À travers cette réflexion, l’auteur compare les niveaux d’intégration atteint par les deux organisations, en fixant les regards sur la place qu’occupe la RDC dans chacune d’elles. Partant d’un faisceau des critères dont celui du commerce, de la capacité productive, de la macroéconomie et des infrastructures ainsi que de la libre circulation des personnes, cette réflexion a eu pour objectif de montrer la position de la RDC dans les deux structures.

Sur le plan de la comparaison, il apparaît que les deux organisations, la CEEAC et la SADC poursuivent sur le plan purement textuel, les mêmes objectifs. En revanche, dans leur état actuel, le processus d’intégration au sein de la CEEAC paraît balbutiant, plusieurs objectifs proclamés n’étant toujours pas réalisés.

Au sein de la SADC, malgré certaines contraintes, le processus d’intégration a progressé de quelques avancées, en particulier l’opérationnalisation de la ZLE. A cause de cela, cette étude montre que les deux CERs sont inégalement intégrés à ce jour.

Au sein de ces deux CERs, la position de la RDC nécessite un rattrapage parce qu’elle est devancée par plusieurs autres Etats membres. La RDC n’affiche pas un bon score selon les critères d’intégration retenus au sein de ces deux CERs. L’analyse de quelques indicateurs d’intégration régionale réalisée par différents organismes montre que la CEEAC et la SADC, deux CERs auxquelles participe la RDC sont à des stades d’intégration différents aussi bien en suivant le schéma global en cinq étapes qu’en se fondant sur l’indice multidimensionnel établi par l’UA depuis 2016.

Dans sa conclusion, l’auteur indique que l’analyse de quelques indicateurs d’intégration régionale réalisée par différents organismes montre que la CEEAC et la SADC, deux CERs auxquelles participe la RDC se trouvent à des stades d’intégration différents aussi bien en suivant le schéma global en cinq étapes qu’en se fondant sur l’indice multidimensionnel établi par l’UA depuis 2016.

Si la CEEAC n’a pas encore franchi l’étape de la Zone de Libre-échange, la SADC vit pleinement les effets de sa Zone de libre-échange qu’elle tend à consolider avant l’établissement de l’Union douanière dont le processus, lancé théoriquement en 2010, marche à pas de tortue malgré un effort considérable dans l’élaboration du législatif.

De même, si les deux CERs n’affichent pas les mêmes performances en matière d’intégration sectorielle, l’évaluation multidimensionnelle montre que la SADC est plus avancée que la CEEAC, dans les cinq dimensions de l’intégration prises en compte dans l’évaluation. Il convient également de relever que la RDC accuse des faibles performances dans les deux CERs occupant chaque fois des positions marginales dans chacun des indices.

Par ailleurs, l’étude de Me Claude Nyamugabo Bazibuhe montre que les cinq dimensions choisies sont interreliées. Les États qui n’ont pas pu développer leurs infrastructures réaliseront la libre circulation même si, ils ont ratifié les accords y afférents.

Or, en matière de libre circulation par exemple, si l’on s’accorde avec Jean-Christophe Okonza, qu’il existe un lien entre libre circulation et intégration productive des États, on comprend dès lors, que les raisons de ce repliement tiennent non seulement à la faiblesse des infrastructures régionales, mais aussi à la faiblesse de la plupart des structures de production dans tous les États membres de toutes les CER. Car, « si les États étaient des grands producteurs des marchandises, ils verraient bien des avantages de l’élargissement du marché et la présence des citoyens d’autres pays comme consommateurs ».

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