Devant l’attitude de l’AN : La société civile compte poursuivre le lobbying, le plaidoyer, les contacts et les pressions

Dans une communication faite le weekend dernier à Kinshasa, deux plates-formes de la société civile, notamment Initiative pour les réformes, la réussite et viabilité électorale (iREVE) et Projet de renforcement de suivi des mécanismes électoraux (PRISME) se sont dites surprises, choquées de constater qu’une grande partie des propositions des nombreuses composantes de la société est battue en brèche par l’Assemblée nationale, faisant ainsi perdre à la proposition de loi toute sa substance et sa pertinence.

Parmi les dispositions rejetées par l’Assemblée nationale, M. Robert Kabakela cite par exemple la question de donner les cadeaux pendant la campagne électorale. Les députés ont en bloc rejeté cette disposition ; il y a aussi le cumul des candidatures, la suppléance qui ne doit pas être accordée aux membres de la famille, le quota des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec handicap. « Voilà ce sur quoi la société civile comptait, de manière à ce qu’on puisse assurer la transparence et tout ce qui a tendance à éviter la corruption », explique-t-il.

Que faire alors ? Croiser les bras et subir ? Les deux plates-formes disent continuer le plaidoyer, les contacts. Elles vont aussi communiquer d’avantage et pensent que les députés reviendront à la raison pour répondre à leurs attentes, parce qu’elles pensent qu’ils sont là pour répondre à ce qu’on a besoin comme citoyens. « Nous allons continuer à faire le lobbying. Tous les moyens mis à notre disposition, nous allons les utiliser pour obtenir gain de cause », martèle Robert Kabakela.

A la question de savoir, comment la PAJ n’a pas invité les deux plates-formes qui avaient pourtant manifesté leur disponibilité ? M. Robert Kabakela rétorque que nous avons déposé notre vade-mecum qui reprend l’essentiel de nos propositions. Au sujet de la participation aux travaux de la PAJ, c’est comme si le parlement fait tout pour ne pas être en contact avec des personnes extérieures.

Voilà qui a poussé M. Joseph Nkinzo de iREVE de préciser que nous voulons que ce parlement de l’union sacrée nous prouve effectivement qu’il soutient la politique du chef de l’Etat qui prône la transparence, le respect du calendrier constitutionnel, mais aussi des réformes qui facilitent cette bonne gouvernance que prône la politique du chef de l’Etat.

« Nous ne voulons pas que les députés puissent mettre en cause la politique réelle du président de la République qui voudrait que le pays change en renforçant cette jeune démocratie. Nous voulons qu’il soit responsable de par les actes qu’ils posent. Nous ne voulons pas qu’il y ait des désordres près ou post-électoral. Chacun devra endosser et assumer sa responsabilité devant l’histoire », dit-il, tout en rassurant que la société civile n’est alignée derrière personne, si ce n’est que derrière la population.

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