Devant répondre à un nouveau réquisitoire du Procureur général près la Cour Constitutionnelle: Matata Ponyo sollicite un délai d’une semaine

Dans son accusé de réception à l’invitation du bureau du Sénat pour donner des réponses au réquisitoire du Procureur général près la Cour Constitutionnelle, le Premier ministre honoraire, Augustin Matata Ponyo se dit disposé de rencontrer le bureau du Sénat pour lui fournir les éléments de réponse en rapport avec les accusations portées contre sa personne.

Cependant, compte tenu de la gravité des accusations et de la complexité du sujet au centre du réquisitoire, à savoir le paiement de la dette extérieure, et dans le souci de fournir aux membres du Bureau des réponses pertinentes afin de leur permettre de décider judicieusement sur des dossiers qui remontent à près de dix ans depuis leur traitement, Matata Ponyo demande au Bureau du Sénat de lui accorder un délai d’une semaine à partir de la date de réception dudit réquisitoire. Et c’est alors qu’il sera disposé à être reçu par le Bureau du Sénat en date du lundi 4 juillet 2021.

Soulignons que le Procureur général près la Cour Constitutionnelle a saisi le Bureau du Sénat pour la levée des immunités du sénateur Matata Ponyo, pour lui permettre de répondre de ses actes. Selon le réquisitoire largement rependu dans les réseaux sociaux, alors ministre des Finances, Matata Ponyo va signer plusieurs protocole d’accord avec ceux qu’il a appelé les anciens propriétaires italiens, portugais, juifs, grecs, et autres des biens zaïrianisés, représentés par M. Victor Manuel Alves pour les uns, Anne Chrisyine Kaufman pour les autres, les sieurs Brederode, Gabriel Madua, le cabinet De Wolf, Shipyard, SA Copper, Atenor et ONDD Ducroire, qui représenteraient les intérêts de 300 créanciers.

Ce document renseigne que devenu Premier ministre, Matata Ponyo va ordonner le paiement de l’ordre de 110.907.681,88$ et 27.894.707,92$ entre 2012 et septembre 2013. Et le Procureur d’ajouter que si cette opération de remboursement a pris fin, en fin 2013, c’est parce que l’ancien président de la République, informé, a ordonné à la Banque centrale du Congo de ne plus payer les soi-disant créanciers, et demandé l’ouverture d’une enquête ; d’où l’ouverture du dossier RI 3448/D.023/30182-PGR/2013.

Quelle sera la réponse que le Bureau du Sénat réservera à ce réquisitoire du Procureur général de la Cour Constitutionnelle, lorsqu’on sait qu’il y a peu, la plénière du Sénat venait de rejeter un autre réquisitoire du Procureur général près la Cour de Cassation ? Considérant la pression de plus en plus croissance et vu que les sénateurs sont en vacances parlementaires, il y a beaucoup de chance que le Bureau du Sénat livre Matata Ponyo à la justice. Ce qui lui permettra de se justifier au regard de tout ce qu’on lui reproche.

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