DGI : Comment expliquer de telles performances en pleine crise de Covid-19 ?

Dans ce contexte de Covid-19, explique Jean Muteba, la DGI s’est engagée pour le bon encadrement des échéances fiscales en respectant toutes les mesures sanitaires prises par le Gouvernement de la République. Ce qui fait que ces mesures-là ont permis à la DGI de sécuriser d’un côté les agents, de l’autre côté, les recettes qui ne sont pas payées à la DGI, mais au Trésor public.

Le patron de la communication de la DGI a aussi cité la modernisation de la DGI. Ici, il a mentionné que lorsque Barnabé Muakadi a pris ses fonctions, il a mis en place une stratégie orientée sur la modernisation de l’administration fiscale, c’est-à-dire, faire de la DGI une administration performante, qui doit atteindre l’optimisation des recettes fiscales par un bon encadrement et une bonne gouvernance de la gestion de l’impôt.

« Cette politique mise en place fait que la DGI travaille pour le renforcement de capacités, notamment par la motivation du personnel, le bon rapport avec les fédérations professionnelles, notamment avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC), avec les syndicats de la DGI. Bref, il était question d’assainir cet environnement pour qu’il soit propice à la collecte des impôts », précise-t-il.

Dans cette même stratégie, pense Jean Muteba, le DG a musé sur une orientation de toutes les recettes fiscales vers la concrétisation de la vision du président de la République en promouvant le civisme fiscal, c’est-à-dire, faire de sorte que chaque congolais puisse apporter sa contribution aux charges publiques de l’Etat, conformément à la constitution.

Enfin, il y a la numérisation et la digitalisation de toutes les procédures fiscales au niveau de la DGI. « Là, nous abordons le problème de procédures lors du paiement des impôts. Car beaucoup peuvent penser que les impôts sont payés à la DGI, non. Les impôts sont déclarés à la DGI, mais payés auprès des institutions habilitées (les banques commerciales, la CADECO pour les microentreprises). Ce qui fait qu’au jour d’aujourd’hui, tous ce qui est payé à la DGI est tracé au même moment au niveau de la BCC et retracé au niveau du compte du Trésor national », martèle-t-il.

Selon lui, ceci fait que lorsqu’on parle des recettes réalisées par la DGI, vous ne viendrez même pas nous demander ce que la DGI a fait, mais il faut le faire par le mécanisme Isis régie, entrer en contact afin de savoir ce que la DGI a réalisé comme recettes. Ce qui fait qu’à ce jour, toutes les déclarations qui servent de paiement des impôts en RDC, ce sont des déclarations sécurisées qui comprennent le code barre et le numéro d’impôt.

Ces codes sont sécurisés et pris en compte dans le logiciel de la BCC. Ces déclarations sont déposées auprès de l’institution habilitée et lorsque le contribuable s’acquitte, il revient au niveau de la DGI pour obtenir les preuves de confirmation de ce paiement-là. Donc, la DGI n’est pas en contact avec l’argent des contribuables, mais elle assure les déclarations de ces paiements et permet que les contribuables reçoivent leurs déclarations et s’acquittent de leurs paiements auprès des banques habilitées.

 

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