Dossier brûlant : Ce que l’opinion attend de la mission d’audit de l’IGF auprès des fédérations sportifs et des anciens ministres

Dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’instauration de la bonne gouvernance dans la gestion de la chose publique, l’Inspection Générale des Finances ‘’IGF’’ devait descendre dans l’arène du sport congolais. Il se racontait que des anciens et sept présidents des fédérations sportives nationales étaient dans le collimateur de l’IGF.

Les inspecteurs auraient reçu comme mission d’établir le relevé exhaustif des fonds reçus du Trésor public, s’assurer de la régularité et de la réalité des dépenses présentées en justification de ces fonds du trésor public, notamment eu égard aux états de besoins ayant abouti à leur octroi et établir les responsabilités individuelles en cas de détournement. La période concernée par cette mission d’audit se situe de janvier 2016 à nos jours (2022).

Ce qui était dans le monde d’irréel devient réalité 

Il nous revient que l’IGF est passé à l’action en déposant les courriers y relatif dans certaines fédérations sportives nationales qu’elle a ciblées. Et que dans les prochains jours, elle va effectivement auditer la gestion de ces fédérations sportives nationales et certains ministres des sports.

Les attentes de la population

Personne parmi les contribuables congolais ne peut s’opposer à cet état des choses, parce que par devoir de redevabilité, si l’on a reçu quelque chose du trésor public, l’on doit rendre compte de la gestion des fonds reçus. Toutefois, l’opinion voudrait voir si l’IGF faira bien son travail en toute transparence, sans complaisance, en toute impartialité et sans partie pris. Eviter surtout la corruption et le pot de vin. Et bien dégager les responsabilités individuelles que collectives et surtout bien éclairer la lanterne des autorités. Cependant, l’IGF est appelée aussi à faire toute la lumière sur la rétro-commission, une pratique non ignorée par tous. Une fédération qui a introduit son état de sommes avec X montant, peut à l’étape finale se retrouver avec Y montant qu’elle a réellement perçue. Et en toute logique, c’est de ce montant reçu qu’elle devra apporter des preuves et pièces justificatives de sa gestion. Le reste d’argent, d’aucuns n’ignorent qu’il prend une direction inconnue (NDLR toute la lumière doit être apportée également de ce côté-là de la chaîne de dépenses). Et à la longue, avec le montant reçu, la fédération x n’arrive plus correctement à remplir sa tâche comme prévue : réduction de l’effectif de la délégation, changement des options arrêtées d’avance, etc. et que sais-je encore ? La grande conséquence de la rétro commission, c’est le changement d’options, la taille de la délégation et le traitement réservé aux principaux acteurs que sont les athlètes qui s’en tirent avec pas grand-chose.

Des voix s’élèvent pour fustiger la période choisie pour cette mission d’audit (2016-2022), mais remonter plus avant à partir de 2011 jusqu’à nos jours parce qu’il y a eu la politique injuste, discriminatoire voire inhumaine consistant à ne financer que 4 disciplines (football, cyclisme, taekwondo et handball) mais aussi le Projet Prostam pour la construction des stades Municipaux à travers le pays avec Kinshasa avec 4 projets pilotes (sur les 4, trois finis et livrés. Le stade de Bandalungwa demeure un chantier jusqu’à ce jour.

Avec cette mission d’audit de l’IGF, Tout devra être entrepris pour que les fédérations sportives nationales arrivent à bénéficier réellement de ce qu’elles ont droit pour effectuer x ou y mission à l’étranger. Au finish, la mission de l’IGF devra être à la fois pédagogique, corrective et orientative pour un réel changement de comportement et de gestion dans le milieu sportif.   Dossier à suivre de très près.

Antoine Bolia

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