Du 19 au 23 juillet: L’ODEP et d’autres OSCs renforcent leurs capacités pour mieux lutter contre la corruption

Du 19 au 23 juillet 2021, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) et certaines OSCs sont en table-ronde atelier d’échanges et de renforcement des capacités des acteurs de la société civile afin d’organiser un vaste plaidoyer en faveur de tous les contrôles en vue de contribuer à éradiquer le fléau de la corruption. L’objectif global est d’améliorer les connaissances théoriques et pratiques des OSCs invitées à se joindre à la campagne en faveur de tous les contrôles afin qu’ils s’approprient les tenants et les aboutissants des institutions de contrôle en RDC et des réalités de leur environnement de travail. Cela leur permettra de participer en connaissance de cause aux actions de plaidoyer tant auprès des autorités qu’auprès de la population en faveur des institutions de contrôles.

Le contrôle de la mobilisation des ressources publiques et de leur affectation constitue un enjeu majeur pour le développement et la réduction de la pauvreté en RDC, comme d’ailleurs dans tous les pays du monde. Il représente un maillon important de la responsabilité devant garantir un engagement sur la performance et la transparence à tous les niveaux, particulièrement sur la gouvernance budgétaire dont les institutions de contrôle sont des acteurs capitaux. Il permet d’anéantir les pratiques courantes de la corruption à tous les niveaux.

Cependant, indique un document signé par Florimond Muteba, président du conseil d’administration de l’ODEP, la corruption demeure l’une des causes profondes du faible niveau de développement économique et social de la République Démocratique du Congo. En effet, Les pots-de-vin permettent à des investisseurs d’obtenir des contrats léonins au détriment du bien public, les détournements de deniers publics érodent le budget qui pourrait servir à construire des routes, écoles et hôpitaux, etc. Un cercle vicieux devient de plus en plus ancré: l’argent est devenu le moyen par excellence d’accéder au pouvoir, et le pouvoir est le moyen d’accéder à l’argent. Le problème est tellement enraciné, les intérêts sont si forts, les risques de sécurité si élevés que peu se sentent en mesure de combattre activement ce fléau.

Conscients des dégâts que cause le phénomène de la corruption et les freins qu’elle représente pour le développement de la RDC, l’ODEP avec d’autres organisations congolaises et internationales se sont joint les forces dans le cadre de la campagne Le Congo n’est pas à vendre, depuis 2018.

Toutefois, en dépit de nos efforts et certains succès remarquables, la corruption s’est installée comme un système quasi consensuel et accepté au sein de l’élite politique et économique du pays. Seules les institutions de contrôle des finances publiques fiables et crédibles peuvent faire le poids contre ce fléau.

C’est ainsi que l’ODEP compte poursuivre la lutte en synergie avec d’autres partenaires de 11.11.11 en revalorisant les institutions de contrôle des finances publiques de l’Etat afin de réduire la fraude, la corruption et toute sorte d’antivaleurs aux seins des entités étatiques/paraétatiques et sociétés publiques.

Le rôle dévolu à ces institutions en rapport avec le contrôle des finances publiques à travers le suivi de l’exécution du budget, revêt une importance particulière car le contrôle constitue un des éléments essentiels de la démocratie et de la mise en oeuvre du Plan National Stratégique de Développement (PNSD).

Il s’agit en fait d’une composante essentielle de la bonne gestion de tout Etat, étant entendu que seul un contrôle effectif, efficace et performant des finances publiques permet d’assurer la maitrise de l’action gouvernementale, de remédier aux dysfonctionnements, de lutter contre les gaspillages et la corruption qui frappe, plus au moins lourdement, tous les secteurs du pays, ainsi que les détournements de fonds publics qui freinent à coup sûr le développement économique et ralentissent la lutte contre la pauvreté.

Le présent projet dont la table ronde est une première phase, a été initié en vue de revaloriser les institutions de contrôle, de promouvoir les réformes des finances publiques, dans un pays où coexistent paradoxalement un énorme potentiel de richesses naturelles et un niveau de pauvreté et de misère intolérable de la grande majorité de la population.

Mais pour réussir un tel pari, l’ODEP, s’appuyant sur un bureau d’Etudes local, le Centre d’Etudes et de Gestion du Développement en Afrique (CEDA), compte renforcer les capacités des membres de la société civile en organisant une table ronde d’échange avec les principaux acteurs publics œuvrant dans diverses formes de contrôle, pour se familiariser avec les acteurs et leur environnement de travail afin d’organiser un vaste plaidoyer en faveur de tous les contrôles.

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