Effets collatéraux des accords Angleterre – Rwanda sur les réfugiés: Deborah Kayembe menacée par Kigali

Le board  d’Edinburgh Universty en Angleterre s’est réuni ce lundi 25 avril 2022 pour décider du sort de Kayembe Deborah, Recteur en Chef à Edinburgh Universty en Angleterre, contre qui  l’ambassadeur du Rwanda en Angleterre a initié une pétition suite à ses propos émettant son opinion quant à l’authenticité de la théorie du génocide rwandais. Bien qu’elle ait  déjà  été forcée de présenter des excuses, les Rwandais exigent sa démission de la même université.

 Nombre des Congolais ne sont pas d’accord avec l’accord entre le Royaume –uni et le Rwanda pour le transfert et l’installation des réfugiés au Rwanda. Ce qui intrigue est que le pays qui se propose comme candidat pour accueillir les réfugiés est l’un des pays les plus exiguës d’Afrique avec seulement une superficie de 26 338 Km2, une population de 12.089.721 d’habitants, un taux de croissance de 2,8 et une densité de 459,02 habitants au Km2.  Son vaste voisin la Rdc reste large inhabitée avec une densité inférieure à 12 habitants au Km2 pendant que la moyenne subsaharienne est de 23 habitants au Km2 et sans réelle maitrise du nombre de sa population. La crainte légitime de ces congolais vient du fait qu’en acceptant d’accueillir des refugies en demande d’asile  dans un territoire exiguë à côté d’un immense territoire largement inhabité, immensément riche et aux frontières poreuses, cela pourra, à la longue, permettre au  Rwanda de se faire une santé financière sur le dos de la RDC où seront, au finish, ‘probablement’ déversé le trop plein des réfugiés  venus du royaume britannique.

Comme Kayembe Deborah, plusieurs Congolais sont convaincus que le leader qui avait planifié et déclenché le génocide de 1994 qui a vu des Rwandais s’entretuer entre eux, mais c’est la République démocratique du Congo qui en fait les frais voilà environ trois décennies. Trois décennies d’atrocités et boucherie humaine qui a déjà fait, selon des estimations, 15 fois plus de morts que le génocide rwandais. Le régime « FPR  avec ses interahamwe et les interahamwe du gouvernement rwandais de l’époque, fait partie des coupables de ce drame », souligne des observateurs et cela est confirmé par le Conseil de sécurité des Nations-unies, via le  rapport Mapping. Depuis sa publication en 2010, le gouvernement rwandais et son leader Paul Kagame n’ont cessé de combattent cette cartographie des crimes horribles commis au Congo avec la complicité du Rwanda, au point de menacer les Nations-unies de retirer les casques bleus du Darfour au Soudan,  menacer de mort le Prix Nobel de la Paix 2018 Denis Mukwenge pour avoir demandé l’établissement d’un Tribunal transactionnel, (une des recommandations du rapport mapping du conseil de sécurité) sur les crimes au Kivu.

Pourquoi imposer une pensée unique et la terreur au-delà des frontières rwandaises ?

Depuis le 24 février 2022, le ‘monde civilisé’ condamne l’invasion de l’Ukraine et imposent des sanctions contre la Russie pour l’obliger à renoncer à ses ambitions de contrôler une République  souveraine. De l’avis des civilisés, on ne doit pas permettre à Poutine d’imposer à tout le monde la pensée officielle de la Russie qui déploie la terreur au-delà des frontières russes. Alors, « pourquoi permettre à Kagame d’imposer une pensée unique et la terreur au-delà des frontières rwandaises ? », demande Marcellin Cikwanine qui invite les Congolais à signer une pétition de soutien à Kayembe Deborah.

Deborah Kayembe a exercé sa liberté d’opinion en dénonçant un accord inhumain entre le Rwanda et la Grande–Bretagne comme l’ont fait avant elle, les Nations-Unies, l’Amnisty internationale, Human Watch right et tant d’autres. En soulignant la responsabilité individuelle de Paul Kagame dans le génocide Rwandais en 1994, « ce n’est pas du négationnisme mais l’établissement des responsabilités dans ce crime.  Deborah Kayembe n’a pas nié l’existence du génocide ‘inter rwandais’mais a designé l’actuel Chef de l’Etat rwandais comme étant le planificateur comme un autre tutsi, chef officiel de la milice interahamwe a été l’un des exécuteurs », souligne Cikwanine.

Willy Makumi Motosia

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