En 2022 : Molendo, Kipulu, Mbungani, Lutundula, Bazaiba, … ont excellé en se conformant à la vision de Fatshi

Les Congolais interrogés par le Sondage Echos d’opinion pensent que les ministres ci-après ont excellé dans leurs fonctions en se conformant à la vision du chef de l’Etat au cours de l’année 2022. Il s’agit de Molendo Sakombi 82%, Antoinette Kipulu 78%, Jean-Jacques Mbungani 75%, Christophe Lutundula 72%, Eve Bazaiba 70%, Nicolas Kazadi 68%, Patrick Muyaya 65%, Modero Nsimba 69%, Aimé Boji 62%, Serge Nkonde 60%, Princesse Kahinda 58%, Julien Paluku 56% , et Daniel Aselo,55%.

 

L’année 2022 tire lentement mais sûrement à sa fin. Dans quelques semaines, elle va disparaître dans la nuit des temps. Partout au monde, cette période est mise à profit pour passer en revue les actions menées pendant douze mois, identifier les écueils, montrer les résultats obtenus, et envisager de nouvelles perspectives pour l’année qui pointe à l’horizon.

En République démocratique du Congo, l’année 2022 aura été principalement rythmée par la guerre que le Rwanda a déclenchée dans la partie Est, par le biais de ses supplétifs du M23 avec, ne l’oublions pas, la complicité de certaines puissances occidentales. Cette mauvaise situation sécuritaire n’a pas empêché les  dirigeants congolais d’exercer convenablement leurs activités dans les secteurs qui leur ont été confiés. Car, pendant que nos forces armées se battent pour repousser les rebelles qui causent tant de monstruosités sur le sol congolais, tous les secteurs doivent fonctionner normalement afin de ne pas faiblir face aux forces du mal.

Pour cette raison, notre Institut de sondage Echos d’opinion a interrogé du 15 octobre au 31 novembre 2022 un échantillon de 1000 personnes, âgées de 18 ans et plus représentatives de toutes les provinces. Voici les résultats dudit sondage:

Molendo Sakombi, ministre des Affaires foncières (82%)

Cet expert immobilier a doté le pays d’un nouvel instrument de gouvernance foncière intégrant les réalités socioculturelles propres à chaque province. Ce nouveau document validé, va orienter dans les prochains jours, la nouvelle loi foncière en RDC. Le ministre Aimé Molendo Sakombi a  rassuré  qu’en tant que gouvernement de la République, ce processus va se poursuivre tout en  demandant à la Commission nationale de la réforme foncière d’amorcer la capitalisation des dernières contributions recueillies.

Le point d’orgue de cette démarche est le projet de loi modifiant et complétant la loi n°73-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier que le ministre présenté le mercredi 23 novembre à l’Assemblée nationale. Dans la présentation de l’économie du projet de loi, le ministre Molendo dit notamment vouloir mettre durablement fin à l’insécurité juridique, maximiser des recettes publiques, numériser les titres fonciers, et reconnaître le pouvoir des chefs coutumiers dans la gestion des terres.

Il a mentionné quelques faiblesses constatées dans la loi en vigueur:

– des vides juridiques, qui ont renforcé le climat d’insécurité foncière, surtout dans les zones rurales ; certaines dispositions qui ne sont pas adaptées au contexte politique, économique et social actuel de la RDC au point d’entraîner l’ineffectivité et l’inefficacité de la loi; une très faible protection des terres occupées par les communautés locales et des droits fonciers y relatifs favorisant leur accaparement; les vides juridiques et l’inadaptation de la loi quant à certaines de ses règles ont conduit à la recrudescence des troubles, provoquée par des conflits fonciers multiples et divers notamment entre communautés traditionnelles voisines, etc.

Au nombre d’innovations figurent notamment la fixation des règles en matière d’élaboration et de mise en œuvre de la politique foncière nationale, du plan foncier national en matière foncière; la garantie de l’accès équitable à la terre pour tous, notamment pour des raisons de justice en matière foncière; l’élargissement des droits réels reconnus en droit congolais qui comprennent désormais notamment les droits fonciers coutumiers; les recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication en vue de sécuriser davantage les titres fonciers et immobiliers, etc. Grâce à la perspicacité de Molendo Sakombi, le domaine foncier ne sera plus géré comme par le passé.

Antoinette Kipulu: Enseignement professionnelle (78%)

Cette figure de proue du Grand Bandundu avait pris, sans tarder,  la mesure des défis qui l’attendaient afin d’assurer le rayonnement de ce ministère.    Licenciée en management de l’Université Cepromad, cette femme d’affaires a par la suite suivi plusieurs formations. Elle est bachelier, assistante sociale de la Haute Ecole libre de Bruxelles.

Au départ hôtesse de l’air dans plusieurs sociétés d’aviation de la place, elle en est sortie avec  une expérience professionnelle d’une année, soit de 1989 à 1990  à la compagnie nationale d’aviation à l’époque Air Zaïre, elle a été de 2010 à 2015, Présidente des imprimeurs à la Fédération des Entreprises du Congo. Devenue ministre, elle s’est résolument inscrite dans une dynamique novatrice  afin de relever le défi et mériter ainsi la confiance du président de la République Félix Tshisekedi.  Pour cela, la ministre  de la Formation professionnelle, arts et  métiers, avait promis aux agents et cadres de son ministère de  défendre l’action gouvernementale dans son  secteur  pour  créer  une classe  moyenne en RDC. Elle a ainsi mené des actions en vue de répondre aux besoins de la population  congolaise, dans  le cadre  de la formation professionnelle et de l’encadrement  des jeunes. Elle avait encouragé le personnel administratif  de  son  ministère à travailler dans  la transparence,  en  mettant  en place  la  compétence  et  la persévérance pour qu’ensemble, afin qu’ils soient à mesure de  relever  les défis de leur secteur et de matérialiser  la  vision du  chef de l’Etat, celle de doter la RDC, d’une main d’œuvre  qualifiée dans  le  domaine  de la  formation professionnelle.

Jean-Jacques Mbungani, Santé Publique (75%)

Pour clôturer l’année 2022 en beauté, le ministre a ouvert lundi 21 novembre 2022 à Kinshasa les travaux de la revue annuelle sectorielle 2021. C’est autour du thème investir en faveur de la couverture santé universelle en RDC que les acteurs du secteur de la santé ont fait le bilan des actions menées et ont réfléchi sur les voies et moyens d’accélérer la mise en œuvre de la couverture santé universelle en faveur de la population congolaise. Dans son discours, le patron de la Santé a insisté sur les solutions idoines à trouver aux problèmes de la santé. La revue annuelle sectorielle 2021 avait comme objectif principal de contribuer à l’amélioration de la santé de la population congolaise dans le contexte de lutte contre la pauvreté. Cette importante activité permet notamment de tirer des leçons et des recommandations pour améliorer l’efficacité et l’efficience de la mise en œuvre du Plan national de Développement sanitaire et des Plans stratégiques sous-sectoriels qui sont des plans de mise en œuvre de la Stratégie de renforcement du système de santé (SRSS).

 Christophe Lutundula, Affaires étrangères (72%)

De l’avis des agents et cadres du ministère des Affaires étrangères, Christophe Lutundula a beaucoup fait pour redonner des lettres de noblesse à la diplomatie congolaise. Ses actions ont porté  notamment sur la mise en place de la commission mixte interministérielle qui s’est penchée sur la situation des arriérés des missions diplomatiques à l’étranger; la dotation à chaque ambassade de deux jeeps Limousine et d’un minibus; l’accompagnement du chef de l’Etat durant son mandat à la tête de l’Union Africaine; la signature des accords de coopération avec plusieurs pays partenaires; la dépolitisation du dossier des passeports; l’octroi des passeports aux requérants qui avaient payé depuis des années ou encore la tenue de la 12ème conférence diplomatique, etc. Fidèle à son credo qui se résume par « le travail, l’efficacité et la sobriété», Christophe Lutundula a rappelé qu’à sa prise des fonctions, il avait expliqué que pour réussir sa mission, il avait besoin de l’implication du personnel des Affaires étrangères à tous les niveaux.

Eve Bazaiba, Environnement et Développement durable (70%)

Pour cette femme de fer, «Tout investissement dans la protection et la préservation des forêts ne doit plus jamais être envisagé comme une aide au développement, mais plutôt comme un investissement dans le système climatique mondiale qui, en réalité, est un bien commun à toute l’humanité », a indiqué Eve Bazaiba.  A son avis, le sommet de PRECOP 27 est une opportunité pour exprimer un certain nombre de préoccupations en rapport avec la préservation du patrimoine forestier congolais. Au nombre de ces préoccupations, elle a appelé le monde entier à songer, par exemple, aux gardiens de forêts, car en tant que tel, ils ont droit à une rémunération.  « Autant nous avons besoin de l’oxygène, nous avons aussi besoin du pain », a rappelé Eve Bazaiba qui rappelait ainsi le rôle moteur de la RDC et la nécessité, pour les pays pollueurs, de respecter leurs engagements.

Nicolas Kazadi, ministère des Finances (68%)

Selon le ministre de des Finances, l’économie congolaise est demeurée résiliente avec une croissance estimée à 6,1% pour l’année 2022, en dépit de la guerre en Ukraine et de l’agression rwandaise sous le label du M23. Il reconnait néanmoins qu’en dépit de cette performance, des défis et des risques restent à relever. A cet effet, le pays s’est fixé des objectifs qui sont globalement atteints, en dépit du fait que la RDC a été perturbée par la guerre qui lui a été imposée à l’Est et par la guerre en Ukraine. « Nous veillons à maintenir le cap vers ce qui nous parait essentiel…Et donc nous pensons que nous devons continuer de faire attention. C’est pourquoi nous avons dit que nous connaissons nos risques et nos défis. Les risques sont relatifs à la masse salariale, la vulnérabilité par rapport aux produits miniers, et là aussi nous préconisons de grandes réformes. La grande orientation de la stratégie minière c’est de diversifier l’économie, c’est d’apporter plus de valeur ajoutée à notre production », a-t-il affirmé. Il soutient « qu’il y a des projets en cours dans notre pays qui viennent réaffirmer davantage nos produits, parlant notamment de l’exemple du cobalt où nous sommes en train de construire la plus grande usine de raffinage du cobalt du monde».

Patrick Muyaya, Communication et Médias (65%)

Dans le secteur de Communication, Patrick Muyaya a marqué d’une empreinte indélébile son mandat à la tête de ce ministère stratégique. Il s’est posé comme le ministre de l’écoute et de la parole, et s’est distingué à travers sept actions phares:

  1. La sensibilisation de la population aux mesures barrières édictées par les autorités compétentes pour barrer la route à la propagation de la Covid-19 ;
    2. Le lancement de la campagne « Bendele ekweya te» pour soutenir l’état de siège ;
    3. La tenue des Etats généraux de la presse;
    4. La plaidoirie pour les deux lois essentielles et indispensables pour son secteur: Loi sur la dépénalisation des délits de presse et la Loi sur l’accès à l’information publique;
    5. Par le canal du ministère de la Communication et médias, le Gouvernement a financé l’organisation du 40ème anniversaire de la Journée nationale de la presse célébrée le 22 juillet de chaque année.

Un atelier de formation des journalistes axé le thème: «Comment lutter contre la désinformation?» a été organisé;
6. La poursuite du déploiement de la Télévision numérique terrestre (TNT) dans le Congo profond après Kinshasa.
7. L’organisation d’un concours pour la création d’un nouveau logo et d’une charte graphique en vue d’améliorer l’identité visuelle de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). A travers le ministère de la Communication et médias, le gouvernement entrevoit une aide à la presse et demande à la corporation de mettre de l’ordre avant toute aide directe ou indirecte.

Modero Nsimba, Tourisme (69%)

Modero Nsimba avait trouvé les infrastructures du secteur dans un état délabré. Il s’est donné l’objectif de relancer les activités touristiques dans la capitale tout comme dans le reste du pays. Parmi les actions phares entreprises, l’on parle notamment des travaux de rénovation du jardin zoologique de Kinshasa et qui vont actuellement bon train. Ces travaux dont une grande partie est déjà réalisée dont la construction d’une nouvelle clôture, des nouvelles cages pour la sécurités des animaux, un parking, un portique et bien d’autres. Les construction anarchiques autour du Zoo empêchent, cependant, l’évolution des travaux. Modero Nsimba avait précisé que ces travaux vont permettre à cette aire animalière de Kinshasa de se conformer aux standards internationaux. Au mois d’octobre 2021, la semaine congolaise du tourisme a été organisée du 9 au 13 octobre. Cet événement touristique avait pour objectifs majeur de présenter l’offre touristique globale de la RDC, de faire sa promotion et enfin de mettre en valeur les atouts touristiques de la RDC pour rendre plus visible et de manière durable sa destination, c’est-à-dire la marque «RDC». Dans l’optique de porter la voix de la RDC à l’échelle internationale pour le compte du tourisme, Modero Nsimba a participé à Madrid en Espagne, à la 24è session de l’assemblée générale de l’organisation mondiale du tourisme OMT.  Aujourd’hui, la RDC par le secteur du tourisme fait son retour sur la scène internationale grâce aux efforts de Modero Nsimba.

Aimé Boji, Ministère du Budget (62%)

Le ministre d’Etat en charge du Budget a  préconisé la tenue d’un séminaire en faveur des membres du Gouvernement pour  leur permettre de s’imprégner des principes, des enjeux et des articulations du Budget-Programme en RDC. Il a informé ses collègues sur l’état de mise en œuvre de la migration vers le budget-programme en présentant les actions de réforme déjà entreprises à ce jour, les perspectives et les défis à relever. Parmi les actions de réforme entreprises, il a évoqué notamment:

  • le découpage des Ministères en Programmes budgétaires;
  • la mise en place du Dispositif de la Performance par l’élaboration des projets annuels de performance dans tous les Ministères ;
  • et la détermination de la chaîne de responsabilité par la création et l’installation des Directions Administratives et Financières (DAF) dans 21 ministères.

Quant aux perspectives, le ministre du Budget a relevé l’adoption des maquettes des programmes budgétaires et du Décret portant reclassement des organismes auxiliaires; et l’élaboration des outils techniques et pédagogiques pour l’uniformisation des procédures budgétaires pour tout le cycle budgétaire.

Serge Nkhonde, Sports et loisirs (60%)

Le projet «Objectif 2024» du ministre des Sports et Loisirs, Serge Nkonde Chembo a été adopté par le gouvernement.  Ce projet consiste à bien préparer les athlètes de plusieurs disciplines sportives pour les échéances de 2024. Le ministre Serge Nkonde a conçu une de feuille de route prenant en priorité les 12 disciplines ci-après : football, basket-ball, handball, volley-ball, judo, karaté-Do, taekwondo, boxe, lawn-tennis, athlétisme, luttes et tennis de table.

Dans ce projet, les fédérations de toutes ces disciplines précitées bénéficieront de l’apport du gouvernement pour une bonne préparation et un meilleur encadrement des athlètes. L’objectif poursuivi est de préparer les futurs champions et lancer le développement du sport congolais dans un environnement moderne et assaini.

Princesse Kahinda, ministre du Portefeuille (58%)

Adèle Kayinda a organisé des échanges avec les mandataires des entreprises publiques afin de les imprégner de la vision du gouvernement et la rencontre avec les dirigeants des sociétés d’économie mixte. Elle aussi régularisé  le fonctionnement des conseils d’administration dans les entreprises publiques.
Elle avait constaté que la réforme entamée des entreprises du portefeuille s’était pratiquement arrêtée au premier volet: la transformation en sociétés commerciales mais qui continuent à être gérées comme les entreprises publiques. Selon elle, la reprise et la redynamisation du projet de la société de fibre optique  consistant au déploiement du réseau de fibre optique pour la partie Ouest du pays (Kinshasa-Luanda) a été un échec alors que ce projet vise à ouvrir le pays vers la digitalisation ou l’intelligence institutionnelle.
D’où, la finalisation du processus de mise en concession des infrastructures en RDC (CRD Congo Railway Developpement) initiée par le président de la République. Elle a enfin insisté pour la mise en place une commission de titrisation du patrimoine immobilier des entreprises du portefeuille avec le concours du ministre des Affaires foncières pour les identifier, les sauvegarder contre les spoliateurs.

Julien Paluku, Industrie (56%)

Le ministre congolais de l’Industrie, Julien Paluku, a présenté, à Niamey au Niger, le plan directeur d’industrialisation de la RDC avec le développement des Zones économiques spéciales et le grand projet panafricain de l’industrie des batteries électriques. C’était à l’occasion du lancement dans la capitale nigérienne, de la semaine d’industrialisation de l’Union Africaine. Julien Paluku a par ailleurs insisté sur la transformation locale des produits africains pour leur donner une valeur ajoutée, « maintenant que l’exportation de nos matières brutes n’a  pas aidé au développement de l’Afrique ». Il a

appelé les pays africains à développer des outils à cet effet:  « Parce que 60 ans après nos indépendances, il s’est avère que l’exportation de nos matières brutes n’ont pas aidé à renforcer les économies africaines. Maintenant que tous les Africains ont pris conscience qu’il faut donner de la valeur ajoutée à nos produits, c’est le moment ici de devoir mettre en place tous ces outils-là ». Les partenaires techniques et financiers qui ont salué le plan directeur d’industrialisation de la RDC, ont réitéré leurs engagements d’appuyer l’industrialisation du continent.

Daniel Aselo, Intérieur et Sécurité (55%)

Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécuritaire, décentralisation et affaires coutumières, vient de valider le Plan d’actions prioritaires des affaires coutumières (PAP 2022-2024) pour permettre aux autorités coutumières de bien jouer leur rôle dans leurs entités respectives. Ce document constitue l’unique cadre programmatique fédérateur de référence du secrétariat général aux affaires coutumières mis à la disposition des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations au développement qui accompagnent l’administration des affaires coutumières dans l’accomplissement des missions lui dévolues par le gouvernement à travers son programme d’actions 2021-2023.

Echos d’opinion

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