En visite au Gabon et au Bénin : Eve Bazaiba et Julien Paluku prêts à capitaliser l’expérience acquise

Après avoir été émerveillée par  la Zone Économique Spéciale de Nkok  au Gabon, la délégation congolaise constituée du Vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement  et du Développement Durable, Eve Bazaiba, du ministre de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya et du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière des investissements, Jean-Claude Kabongo ainsi que des experts dont le chargé de mission de  l’Agence des Zones Économique Spéciales,  est arrivée mercredi dernier à Cotonou au Bénin.

Sur place, cette équipe a visité la Zone Économique Spéciale « Glo-Djigbe Industriel -Zone -Gdiz Benin en pleine construction   dont les travaux ont atteint le taux 95% d’achèvement.

Cette zone de 1.640 hectares dont 400 pour l’espace pilote, qui sera spécialisée dans l’agro-industrie, l’industrie de textile et l’industrie pharmaceutique, est gérée aussi par la société ARISE déterminée de venir s’installer également en Rdc, pays qui regorge d’énormes potentialités.

Plus de 300 mille emplois directs et indirects sont attendus et déjà plus d’une trentaine d’investisseurs ont   signé des contrats avec la Zone, a indiqué Letondji Beheton, Directeur général des Zones Économiques Spéciales du Bénin.

« En 2016, nous avons connu le changement de Gouvernement dans ce pays et le président Patrice Tallon a eu la vision de transformer notre économie. Et pour ce faire, il a décidé de faire un programme d’action du Gouvernement qui se repose sur la transformation agricole et l’industrie. Globalement, ceci nous a permis d’abord de faire une série de réformes dans le pays, en commençant par l’amélioration du climat des affaires », explique-t-il.

Ceci étant engagé, poursuit le Dg des Zones économiques spéciales du Bénin, nous avons commencé à transformer notre agriculture. Si vous avez une agriculture qui est forte, il faut transformer les produits de cette agriculture. « Nous avons pris la loi qui nous a permis de faire tout ce que vous avez vu aujourd’hui, il s’agit de la loi fixant le régime des Zones économiques spéciales en République du Bénin. A partir de cette loi, le Gouvernement a engagé des négociations avec le groupe ERISE. Les deux parties se sont entendues et formées la société d’investissement et de promotion de l’industrie qui est une joint-venture entre le Bénin et ERISE. C’est cette société qui a conduit à la création de la Zone économique en 2020 », dit-il.

Disons que les travaux ont commencé en 2021 et aujourd’hui, nous sommes à 95% du taux d’achèvement en ce qui concerne la 1ère phase de ces travaux qui concernent 400 hectares, la superficie totale étant de 1.640 hectares. L’objectif de cette zone est la transformation des produits agricoles, notamment le coton, les noix de cajous, le soja, etc. Le Bénin aujourd’hui est le premier producteur du coton en Afrique. Il produit 737.000 tonnes de coton.

Aussi, le Gouvernement a dit, il faut que nous transformions ce coton ici, y compris les noix de cajous. « A ce jour, je peux vous annoncer que nous avons signé avec une trentaine d’investisseurs dans la zone. Nous avons signé avec ceux qui vont installer les usines intégrées de textile, nous en auront 3 d’ici 2023 et qui vont employer chacune 5.000 personnes, sans oublier que pour transformer tout ce qu’il y a comme coton aujourd’hui, il faut à peu près 33 usines. Vous vous imaginez le nombre d’emplois qu’il faudra créer. L’impact économique sera énorme », se réjoui Letondji Beheton, Directeur général des Zones Économiques Spéciales du Bénin.

Et d’informer que nous anticipons l’augmentation de notre PIB de 5 à 10 milliards. Également, nous allons connaître une augmentation des exportations. Tout ça va nous permettre de lever des fonds et de poursuivre les travaux d’infrastructures. La réussite de ce projet est dû à l’engagement de l’Etat et du partenariat ERISE main dans la main pour assurer que ce projet soit une réussite.

Après le Gabon et le Bénin, Bazaiba et Paluku satisfaits de l’expérience acquise

 Après avoir palpé l’expertise des Zones économiques spéciales gérées par la société ARISE, la République démocratique du Congo, dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan Directeur d’Industrialisation, va accélérer désormais la mise en place de ses Zones ont déclaré le Vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement et celui de l’Industrie.

« Si hier j’étais convaincu, aujourd’hui ma conviction s’est renforcée. Je crois qu’avec le ministre de l’Industrie et le conseiller spécial du chef de l’Etat qui m’accompagnent, il n’y a plus autre chose à dire si pas en rentrant au pays, procéder à l’exécution. Parce que ça laisse rêver et le rêve est en train de se réaliser. Parce que ce qui se fait autant au Gabon et au Bénin maintenant, c’est une fierté pour la Rdc, parce que ça fait partie de l’Afrique. L’Afrique a le droit de vivre de ses richesses, parce qu’il est inconcevable de vivre une dichotomie entre le potentiel que nous avons et le mode de vie quotidien de la population », souligne Eve Bazaiba.

En clair, ajoute-t-il, nous allons en Rdc pour aller implémenter, parce que nous aussi nous avons cette vision, nous cherchons seulement les voies et moyens, quel est le mécanisme ? Parce que le potentiel et la ressource humaine, nous les avons. Qu’est-ce qui manque ? C’est juste la conjugaison de cette équipe et la vision avec le partenaire, nous avons déjà ERISE, je pense que c’est un partenaire fiable qui respecte les normes, mais qui écourte la procédure pour que nous puissions atteindre le développement durable.

D’ici 2030, informe-t-il, l’Afrique fera partie des pays qui devront présenter en rapport par rapport à l’exécution des ODD, commençant par la lutte contre la pauvreté, jusqu’à un partenariat gagnant-gagnant. C’est ce que nous vivons aujourd’hui avec le partenariat public privé, avec un partenaire comme ERISE. La coopération Sud-Sud, c’est ce que nous sommes venus faire dans cette mission. C’est bon de donner un coup de pioche pour les travaux en Rdc.

« Nous avons déjà commencé un processus en termes de guichet unique, nous n’avions peut-être pas intégré ce processus dans la nouvelle donne, la nouvelle approche de gouvernance en termes des Zones économiques spéciales. Maintenant, nous avons l’espace, nous avons le tout. D’ailleurs, l’Etat est déjà engagé, on ne se serait pas permis de faire autant de kilomètres pour voir ce qui se réalise.

Signalons que la maquette de ladite zone a été présentée à la délégation congolaise.

Leave a Comment

Visit Us On FacebookVisit Us On LinkedinVisit Us On InstagramVisit Us On Youtube