Examen de la loi électorale au Sénat: Les sénateurs FCC suspendent leur participation aux travaux et exigent un consensus

Après l’adoption par l’Assemblée nationale en date du 2 juin 2022, de la proposition de loi électorale initiée par le G13, l’heure est à la deuxième lecture au Sénat. Et comme à la chambre basse du Parlement, le Front Commun pour le Congo (FCC) a suspendu, ce jeudi, sa participation aux travaux sur ladite loi au Sénat.

Pour la famille politique de Joseph Kabila, l’Union sacré de la nation (USN) de Félix Tshisekedi veut organiser des élections non démocratiques. « Ne voulant pas nous rendre complices de cette farce, nous déclarons ce qui suit : nous réaffirmons notre position contenue dans les déclarations officielles antérieures de notre famille politique à savoir, notre disponibilité à participer à un processus électoral consensuel, et non unilatéral ; nous dénonçons le manque de volonté politique de l’Union sacrée d’offrir au peuple congolais les élections véritablement démocratiques dans le délai constitutionnel. Des décisions politiques susceptibles de replonger le pays dans une crise sans précédent ; nous suspendons à conséquence notre participation à toutes les plénières liées à l’examen de ce texte de proposition de loi relative à la révision de la loi électorale dans les conditions actuelles », a déclaré la sénatrice Hortense Mukalayi dans une motion incidentielle.

Pour elle : « le FCC veut des élections libres, transparentes et qui assurent toutes les parties prenantes afin d’éviter au pays la triste histoire des tensions sociales et des guerres civiles post-électorales. Il constate malheureusement qu’en dépit de multiples appels et une recherche de consensus sur le processus électoral, l’Union Sacré de la nation a délibérément fait un passage en force à l’Assemblée nationale et qu’elle s’apprête à faire de même au sénat ».

L’opposition politique congolaise continue de dire non à cette proposition de loi, à quelques mois des élections que les congolais attendent en 2023. Le FCC comme Lamuka appellent à un large consensus autour de cette loi électorale, dans un cadre non institutionnel, afin d’éviter ce qu’ils qualifient de « fraude électorale ». Chose que l’USN ne digère pas.

BM

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