Faute d’une main d’œuvre qualifiée, la Chine va construire une école de métier à Kolwezi

A Kolwezi, chef-lieu de la province de Lualaba, l’ambassadeur de Chine en Rdc se devait aussi de visiter un projet pour la construction de l’école de métier. En réalité, il s’agit d’une école de l’INPP que la Chine va financer sous forme de don sans contrepartie (la construction du campus). Selon l’ambassadeur, le terrain est en train d’être aménagé et du côté chinois, on a déjà finalisé le plan d’architecture. « On est en train de sélectionner les entreprises qui vont mener les travaux. Pour la partie congolaise, il y a des formalités administratives qui restent à finaliser », explique-t-il.

Si j’ai fait la visite sur terrain, pense-t-il, c’est pour voir de mes propres yeux quel état d’avancement des préparatifs, pour que je donne des conseils pratiques aux autorités chinoises afin que les travaux soient lancés dans les meilleurs délais. C’est un projet important, parce que durant ma visite, la main d’œuvre qualifiée fait défaut non seulement dans les mines, mais aussi pour le développement dans l’avenir de l’industrie.

Dans beaucoup d’entreprises chinoises que j’ai visitées, note-t-il, j’ai constaté des efforts pour augmenter le pourcentage des postes consacrés aux locaux. Les entreprises chinoises font tout pour que des postes techniques qui demandent de qualifications soient occupées par des Congolais. Le taux des employés locaux sont au-delà de 80-85%. Dans certaines entreprises chinoises, c’est 97%. Ils ont du mal à recruter des employés locaux qualifiés pour occuper les postes les plus importants. C’est le cas du contrôle d’une chaine de production automatique qui demande de qualification supérieure, qu’on a du mal à trouver sur place.  Avec des investissements à réaliser, précise-t-il, la demande en main d’œuvre va s’accroitre, d’où la nécessité de renforcer la coopération en matière de formation professionnelle entre les deux pays.

Tout en saluant ce projet de l’école de l’INPP à Kolwezi, l’ambassadeur pense qu’un seul projet ne suffira pas. « J’encourage les entreprises chinoises, non seulement à mener des formations professionnelles sur place, mais aussi de mener des efforts collectifs pour soutenir les efforts du gouvernement congolais dans la formation professionnelle. C’est une coopération qui est urgente et qui nécessite beaucoup d’investissement, parce que c’est l’avenir de l’industrie, du développement congolais et nous sommes prêts à faire notre mieux pour accompagner la Rdc. », termine-t-il

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