Gazoduc Nigeria-Maroc, corridor LAPSSET et Grand Inga… des projets continentaux, intégrateurs et structurants

Aux côtés de grands projets nationaux développés par certains pays (barrages hydroélectriques, ports en eau profonde, etc.), les dirigeants africains commencent aussi à intégrer la dimension régionale dans leur politique de développement, en initiant des mégaprojets qui concernent plusieurs pays et dont les retombées sont très positives sur le développement et l’intégration économique du continent. Le gazoduc Nigeria-Maroc, le barrage Grand Inga et celui du Corridor LAPSSET parmi ces projets structurants et intégrateurs.

A en croire le site internet afrique.le360.ma, le projet Grand Inga, c’est l’un des projets emblématiques qui pourrait changer structurellement une partie du continent, encore plongée dans les ténèbres. Le barrage Grand Inga sera tout simplement le plus grand barrage hydroélectrique du monde, avec une capacité installée de 42.000 MW, qui sera réalisé sur les chutes d’Inga, dans la province du Kongo Central, sur le fleuve Congo, deuxième plus grand fleuve d’Afrique, après le Nil.

Une fois réalisé, renseigne la même source, ce barrage aura une capacité d’environ deux fois celle du plus grand barrage hydroélectrique du monde actuellement en activité, celui du barrage des Trois-Gorges de la Chine. Il fera aussi 6,5 fois la capacité du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) avec ses 6.450 MW.

Mais pour réaliser ce mégaprojet, dont la capacité est équivalente à celle de 20 grandes centrales nucléaires, et ses infrastructures connexes (un port, des unités de production d’hydrogène et d’ammoniac vert, etc.), il faudra un investissement colossal, de l’ordre de 80 milliards de dollars. C’est ce coût exorbitant qui fait que ce barrage tarde à voir le jour.

Toutefois, le projet est aujourd’hui sur les rails, porté par le magnat australien Andrew Forrest et son groupe, Fortescue Metals, l’un des leaders mondiaux de l’exploitation du minerai de fer. Le projet est aussi encouragé par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI), qui soutiennent une production propre et peu couteuse d’énergie.

Une fois réalisé, Grand Inga pourra électrifier de nombreux pays du continent africain, sachant qu’en dehors des pays d’Afrique du Nord, où le taux d’électrification est de 100%, en Afrique subsaharienne, celui-ci tourne autour de 40%.

En Rdc, le taux d’électrification se situe autour 10% actuellement, donc largement très en dessous de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, alors que le pays dispose d’un potentiel hydroélectrique à même d’électrifier une grande partie de cette région du continent.

Outre la Rdc dont les besoins pour sa population, forte de 90 millions d’habitants, est la quatrième du continent, et ses secteurs miniers (cobalt, cuivre, plomb, lithium, etc.), l’électricité produite par Grand Inga pourra électrifier de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, Centrale, de l’Est et Australe, et contribuer à rehausser le taux d’électrification du continent et ainsi qu’à accélérer le développement économique de toute la région grâce à une énergie bon marché et propre.

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