Gestion du patrimoine immobilier de l’État congolais : Pourquoi en vouloir à Pius Muabilu ? (Tribune de Celé Kanangila)

La lutte contre la spoliation des biens immobiliers de l’État fait partie des promesses électorales du Président de la République. Y faisant suite, le gouvernement avait, lors de la 50ème réunion du conseil des ministres tenue le 25 septembre 2020, pris la décision de matérialiser cette promesse afin de remettre l’État dans ses droits.

A la suite de cette résolution du gouvernement, le ministre d’État à l’Urbanisme et Habitat Pius Muabilu avait mis en place une commission ad-hoc chargée d’identifier les maisons de l’État et leurs occupants avant une quelconque récupération. Parce que la résolution avait mis un accent particulier sur les terrains et immeubles, il a été donc demandé aux occupants de présenter non seulement le contrat sur base duquel chacun occupait la maison, mais aussi les preuves de paiement de loyers mensuels.

Si certains ont fui, les autres par contre n’avaient aucun document sauf le fait d’être pour la plupart membres de famille, amis ou collaborateurs de telle ou de telle autre autorité. Il s’agit d’une pratique qui consiste pour les dignitaires, intouchables de prendre les maisons de l’État pour y loger copines, frères, amis et connaissances. Au terme de ce contrôle immobilier, le constat a été plus qu’amer, disons-le désolant, malheureux et regrettable.

Tenez bien : sur plus ou moins 1300 unités de logements héritées de la colonisation, l’État congolais n’en dispose que plus ou moins 200 à ce jour. Presque tout a été spolié. Et donc le péché du ministre Pius Muabilu, c’est d’avoir tout mis en œuvre pour remettre l’État dans ses droits, d’avoir mis fin à cette récréation qui avait tant duré.

Les ennemis de la République, les hommes et femmes sans patriotisme, les charognards en veulent au Warrior à l’Urbanisme et Habitat à cause de son engagement pour matérialiser la vision du chef de l’État et donc de sa disponibilité à servir l’État. Comme si tous ces ennuis causés à la République ne suffisaient pas, ces hommes sans foi ni loi vont se mettre d’accord pour signer en date 07 novembre 2016, en violation des textes réglementaires, un Arrêté n°0051/CAB/MIN-ATUH/2016 portant désaffectation et attribution des maisons du domaine privé de l’État dans la ville de Kinshasa.

C’est donc au terme de cet Arrêté diabolique de partage que ces ennemis de la République se sont partagés des appartements de l’immeuble ex-Assistance technique française. Comment expliquez que l’immeuble appartienne à l’État et que ses appartements soient attribués aux individus dont les noms circulent partout ! L’Etat doit récupérer ses biens spoliés durant longtemps. Et ce n’est pas de l’acharnement sur une famille politique.

Sachez-le une fois pour toutes : les appartements qu’ils se sont partagés sont : Appartements 2c, 3A, 6D, 5c, 2c, 4c, 2D etc. Pius Muabilu pêche à quel niveau ? Si une mesure gouvernementale demande à ces ennemis de la République de remettre à l’État ses appartements, où se trouve le mal ? S’ils ont raison et détiennent toutes les preuves, il y a moyen de saisir la justice.  Les réseaux sociaux ne sont nullement des tribunaux. Il y a une procédure légale pour ceux qui estiment avoir raison.

Pius Muabilu, loin de faire la chasse à l’homme à qui que ce soit est simplement au service de la nation. Il s’est donc inscrit dans la dynamique de Patrice Emery Lumumba et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à savoir l’amour patriotique. Gare aux spoliateurs qui se recrutent massivement dans la classe politique congolaise.

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