Hausse non justifiée des prix sur le marché Jean-Marie Kalumba menace de sanctionner les opérateurs économiques véreux

A qui va réellement profiter le bars de fer entre le ministre de l’Economie nationale, Jean-Marie Kalumba Yuma et les opérateurs économiques réunis autour de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), qui est en réalité leur syndicat ? Sinon, à scruter de près les correspondances échangées ces derniers entre les deux, il est permis de constater qu’on est là parti sur un malentendu dont seul le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde est capable d’aplanir. Dans un communiqué dont une copie est parvenue au Quotidien.cd, le ministre de l’Economie nationale constate qu’il s’observe ces derniers temps une hausse persistante des prix des produits de grande consommation sur le marché, alors que le taux de change du Franc congolais par rapport aux devises étrangères est stable. Face à cette situation et conformément à la Loi organique n°18/020 du 09 juillet 2018 relative à la liberté des prix et à la concurrence, le Ministre de l’Economie nationale rappelle aux opérateurs économiques que toute hausse non justifiée des prix et tarifs des biens et services est punissable. A cet effet, indique le même document, ils sont tenus de respecter la réglementation et la législation en matière de fixation des prix sous peine des sanctions prévues par la loi. A quand l’application des mesures adoptées au Conseil des ministres Rappelons que lors du Conseil des ministres du 25 juin dernier, le ministre de l’Economie nationale avait proposé des mesures, pour régler la situation des produits surgelés d’importations vendus sur le marché à Kinshasa. A l’occasion, le ministre de l’Économie nationale avait fait le point sur les concertations similaires avec les opérateurs du secteur des produits surgelés dans le but de nettoyer la structure des prix de ces produits de grande consommation pour aboutir au « prix juste ». Sur base des éléments recueillis et des déclarations faites par les opérateurs économiques ainsi que les informations obtenues sur le lieu d’approvisionnement en Namibie, l’analyse faite au niveau du Ministère de l’Économie Nationale a répertorié au moins 36 éléments irréguliers non incorporables dans les structures des prix qui les surchargent sensiblement et amenuisent par conséquent le pouvoir d’achat de la population. Les calculs faits par le Ministre de l’Économie Nationale élaguant toutes les incohérences n’ont fait l’objet d’aucune contestation par les opérateurs du secteur lors des concertations. Les prix suivants devraient être appliqués pour les produits importés sur le marché de Kinshasa : – Cuisses de poulet : moins de 10 USD par carton de 10 kilos contre 21 USD pratiqué (soit 4 200 CDF le kilo) ; – Poulet entier : autour de 10 USD par carton de 10 kilos contre 28 USD pratiqué (soit 5 600 CDF le poulet) ; – Côtes de porc : autour de 15 USD par carton de 10 kilos contre 22,70 USD pratiqué (soit 4 540 CDF le kilo) ; – Chinchards 16+ : autour de 17 USD par carton de 30 kilos contre 42,90 USD pratiqué (soit 2 860 CDF le kilo). La FEC exige l’arbitrage du Premier ministre Avant même que les mesures proposées et adoptées par le Conseil des ministres ne soient appliquées, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) crie déjà au scandale. Elle dit être saisie de la volonté du ministre d’imposer une structure unique des prix des biens de première nécessité à tous les importateurs pour la simple raison qu’ils ont refusé d’apposer leurs signatures sur un procès-verbal qui, à leur égard, contenait des résolutions qui ne prenaient pas en compte la réalité d’exploitation et le contexte de l’environnement des affaires en Rdc. Face à ce climat de tension inutile entre parties aux discussions, la FEC sollicite l’arbitrage du Premier ministre, en sa qualité de Coordonnateur de l’action gouvernementale, afin de trouver une solution concertée qui prend en compte les coûts justifiés par des pièces comptables.

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