Joseph Nkinzo : « La parité homme-femme est un préalable pour nous assurer que nous aurons des élections crédibles et acceptables »

Le Projet de renforcement des initiatives de suivi des mécanismes électoraux (PRISME) et l’Initiative pour les réformes, la réussite et la viabilité électorale (iREVE) ont publié une note d’information à l’opinion publique nationale sur les propositions de la société civile pour les réformes électorales avec comme slogan : « Allons aux élections, le peuple n’acceptera ni glissement ni révision de la Constitution ».

Après avoir déposé leurs propositions sur la réforme de la loi électorale au bureau de l’Assemblée nationale et à la Commission politique, administrative et juridique, PRISME et iREVE ont tenu un point de presse pour expliquer le sens de leur démarche.

A l’occasion, la presse a voulu savoir, pourquoi un accent est mis sur la parité homme-femme, là où il faut insister sur la méritocratie ? Pour Joseph Nkinzo de iREVE, la question de la parité est non négociable, puisqu’il a été clairement convenu, et le pays a adhéré à tout ce qu’il y a comme traités sur le plan international pour le respect du genre et de la parité. « La question des élections doit être la plus inclusive possible. Notre cheval de bataille, au niveau de l’iREVE et de PRISME, c’est d’abord l’inclusivité dans le processus électoral. C’est un des préalables pour nous assurer que nous aurons des élections crédibles et acceptables selon les normes internationales et le contexte du pays », dit-il.

Au regard de la méritocratie, cet acteur de la société civile ne veut pas que l’opinion puisse mettre en tête le fait que quand on parle de la parité, il y a peut-être une partie qui pourrait ne pas avoir toutes les capacités nécessaires à pouvoir exercer une fonction au niveau du pays. « C’est ne pas une question d’homme ou de femme, mais une question de parcours et non de méritocratie. Déjà quand on dépose les candidatures, il y a les normes, il y a des principes et il y a tout une liste des process à respecter. Ce sont ces conditions là qui peuvent attester une méritocratie », explique-t-il.

Pour lui, c’est à ce niveau qu’on considère la parité. Pour ce qui concerne la méritocratie, voulez-vous dire que les hommes méritent mieux que les femmes ? Tout le monde mérite et nous devons reconnaître la force qu’incarne la féminité ou la maternité.

Pour sa part, Mme Mignone Mbombo de iREVE pense que les femmes ont connu beaucoup de discrimination dans ce pays. Actuellement, dit-elle, les études ont démontré que même dans les universités, les femmes sont meilleures que les hommes. « Alors, je ne vois pas pourquoi on doit mettre la femme de côté lorsqu’il s’agit de grandes responsabilités. Il est temps que la valeur de la femme soit reconnue, il est temps que les femmes donnent les meilleures d’elles même pour développer ce pays », dit-elle, avant d’ajouter que ce débat-là de méritocratie, c’est un faux débat. Ce ne sont pas toutes les femmes qui seront des députés, les places sont limitées.

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