Journée mondiale du livre et du droit d’auteur : « Le livre est un instrument capital pour la connaissance et la transformation de la société » (Guillaume Bukasa)

La journée mondiale du livre et du droit d’auteur est commémorée chaque 23 avril de l’année. Pour 2022, le thème choisi c’est : « nos livres, nos histoires ». Cette date permet aux écrivains et lecteurs de faire des retrouvailles ou des cafés littéraires et de réfléchir sur l’importance de cette journée dans le monde de la littérature et scientifique.

En ville de Goma par exemple, les amoureux de la lecture et de l’écriture se sont retrouvés à l’Institut français de Goma, samedi 23 avril dans pour célébrer cette date afin de montrer au monde l’opportunité qu’offre les livres dans la société d’aujourd’hui.

Pour le poète Guillaume Bukasa, président du collectif des écrivains du Nord-Kivu, le livre est un instrument capital pour la connaissance, celui-ci estime que comme il y a une stérilité dans la pensée de ceux-là qui ne s’y intéressent pas, le livre constitue un remède à cette stérilité.

« Beaucoup ne lisent pas, nous devons promouvoir l’écriture comme étant le remède à la stérilité de la pensée. C’est un instrument capital pour la connaissance.  Que ça soit une habitude pour les jeunes surtout, les réseaux sociaux sont en train de devenir l’anesthésie même de la pensée, » estime-t-il.

Il fait savoir également une difficulté liée à l’insuffisance des ouvrages et des bibliothèques dans notre ville et les conditions sociales de la population qui se trouve mal placée à pouvoir s’approprier la littérature. Il recommande au gouvernement de mettre en place une politique culturelle sur la promotion du livre avec un programme bien déterminé dans le but de faire voir que les jeunes et en particulier les élèves et les étudiants son importance et qu’ils doivent s’en approprier pour leurs connaissances et leur développement intellectuel.

 » Il y a aussi l’insuffisance des livres, pas des bibliothèques, les conditions sociales dans lesquelles nous vivons nous rendent un mauvais service comme par exemple les heures propices pour lire c’est la nuit, mais pas de courant. Que le gouvernement puisse mettre en place une politique culturelle sur les livres, avec un programme fixe sur la promotion de la lecture, et multiplier des bibliothèques, c’est un médicament de la pensée le livre. Si tout le monde savait le plaisir qu’on a en lisant, ah ça serait bien, si les jeunes veulent que ce pays se développe, qu’ils lisent », a ajouté le poète Bukasa.

Cet écrivain rappelle à tout le monde d’archiver les faits et gestes de notre société dans un livre, afin que d’autres générations puissent s’en servir et pour pouvoir permettre à ce que tout ce qui se passe puisse être objet d’une narration dans un livre.

Gloire Balolage/Goma

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