Kinshasa : Rose Mutombo clôture les assises de la 7ème réunion des experts du réseau sur la coopération judiciaire dans les Grands Lacs

Ouvertes le 13 juin 2022 par la ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, les assises de la 7ème réunion des experts du Réseau sur la coopération judiciaire dans les Grands Lacs se sont clôturées le 14 juin 2022. Des experts ont préparé la 2ème réunion ministérielle (des ministres de la Justice) sur le renforcement de la coopération judiciaire dans la Région des Grands Lacs qui démarre ce 16 juin 2022 à Kinshasa.

Ces assises avaient pour objectif d’évaluer le progrès accompli dans le traitement des cas de criminalité transfrontalière (avec focus sur le cas concernant l’exploitation illicite des ressources naturelles et des cas impliquant des éléments négatifs) et examiner la marche à suivre pour relever les défis qui subsistent. Ce, en accordant une attention particulière aux cas prioritaires et de finaliser les préparatifs de la réunion ministérielle régionale sur le renforcement de la coopération judiciaire en produisant une liste définitive de mesures concrètes et destinées à renforcer la coopération judiciaire régionale.

Il s’agissait enfin de s’accorder sur un modèle des lignes directrices en matière d’entraide judiciaire dans les affaires pénales utilisables pour leur application au niveau national d’autre part. Yannick Olsen Ondaye, Substitut du procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire en République du Congo, a déclaré que l’industrie du crime transfrontalière est quelque chose de très élaborée.

Généralement, elle a un avantage de prendre beaucoup de précautions et d’entente entre les membres de bandes de criminels. Elle fonctionne plus vite que les États et aussi plus vite que les institutions de l’Etat. C’est quelque chose de très important mais vraiment facile à éradiquer.

« Si nous sommes là c’est pour jouer un rôle majeur dans l’interception de tous ces malfrats qui pullulent un peu partout. L’industrie du crime ressemble aujourd’hui à des industries économiques. Elle se mondialise et la réponse à y apporter doit être globale », a argué Yannick Olsen Ondaye. Pour lui, la question de la protection des magistrats est avant tout une question de souveraineté.

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