L’an 1 du Gouvernement de l’union sacrée de la nation: Sama Lukonde, un bilan satisfaisant

26 avril 2021-26 avril 2022, cela fait une année jour pour jour depuis que le Gouvernement de l’Union sacrée de la nation (USN) que conduit Jean-Michel Sama Lukonde, a été investi par l’Assemblée nationale. L’occasion faisant le larron, le Premier ministre a fait le bilan à mi-parcours de son action. C’était au studio Maman Angebi de la Rtnc. Le chef du gouvernement était accompagné de l’ensemble des membres de son équipe, à part ceux qui se trouvent en dehors de la capitale en missions.

Comme on peut s’en rendre compte, tous les secteurs de la vie nationale, à savoir la politique, la sécurité, l’économie, la diplomatie, le social et le culturel…bref, tout a été passé au peigne-fin dans un face-à-face entre Sama Lukonde et deux journalistes choisis pour la circonstance, en l’occurrence le patron de la radio « Top Congo » Christian Lusakweno et la présentatrice du journal télévisé sur la télévision nationale Rtnc, Anita Luambua.

Une année s’est écoulée : que retenir après?

Le Premier ministre Sama Lukonde a, d’entrée de jeu, fait remarquer qu’il était arrivé dans un contexte bien précis. Celui où il était appelé à jouer pour faire aboutir ou concrétiser la vision du Président de la République coulée dans un programme que le gouvernement a pu faire adopter par l’Assemblée nationale.

Avant d’en arriver là, il a précisé qu’il fallait d’abord composer l’équipe gouvernementale où les principales tendances de l’USN devaient être représentées. Chose faite, et on avait obtenu le quitus de l’Assemblée nationale pour fonctionner. Et dès lors, on s’est mis au travail avec la détermination de matérialiser la vision du Chef de l’Etat. C’est ici qu’il a rappelé les principaux axes : la sécurité, la poursuite du programme de gratuité de l’enseignement de base, les infrastructures, la lutte contre la corruption et toutes autres formes d’antivaleurs.

Plusieurs réalisations ont été faites, malgré le contexte difficile marqué par la pandémie de coronavirus, et actuellement le pays fait encore face à un autre choc exogène à savoir la guerre russo-ukrainienne.

Néanmoins, la République Démocratique du Congo s’en est sortie la tête haute, en dépit de son économie encore fragile. Contrairement aux pronostics de la Banque mondiale qui prévoyait la croissance négative, le pays de Félix Tshisekedi a surpris en enregistrant une croissance plutôt positive.

Quant au nouveau choc provoqué par la crise ukrainienne, lequel n’épargne aucun pays, le gouvernement a pris un train de mesures en vue d’atténuer l’impact du choc aux consommateurs. Hormis la subvention directe qu’il continue d’appliquer sur le carburant en faveur de la population, le gouvernement vient de suspendre le prélèvement de la TVA. D’autres mesures allant également dans le sens d’alléger le calvaire des gagnepetits ont été prises.

Le cadre macro-économique reste stable grâce à l’accroissement des recettes du trésor avec notamment le concours de la patrouille financière de l’Inspection générale des finances (IGF). A cela, il faut ajouter le retour de la coopération avec les institutions financières internationales, en l’occurrence le Fonds monétaire international (FMI) et dont l’apport a permis à la Rdc de renforcer ses réserves de change. « Des réformes sont en cours dans presque tous les secteurs de la vie nationale.  Au regard de cela, le bilan du gouvernement est satisfaisant », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde.

Chaque Congolais aura bientôt sa carte d’identité

Au cours de ce rendez-vous, le Premier ministre ne pouvait pas échapper à une question d’actualité, relative à l’organisation des élections en 2023. Appelé à rassurer si le délai constitutionnel pour la tenue des élections, en décembre 2023, sera respecté, le Premier ministre a réitéré les assurances maintes fois exprimées par le conseil des ministres. Pour lui, en effet, le gouvernement n’a aucun intérêt pour ne pas organiser les élections dans le délai.

Seulement, il a annoncé que cette fois-ci, les Congolais auront leur carte d’identité avant les élections. Pour ce faire, trois opérations vont mutualiser leurs efforts : l’enrôlement des électeurs, l’identification de la population ainsi que le recensement général des Congolais et l’habitat. Et le Premier ministre de prévenir qu’aucune opération ne pourra handicaper la réalisation d’un quelconque programme.

Car leur mutualisation qui vise uniquement à minimiser le budget, a été examinée par les structures techniques concernées. Il s’agit de la CENI pour l’organisation des élections, et de l’ONIP et de l’INS pour respectivement la réalisation de l’identification de la population et le recensement général des Congolais. Grâce au développement des NTIC, toutes ces opérations se dérouleront sans impacter négativement sur l’organisation des élections. Et de renchérir que cette mutualisation aura pour avantage d’aider à avoir les données nécessaires en vue d’établir la carte d’identité nationale pour Congolais.

Des questions d’actualité notamment celle relative aux consultations de Nairobi entre le gouvernement et les groupes armés, l’évaluation de l’état de siège, les conflits intérêts interethniques entre Kasaïens et Katangais…n’ont pas manqué d’intéresser les journalistes.

Dans le domaine social, a fait savoir Sama Lukonde que des reproches sont faits au gouvernement de lancer des projets sans parvenir à livrer les ouvrages finis aux utilisateurs. La surchauffe des prix sur le marché qui vient d’aggraver le quotidien de la population qui était déjà précaire, ce que compte faire le gouvernement pour améliorer le vécu des Congolais…

Le chef du Gouvernement a fait remarquer, par exemple dans le domaine des infrastructures, qu’on ne livre pas les ouvrages du jour au lendemain. On a besoin du temps, mais toutefois, il comprend que l’impatience est due à la hauteur des attentes de la population. Les travaux sont en cours d’exécution sur plusieurs axes à l’instar du programme « Zéro trou ».

Par ailleurs, souligne-t-il, les fonctionnaires et agents de l’État auront une augmentation de 45% de salaires payés en deux tranches. La première de 30% interviendra en ce mois d’avril ; tandis que la seconde de 15% prévue pour fin juillet 2022.

En plus, le gouvernement venait de réduire le prélèvement de l’IPR de 15% à 3% partant de janvier de l’année en cours. Il a informé qu’avec cette augmentation, le dernier grade de l’administration, le huissier passera de 160.000 FC qu’il touchait à 240.000 FC,  soit une augmentation de 80.000 FC.

Jean-Marie Nkambua

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