Le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique lance trois projets phares pour mieux répondre aux urgences sanitaires en RDC

Pour leur mise en œuvre efficace, les projets phares susmentionnés se concentreront sur les trois phases essentielles qui consistent entre autres de développer la structure du projet, en engageant les partenaires et en mobilisant des ressources additionnelles ; faire démarrer lesdits projets dans cinq pays pilotes avant de passer à 12 autres pays, soit 17 pays au total avec des critères de sélection bien définis ; tirer parti des leçons apprises et élaborer un plan de mise à l’échelle avec des objectifs fixés pour chaque année. Cette dernière phase ira de 2023 à 2026. 

Une mission de cadrage de cinq jours du programme des urgences (EPR) du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, conduite par la Dre Charlotte Faty Ndiaye, Représentante de l’OMS en Mauritanie a débuté lundi en République démocratique du Congo, dans le but de lancer trois projets phares visant à améliorer la capacité du pays à mieux se préparer, détecter et répondre en 24 heures aux urgences de santé publique.

Lors d’une réunion préparatoire au Bureau de Pays avec le personnel dédié aux urgences à Kinshasa, la Dre Ndiaye a expliqué les efforts du Bureau régional, à travers ces initiatives phares, d’assurer la sécurité sanitaire pour les populations vulnérables dans une région africaine qui enregistre chaque année une centaine des crises humanitaires. Elle a insisté sur le partage « d’expériences et des bonnes pratiques, essentielles pour un pays comme la RDC qui a déjà eu à gérer plusieurs dizaines d’épidémies et d’autres urgences humanitaires, et où il est plus que nécessaire de renforcer et de bâtir sur l’existant », afin que le gouvernement continue de jouer un rôle de leadership clé, avec un engagement de l’ensemble des partenaires de tous les secteurs, en mettant en exergue les actions clés avant, pendant et après les crises sanitaires.

Lundi, la délégation a été reçue par la vice-ministre de la Santé publique, hygiène et prévention, Mme Véronique Kilumba Nkulu, qui a salué ces « initiatives phares de l’OMS pour accompagner la RDC » dans la réponse aux nombreuses urgences de santé publique et qui pourront contribuer à une baisse significative de la morbidité et de la mortalité causées par les crises sanitaires à répétition dans le pays.

Lesdites initiatives seront soutenues par trois centres d’excellence sous régionaux, basés notamment en Afrique de l’Ouest (Sénégal), Afrique de l’Est (Kenya) et Afrique Australe (Afrique du Sud), avec un appui technique de l’Académie de l’OMS et OpenWHO.

Trois phases

Pour leur mise en œuvre efficace, les projets phares susmentionnés se concentreront sur les trois phases essentielles qui consistent entre autres à : 1) développer la structure du projet, en engageant les partenaires et en mobilisant des ressources additionnelles ; 2) faire démarrer lesdits projets dans cinq pays pilotes avant de passer à 12 autres pays, soit 17 pays au total avec des critères de sélection bien définis ; 3) tirer parti des leçons apprises et élaborer un plan de mise à l’échelle avec des objectifs fixés pour chaque année. Cette dernière phase ira de 2023 à 2026.

« Sur la base de nos discussions d’aujourd’hui, nous nous attendons, d’ici à 6 mois à venir, que ces initiatives fournissent le soutien dont le pays aura besoin, c’est-à-dire être équipé pour se mobiliser et répondre aux urgences de santé publique dans les 24 à 48 premières heures suivant la confirmation de l’événement », a indiqué pour sa part le Dr Amédée Prosper Djiguimdé, Chargé du Bureau de l’OMS en RDC. Huit voitures tout terrain et plusieurs d’intrants dédiés aux interventions d’urgence sont d’ores et déjà sur place au Bureau de l’OMS à Kinshasa.

Alors que la pandémie de COVID-19 n’est pas encore terminée, cette crise sanitaire « a une fois de plus révélé des lacunes et les insuffisances de nos systèmes de santé – avec un personnel de santé limité, un financement insuffisant, un processus décisionnel lent et rigide, avec des stocks en intrants limités », a rappelé Dre Ndiaye. « Le Bureau régional est investi dans le renforcement du leadership par les gouvernements nationaux, en intégrant les ressources humaines nationales existantes pour les interventions d’urgence », a indiqué le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, membre de la mission.

Plusieurs réunions techniques avec d’autres parties-prenantes et intervenants multisectoriels sont prévues toute la semaine à Kinshasa, dans le but de constituer une base des données des experts disponibles et déployables à tout moment, en cas de crise sanitaire. Puis, un protocole d’accord détaillant les attentes en matière de réponse et les profils des membres de ‘Surge’ devrait être signé avec les autorités de la RDC. La composition de l’équipe ‘Surge’, dans chaque pays de la région africaine, aura en moyenne, une taille de plus ou moins 50 personnes.

Selon le Bureau régional (AFRO), la première phase pilote est constituée des pays suivants : Botswana, Mauritanie, Niger, Nigeria, et Togo. Tandis que les pays de la deuxième phase sont quant à eux constitués de : Congo, Namibie, République Centrafricaine, République démocratique du Congo et du Rwanda.  Enfin, la troisième phase pilote comprend les pays tels que l’Angola, l’Ethiopie, le Kenya, l’Ouganda, le Sénégal, la Tanzanie et le Tchad.

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