Le Cardinal Laurent Monsengwo est retourné chez son Créateur

Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasigna n’est plus. Il est port aujourd’hui dimanche 11 juillet 2021 à Versailles en France. Selon l’Abbé Georges Njila J, Chancelier qui nous donne cette information, le Cardinal Fridolin Ambongo invite tout le monde à intensifier les prières pour le repos éternel du Cardinal Laurent Monsengwo auprès de Dieu qu’il a aimé et servi.

Tout en attendant les dispositions pratiques relatives aux obsèques qui seront ultérieurement annoncées, le Cardinal Fridolin Ambongo présente ses condoléances à la famille biologique de Tata Cardinal, mais aussi à toutes les personnes éprouvées par cette disparition.

Soulignons que le Cardinal Laurent Monsengwo Pasigna est né le 7 octobre 1939 à Mongo-belé, un village situé dans la province de Bandundu, le Cardinal Monsengwo, Archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo) depuis 2007.

Après ses études primaires à Nioki et secondaires au petit séminaire de Bokoro, Laurent Monsengwo intègre le Grand séminaire de Kabwe où il suit le cycle de philosophie avant de partir pour Rome suivre à l’Université Pontificale Urbanienne le cycle de théologie. Il est ordonné prêtre le 21 décembre 1963 pour le diocèse d’Inongo par le cardinal Agagianian, Préfet de la congrégation pour la propagation de la foi.

Il poursuit ses études à Rome et en 1970, il est le premier Africain à obtenir un doctorat à l’Institut Biblique Pontifical de Rome. De retour au Congo devenu Zaïre, il occupe différents postes de professeur de théologie à la Faculté de Théologie Catholique de Kinshasa et dans plusieurs séminaires, notamment Jean XXIII à Kinshasa.

De 1976 à 1980, il est secrétaire général de la Conférence Épiscopale du Zaïre. Le 13 février 1980, il est nommé évêque auxiliaire d’Inongo. Il reçoit la consécration épiscopale le 4 mai suivant, des mains même du pape Jean-Paul II. Dès le 7 avril 1981, il est transféré à Kisangani, toujours comme évêque auxiliaire.

En 1984, il est élu Président de la Conférence Épiscopale du Zaïre (CEZ), poste qu’il conserve jusqu’en 1992. En 1987, il est également élu membre du Conseil du Secrétariat Général du Synode des évêques, poste auquel il est réélu en 1990 et en 2001.

Le 1er septembre 1988, il est promu Archevêque de Kisangani. A ce poste, il s’impose comme l’un des acteurs politiques majeurs de la période de retour à la démocratie qui a suivi le régime de Mobutu. Ainsi en 1991, il devient Président du Bureau de la Conférence nationale souveraine puis, de 1992 à 1996 du Haut conseil de la république, érigé en parlement de transition en 1994.

En 1997, après en avoir été premier vice-président pendant trois ans, il est élu président du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), poste qu’il conserve jusqu’en 2003.

En 2002, il devient vice-président de Pax Christi international et en 2004 il est élu président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo. Suite à cette désignation, face aux rumeurs l’annonçant candidat à l’élection présidentielle, il déclare lors d’un point presse, « Je n’envie pas le pouvoir politique.., si je le voulais, je l’aurais pris en 1997, avec la chute de Mobutu, mais je ne l’ai pas fait, car mon pouvoir ecclésiastique est 1000 fois supérieur au pouvoir politique ».

Le 6 décembre 2007, Benoît XVI le transfère au siège métropolitain de Kinshasa. Il est créé cardinal par Benoît XVI lors du consistoire du 20 novembre 2010. Il reçoit alors le titre de cardinal-prêtre de Santa Maria « Regina Pacis » in Ostia mare.

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