Les Congolais opposés au deal des migrants entre le Rwanda et le Royaume-Uni

Nombre des Congolais sont contre cette déportation des immigrés au Rwanda. Ce qui intrigue est que le pays qui se propose comme candidat pour accueillir les réfugiés est l’un des pays les plus exiguës d’Afrique avec seulement une superficie de 26 338 Km2, une population de 12.089.721 d’habitants, un taux de croissance de 2,8 et une densité de 459,02 habitants au Km2.  Son vaste voisin la Rdc reste large inhabité avec une densité inférieure à 12 habitants au Km2 pendant que la moyenne subsaharienne est de 23 habitants au Km2 et sans réelle maitrise du nombre de sa population. La crainte légitime de ces congolais vient su fait qu’en acceptant d’accueillir des refugies en demande d’asile  dans un territoire exiguë à côté d’un immense territoire largement inhabité, immensément riche et aux frontières poreuses, cela pourra, à la longue, permettre au  Rwanda de se faire une santé financière sur le dos de la RDC où seront, au finish, ‘probablement’ déversé le trop plein de réfugiés  venus du royaume britannique.

Un cas emblématique de la position des Congolais face à ces accords est le scandale de l’Universty en Angleterre. Le board  d’Edinburgh Universty en Angleterre s’était réuni le 25 avril 2022 pour décider du sort de Kayembe Deborah, Recteur en Chef à Edinburgh Universty en Angleterre, contre qui  l’ambassadeur du Rwanda en Angleterre a initié une pétition suite à ses propos émettant son opinion quant à l’authenticité de la théorie du génocide rwandais. Bien qu’elle ait  déjà  été forcée de présenter des excuses, les Rwandais exigent sa démission du rectorat de l’alma mater.

Comme Kayembe Deborah, plusieurs congolais sont convaincus que le leader qui avait planifié et déclenché le génocide de 1994 qui a vu des Rwandais s’entretuer entre eux mais c’est la République démocratique du Congo qui en fait les frais voilà environ trois décennies. Trois décennies d’atrocités et boucherie humaine qui a déjà fait, selon des estimations, 15 fois plus de morts que le génocide rwandais. Le régime « FPR  avec ses interahamwe et les interahamwe du gouvernement rwandais de l’époque, fait partie des coupables de ce drame », souligne des observateurs et cela est confirmé par le Conseil de sécurité des Nations-unies, via le  Rapport Mapping. Depuis sa publication en 2010, le gouvernement rwandais et son leader Paul Kagame n’ont cessé de combattent cette cartographie des crimes horribles commis au Congo avec la complicité du Rwanda, au point de menacer les Nations-unies de retirer les casques bleus du Darfour au Soudan,  menacer de mort le Prix Nobel de la Paix 2018 Denis Mukwenge pour avoir demandé l’établissement d’un Tribunal transitionnel, (une des recommandations du Rapport Mapping du Conseil de sécurité) sur les crimes au Kivu.

Même si le Rwanda a un puissant lobby pro tutsi auprès des institutions mondiales, et que le royaume britannique après le brexit semble se comporter en électron libre, mais pour ce premier essai pour la déportation, c’est le cas de dire « échec et mat ».

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