Les dépenses des secteurs pro-pauvres réalisées en deçà des prévisions

Selon le même rapport de l’Observatoire de la dépense publique (ODEP), au ministère de l’EPST par exemple, les dépenses exécutées au titre du budget général 2017-2019 s’élèvent à CDF 2.534,6 milliards contre une prévision de CDF 3.205,7 milliards, soit un taux d’exécution de 79,07%. On note un faible décaissement de la contrepartie aux projets financés par les bailleurs ; bon comportement des dépenses de rémunérations, qui se chiffrent à CDF 2.324,0 milliards contre des prévisions de la période chiffrées à CDF 2.337,7 milliards soit un taux d’exécution de 99,00%.  Tandis que toutes les dépenses liées aux investissements (sur Ressources Extérieures, sur Ressources Propres ; sur transfert aux Provinces et ETD) ont été allouées à hauteur de 17,79%.

A la Santé, les dépenses exécutées par le ministère de la Santé au titre du budget général 2017-2019 s’élèvent à CDF 1.280,4 milliards contre une prévision de CDF 2.499,3 milliards, soit un taux d’exécution de 51,23%. Au cours de la période 2017-2019, les dépenses de rémunération du secteur de la Santé ont été allouées à hauteur de 32,35% et exécutées à hauteur de 68,39%. Tandis que toutes les dépenses liées aux investissements (sur Ressources Extérieurs, sur Ressources Propres ; sur transfert aux Provinces et ETD) ont bénéficié des allocations allant jusqu’ à hauteur de 59,56% pour une exécution de 25,4%. Ainsi, Le budget voté n’est exécuté qu’en partie ; les dépenses de rémunérations et celles de fonctionnement occupent, comme on l’a vu, une place prépondérante dans ce registre…

Ainsi, l’offre de la santé s’est avérée insignifiante pour faire face à la demande. Parmi les causes sous-jacentes à cette situation se trouve, entre autres, le faible niveau d’allocation des ressources en faveur du secteur. Cette situation a ouvert un champ d’opportunité de commercialisation des services sanitaires à travers la prolifération des établissements et centres de santé privés.  Ainsi la médecine privée s’est développée rapidement avec en substance une marchandisation croissante des services de santé essentiellement concentrée sur les lieux où la demande est solvable

Il n’est pas vain de rappeler ici qu’aux termes des décisions d’Abuja, « les pays se sont engagés à mettre à disposition au moins 15% de leur budget public aux dépenses de la santé. Cependant les données du tableau prouvent à suffisance que la RDC a du mal à respecter cet engagement.

Concernant le ministère de l’Agriculture, les dépenses exécutées au titre du budget général 2017-2019 s’élèvent à CDF 167,2 milliards contre une prévision de CDF 1.263,0 milliards, soit un taux d’exécution de 13,24% Toutes les dépenses liées aux investissements (sur Ressources Extérieures, sur Ressources Propres ; sur transfert aux Provinces et ETD) ont été allouées à hauteur de 85,92% et exécutées à hauteur de 48,56%.

Le PNIA s’inscrit dans la Note de Politique Agricole du Gouvernement (novembre 2009) et dans la Stratégie Sectorielle de l’Agriculture et du Développement Rural (SSADR- avril 2010). Il constituera le cadre de planification et le plan d’action de la future Politique Agricole Nationale. Le coût total du PNIA de la RDC sur la période allant de 2013 à 2020 est estimé à 5 730,8 millions d’US$

Le coût annuel moyen, 8,2 US$ par habitant, reste modeste par rapport aux enjeux en termes de lutte contre la pauvreté et la malnutrition dans le pays le plus peuplé d’Afrique centrale, et il convient de noter que le volume de financement additionnel (près de 460 millions d’USD par an) reste dans des proportions réalistes en matière de capacités de consommation budgétaire.

Au Développement rural, les dépenses exécutées par le ministère du Développement rural au titre du budget général 2017-2019 s’élèvent à CDF 81,7 milliards contre une prévision de CDF 589,6 milliards, soit un taux d’exécution de 13,87%. Les dépenses de la rubrique « investissements sur Transfert aux Provinces et ETD », exécutées au cours de la période 2017-2019 se chiffrent à CDF 0,4 milliards. Alors que les prévisions de ladite période sont de   CDF 59,2 milliards, soit un taux d’exécution de 0,07%. Tandis que celles de rémunérations exécutées au cours de la période 2017-2019 se chiffrent à 80,0 milliards de FC. Comparées aux prévisions de la période chiffrées à 92,5 milliards de FC, elles présentent un taux d’exécution de 86,50%.

En ce qui concerne le ministère du plan, les dépenses exécutées au titre du budget général 2017-2019 s’élèvent à CDF 30,6 milliards contre une prévision de CDF 63,9 milliards, soit un taux d’exécution de 47,86 %. Les dépenses consacrées aux investissements sur Ressources Propres, ont été exécutées à hauteur de CDF 1,8 milliards au cours de la période 2017-2019 contre CDF 33,6 milliards de prévisions, soit un taux d’exécution de 5,61%. Les dépenses de la rubrique « investissements sur Transfert aux Provinces et ETD », exécutées au cours de la période 2017-2019 se chiffrent à CDF 0 milliards. Alors que les prévisions de ladite période sont de   CDF 1,1 milliards, soit un taux d’exécution de 0,0 %. Les dépenses de rémunérations exécutées au cours de la période 2017-2019 se chiffrent à 39,4 milliards de FC. Comparées aux prévisions de la période chiffrées à 43,6 milliards de FC, elles présentent un taux d’exécution de 90,26%.

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