Les députés du FCC dénoncent les actes d’agression perpétrés contre leurs délégués à la conférence des présidents

Dans une déclaration, les députés nationaux membres du Front commun pour le Congo (FCC) ont réitéré leur position, celle de ne pas prendre part à une plénière qui examinerait la loi électorale. Ils sont aussi contre le 2ème point qui a été proposé à l’ordre du jour, la mise en place de la Commission Spéciale chargée d’examiner les cas d’absences. Ils terminent par condamner les actes de violence perpétrés contre leurs membres à la conférence des présidents. Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration :

Les Députés Nationaux Membres du Front Commun pour le Congo (FCC) viennent d’être informés de la convocation, par le Bureau de  l’Assemblée Nationale, d’une séance plénière ce vendredi, 22 avril 2022, avec deux grands points à son ordre du jour, à savoir :

  1. Poursuite des travaux sur la proposition de la loi électorale ;
  2. Mise en place de la Commission Spéciale chargée d’examiner les cas d’absences.

A ce sujet, et s’agissant du premier point proposé à l’ordre du jour, les Députés Nationaux membres du FCC réaffirment leur position contenue dans la Déclaration rendue publique le 14 avril 2022 et confirment notamment, leur détermination à ne prendre part à aucune séance portant sur l’examen de cette importante question, tant qu’un consensus n’aura pas été préalablement trouvé entre les différentes parties prenantes concernées par le processus électoral dans notre pays.

Quant au deuxième point de l’ordre du jour, les Députés Nationaux membres du FCC auraient bien souhaité participer à son examen, n’eût été l’ajout subtil, calculé et malicieux de ce point à l’ordre du jour de la plénière susvisée.

Quoiqu’il en soit, il sied de rappeler à l’intention du Bureau de l’Assemblée Nationale et de l’ensemble de l’opinion tant nationale qu’internationale, ce qui suit :

  1. Du point de vue du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale et des us et coutumes parlementaires, le décompte des absences aux séances, s’il échet, se fait à la fin de chaque session, et qu’en tout état de cause, aucune allusion ne peut être faite aux sessions passées, dont les délais sont forclos;
  2. Depuis le 15 mars 2020 et pendant plusieurs mois, sur décision du Bureau adoptée par la plénière, les séances de l’Assemblée Nationale se sont tenues dans un contexte particulier dominé par la Covid-19, et sous un format très réduit (pas plus de 60 députés), en application d’une recommandation pertinente de l’Union Interparlementaire (UIP), des directives claires contenues dans l’Ordonnance n° 20/014 du 24 mars 2020 proclamant l’état d’urgence sanitaire pour faire face à la pandémie Covid-19 et des instructions du Secrétariat Technique de la Riposte contre la Covid-19.

Au regard de tout ce qui précède, les Députés Nationaux membres du Front Commun pour le Congo (FCC), tout en prenant à témoins le peuple congolais et la Communauté internationale sur la dérive dictatoriale et le musèlement de l’Opposition politique qui s’installent chaque jour davantage dans notre pays, confirment leur non-participation à la séance plénière de ce jour.

Ils en profitent pour dénoncer, avec la dernière énergie, les actes d’agression perpétrés le 20 avril 2022, à l’endroit de leurs délégués à la Conférence des Présidents.

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