« Les faits contredisent les diffamations sur le “piège de la dette” en Afrique » (ambassadeur)

 « Parler d’un soi-disant “piège de la dette” chinois pesant sur les pays africains est de la pure désinformation et, contrairement à ce que disent ceux qui sont à l’origine de ces calomnies, la Chine s’est toujours engagée à atténuer les pressions de la dette de l’Afrique », a avancé l’ambassadeur de Chine au Kenya dans une tribune.

« Plutôt que les flux en provenance de Chine, ce sont les capitaux occidentaux qui sont la plus grande source de dette pour les pays africains, et pas un seul pays en développement n’est tombé dans le soi-disant “piège de la dette” à cause de prêts chinois », a soutenu l’ambassadeur Zhou Pingjian dans une tribune publié vendredi par The Star, un journal kenyan.

« Le Kenya, par exemple, doit moins de 10% de sa dette publique et moins de 20% de sa dette extérieure à des créanciers chinois », a déclaré M. Zhou. « Tous les prêts de la Chine au Kenya sont spécifiques à des projets, et sont basés sur une consultation sur un pied d’égalité et une coopération mutuellement bénéfique. Les résultats fructueux et tangibles de notre coopération sont solides là-bas, et tout le monde peut le constater. »

Il a avancé qu’« aucun pays d’Afrique n’a souffert de surendettement ou n’a été contraint d’hypothéquer ses ports, ses mines ou d’autres ressources stratégiques à la Chine simplement parce qu’il a conclu une coopération financière avec le partenaire de développement ».

« Ternir la transparence de la coopération sino-africaine est une insulte à la gouvernance des pays africains et à la sagesse des peuples africains. De telles tentatives elles-mêmes, je le crains, sont motivées par les intentions les moins transparentes », a affirmé M. Zhou.

Un rapport publié ce mois-ci par Debt Justice, un organisme britannique de surveillance de la dette mondiale, a indiqué que les gouvernements africains devaient trois fois plus de dettes à des prêteurs privés (banques, gestionnaires d’actifs et négociants en pétrole) occidentaux qu’à la Chine, ajoutant qu’ils étaient facturés le double des intérêts par ces prêteurs privés.

Selon Debt Justice, « la Chine a été accusée à tort par les dirigeants occidentaux de ne pas avoir fait avancer la restructuration de la dette en Afrique ». Seulement 12% de la dette extérieure des gouvernements africains sont dus à des prêteurs chinois, contre 35% à des prêteurs privés occidentaux, rapporte l’article selon des calculs basés sur les données de la Banque mondiale.

Selon la base de données de la Banque mondiale, les gouvernements africains devaient payer un taux d’intérêt moyen de 5% sur les prêts dus aux créanciers privés occidentaux, contre un taux moyen de 2,7% pour les prêteurs chinois.

Tim Jones, responsable de politique chez Debt Justice, a avancé que « les dirigeants occidentaux blâment la Chine pour les crises de la dette en Afrique, mais c’est une distraction. La vérité est que leurs propres banques, gestionnaires d’actifs et négociants en pétrole sont beaucoup plus responsables, mais les pays du G7 les laissent s’en tirer ».

« La Chine a participé au programme de suspension de la dette du G20 pendant la pandémie, les prêteurs privés ne l’ont pas fait », a indiqué M. Jones. « Il ne peut y avoir de solution efficace à la dette sans l’implication des prêteurs privés. Le Royaume-Uni et les États-Unis devraient introduire une législation pour obliger les prêteurs privés à participer à l’allégement de la dette. »

L’ambassadeur Zhou Pingjian a affirmé que « la Chine était véritablement déterminée à soutenir le développement et la revitalisation de l’Afrique, et s’est toujours consacrée à alléger les pressions de la dette de l’Afrique ».

« La Chine met pleinement en œuvre l’Initiative de suspension du service de la dette du G20 pour les pays les plus pauvres », a-t-il déclaré. « Elle a reporté plus de paiements de dette que tout autre membre du G20, a signé des accords ou atteint une entente commune sur l’allégement de la dette avec 19 pays africains, et s’est engagé dans le traitement au cas par cas de la dette du Tchad et de l’Éthiopie dans le Cadre commun du G20 ».

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a avancé la semaine dernière que « le soi-disant “piège de la dette” est davantage un “piège narratif” créé par ceux qui n’espèrent pas voir la coopération sino-africaine s’accélérer ».

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