Liberté de la presse: Muyaya dénonce des propos frisant l’injure contre Fatshi

Au cours de la célébration de « la liberté de la presse », reconnue comme un droit fondamental dans la Constitution de la Rdc, M. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias a dénoncé, avec la dernière énergie, les dérapages constatés il y a quelques jours avec des attaques systématiques et des propos frisant l’injure à l’endroit du Président de la République. A l’occasion, il a invité les Organisations professionnelles et toutes celles qui défendent la promotion de la liberté de la presse à condamner ce comportement récidiviste et tout autre acte qui dépasse les limites de l’exercice de la liberté de la presse.

En marge de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée chaque le 3 mai, les professionnels des médias, les associations des journalistes et des bailleurs se sont retrouvés autour du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, à Béatrice Hôtel pour faire un état de lieu de cette question en République Démocratique du Congo.

Lors de sa prise de parole, le ministre de la Communication et des médias n’a pas manqué de dénoncer les derniers dérapages de certains journalistes. «Je voudrais ici dénoncer, avec la dernière énergie, les dérapages constatés il y a quelques jours avec des attaques systématiques et des propos frisant l’injure à l’endroit du Président de la République. J’invite, de ce fait, les organisations professionnelles et toutes celles qui défendent la promotion et la liberté de la presse à condamner, avec moi, ce comportement récidiviste et tout autre acte qui dépasse les limites de l’exercice de la profession ».

Dans ce discours, le ministre de la Communication et Medias a invité les organisations qui défendent les journalistes à se désolidariser de pareils actes. Cette intervention fait suite à la récente sortie médiatique de Pero Luwara qui dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, a tenu des propos presque déplacés à l’endroit des autorités.

Dans cette logique, il a rappelé qu’il est de devoir des professionnels des médias de dénoncer et mettre hors état de nuire ceux qui prétendent être des nôtres, mais qui ne respectent pas le Code d’éthique et de déontologie du journaliste en Rdc. Et d’ajouter que, l’heure est aussi venue pour que des structures de notre écosystème

professionnel adoptent une nouvelle approche de monitoring leur permettant de ne pas servir de bouclier aux pseudos journalistes qui, par leur comportement kamikaze, ternissent la réputation de la presse congolaise.

Dans sa communication, il a signifié qu’il a montré sa disponibilité à travailler de manière étroite avec toutes les organisations professionnelles et les ONG de défense des droits de l’Homme pour aborder les questions de la profession. Aussi, faisant allusion aux Etats généraux de la communication et des médias (Egcm), Patrick Muyaya  promet, sans passé par le dos de la cuillère, que les résolutions les plus urgentes portant sur la réforme du cadre légal et institutionnel de ces EGCM ont été déjà traduites sous forme d’avant-Projets de lois et avant-Projet de Décret et transmises aux instances gouvernementales habilitées pour procédure y afférentes. Il s’agit, cite-t-il, de Il s’agit de l’Avant-Projet de Loi sur l’exercice de la liberté de la presse en RDCongo; de l’Avant-Projet de Loi portant statut du journaliste Congolais ; de l’Avant-Projet de Décret portant moratoire sur l’arrestation des journalistes en République Démocratique du Congo ; du Mémorandum demandant au gouvernement de saisir les deux Chambres du Parlement afin de solliciter la finalisation du processus d’examen et d’adoption de la Loi sur l’accès à l’information publique en RDCongo.

Evoquant la conformité de la presse congolaise, Muyaya, a indiqué qu’au lendemain des Etats généraux, a activé les travaux de la Commission de contrôle de conformité des acteurs opérant dans le secteur audiovisuel public et privé.

« Rien que pour la ville- province de Kinshasa, 260 éditeurs des programmes ont été répertorié, dont 200 sont opérationnels à ce jour et que deux seulement sont en règles sur le plan technico-administratif et financier. Ainsi, je m’apprête à publier les résultats de ce travail qui sera le premier pas d’un nettoyage systématique qui touchera les médias qui ne sont ni en règle au plan administratif encore moins au plan technique. C’est aussi cela la salubrité médiatique. Chers journalistes et professionnels des médias, En attendant que ces réformes entamées n’aboutissent, ma responsabilité, c’est aussi de vous rappeler de jouer votre partition dans cette marche vers une autre presse Congolaise », révèle-t-il.

Salubrité des médias effective

De l’autre côté, le Secrétaire général de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Zegbia Wembulu, qui représentait son Président empêché, a demandé ce mardi 03 mai, au Chef de l’État d’appuyer les médias afin de rendre la salubrité dans le secteur effective en République Démocratique du Congo, conformément aux résolutions des états généraux de la communication et médias. L’an 1 du gouvernement: Sama Lukonde note les performances dans la maximisation des recettes et l’augmentation des réserves de change à la Banque centrale du Congo (BCC).

Dans son speech, le numéro 2 de l’UNPC souligne que cet appui du gouvernement permettra aux consommateurs des médias d’avoir une information crédible et pluraliste forgée par des médias indépendants, s’intéressant au bien-être des journalistes.

«Nous sollicitons du père de la nation par le biais du ministre de la Communication et médias la continuité de l’appui du gouvernement dans la réalisation de ses promesses vis-à-vis des journalistes et organisations professionnelles. Les médias ne peuvent assurer le respect total de l’État de droit que lorsqu’ils sont dits indépendants et pluralistes», a déclaré M. Zegbia Wembulu, Secrétaire de l’UNPC.

Pour réglementer étroitement les médias, le Président du Conseil Supérieur de l’audiovisuel (CSAC), Tito Ndombi a également demandé au gouvernement de financer cette institution pour un réel changement de narratif.

«…Si l’autorité de régulation, parent pauvre des institutions, en termes d’allocation des ressources, n’a ni les moyens budgétaires et ni les ressources humaines pour réguler un paysage médiatique qui compte des centaines de stations de radios, des centaines de chaînes de télévisions, des centaines des journaux, ajouter à cela les médias en ligne qui prolifèrent, le tout sur un territoire aux dimensions continentales, 145 territoires, elle ne peut faire que ce qu’elle peut », a-t-il déclaré.

Il convient de rappeler que cette journée a été célébrée sous le thème : «le journalisme sous l’emprise du numérique».

L’emprise du numérique sur les médias revient aussi à relever la concurrence accrue qui est faite aux médias classiques, par des individus qui, aujourd’hui, sont tous devenus, émetteurs d’informations mais qui malheureusement ne font preuve d’aucune rigueur des médias dans le traitement des nouvelles diffusées.

A part le représentant de Internews, il y a eu les Ambassadeurs de la Suisse et de la Suède qui se sont adressés également aux journalistes présents. Aussi, Mike Hammer des USA a indiqué que, selon lui, le changement de narratif, tant vanté par le ministre Muyaya, c’est aussi la protection des journalistes congolais.

 Onassis Mutombo

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