L’INS encourage le Gouvernement à promouvoir la consommation des produits locaux substituables

 Après plus de 90 jours de conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, il s’est avéré nécessaire pour l’Institut National de la Statistique d’analyser l’évolution des échanges commerciaux de la RDC avec ces deux belligérants et fournir des informations nécessaires pour la prise des mesures anticipatives face aux risques économiques de cette guerre.

En effet, l’étude vient de nous prouver que la Russie et l’Ukraine sont des partenaires stratégiques dans les échanges des marchandises avec la RDC. Plusieurs produits stratégiques sont importés de ces pays, notamment le blé, les soufres, les machines et appareils pour le travail du caoutchouc, les viandes et abats comestibles, frais, réfrigérés ou congelés. En ce qui concerne le blé, il sied de souligner que 82,1% des importations en valeur (288 milliards de CDF) viennent de la Russie et cela dénote le degré de dépendance de la RDC envers la Russie pour ce produit.

Ainsi, la guerre pourrait perturber les chaînes d’approvisionnements des produits fournis en RDC par ces Pays, mais aussi elle entrainerait la hausse des coûts à l’importation et par conséquent cela se traduirait par la hausse de prix de ces produits et leurs produits dérivés sur le marché congolais.

Les tensions inflationnistes déjà enregistrées sur certains produits, notamment la farine de blé et ses produits dérivés (pain,,,) pourraient s’accentuer au fur et à mesure que la crise persiste. C’est dans ce cadre qu’il est plus que temps que le Gouvernement congolais prenne des mesures pour éviter les risques susmentionnés et anticiper les actions allant dans le sens de contenir la rupture des stocks ou la rareté de ces produits qui pourraient intervenir sur le marché.

Ces mesures et ces actions peuvent être celles de s’appuyer sur la politique d’import substitution et tirer avantage de cette situation pour promouvoir la consommation des produits locaux substituables, en sensibilisant la population à modifier ses habitudes de consommation. Il s’agit notamment de remplacer, au moins partiellement, la farine de blé par des farines produites localement en particulier le maïs, la patate, le manioc, le plantain, etc.

Il est vrai que certaines actions sont déjà menées notamment par le Ministre de l’Industrie qui ne cesse d’encourager et de sensibiliser les gens à l’usage de la farine de manioc pour la fabrication du pain, mais l’anticipation de ces solutions doit être l’affaire de tous (politiques, entrepreneurs, consommateurs, etc.)

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