Loi électorale : Le FCC se radicalise

Comme on peut bien s’en rendre compte, c’est ce 14 avril qu’était prévu l’examen d’un des éléments fondamentaux pour la tenue des élections en 2023. Il s’agit de la loi électorale réformée, se servant des faiblesses des élections passées. L’initiative est portée par le député Delly Sessanga, porte-parole du groupe de 13 députés et personnalités politiques.

Seulement, le jour prévu pour l’examen de cette proposition de loi, l’opposition parlementaire, avec en tête le Front commun pour le Congo (FCC), a claqué la porte. Les raisons avancées sont légion et laissent croire que cette famille politique proche du président honoraire de la République, Joseph Kabila Kabange, ne reviendra plus dans l’hémicycle, en dépit du temps accordé par le président de l’Assemblée nationale.

Dans la déclaration des députés membres du FCC et lue par l’honorable PPRD Nzekuye, ils disent s’abstenir de participer à l’examen de la proposition de loi portant révision de la loi électorale qui commence ce jour au sein d’une Assemblée nationale qui, sous ce régime dictatorial, est devenue une simple caisse de résonnance de la volonté du Président de la République et de son gouvernement.

Ainsi, ils invitent les organisations citoyennes, les forces politiques et la société civile dans toute sa diversité, œuvrant pour les élections transparentes, crédibles, démocratiques et apaisées, ainsi que la population congolaise dans son ensemble à se lever comme un seul homme en vue de barrer la route aux jouisseurs sans vision qui animent actuellement les institutions politiques de notre pays, et leur demandons d’identifier les députés nationaux qui prendront part à cette messe noire contre notre pays afin de leurs réserver des sanctions exemplaires aux prochains scrutins qui pointent à l’horizon et pour lesquels nous n’accepterons aucun glissement. En le faisant, ils rendraient service à la nation pour laquelle le sang de nos martyrs a coulé et nos enfants engagés sous le drapeau continuent de tomber sur le champ d’honneur.

Avec cette prise de position, le FCC se radicalise, un peu comme se comportait la même opposition à l’époque de l’ancien régime. Peut-être ceci va exiger le président Mboso à aller négocier avec le FCC. Et ce, même si la marge de manœuvres pour que le FCC revienne dans l’hémicycle reste réduite.

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