L’UAI et la Corée contemporaine

En octobre 1926, soit il y a près de cent ans, fut fondée à Huadian en Chine du Nord-Est une organisation nouvelle : L’Union pour abattre l’impérialisme (UAI) par de jeunes communistes de la nouvelle génération coréenne.

 

Les circonstances de la création de l’UAI

A l’époque, le peuple coréen souffrait de l’esclavage colonial sous l’occupation militaire japonaise (1905-1945). Les Coréens ne pouvaient même employer à volonté leur langue et leur écriture à cause de la politique japonaise visant à l’obscurantisme de la nation coréenne. Ils étaient aussi forcés à changer de nom à la manière japonaise. On aurait dit que la nation coréenne allait disparaître du globe terrestre.

C’est alors que le Président Kim Il Sung (1912-1994) s’engagea dans la voie de la révolution, animé du grand dessein de sauver la nation coréenne en libérant le pays.

Il s’inscrivit à l’école Hwasong, établissement d’enseignement militaire et politique fondé par les partisans de l’indépendance et les patriotes engagés dans le mouvement pour éclairer le peuple, en vue de former des cadres de l’armée indépendantiste. Farouchement déterminé à libérer à tout prix le pays colonisé par le Japon, il attendait beau de cette école.

Pourtant, le contenu de l’enseignement était trop décevant. Pendant les cours, les enseignants insistaient beaucoup sur le « recouvrement de la souveraineté nationale », mais ils ne proposaient pas un moyen judicieux de réaliser l’indépendance du pays.

De même, ceux qui s’intitulaient partisans de l’indépendance ne faisaient que se disputer la sphère d’influence en dilapidant les « fonds de mouvement » collectés auprès du peuple.

Tout cela désenchantait Kim Il Sung avec le temps. Considérant que leur mode ne permettrait jamais de réaliser la libération et l’indépendance de la Corée, il commença à rechercher une nouvelle voie de la révolution.

Il étudia en profondeur une idéologie nouvelle en lisant nuit et jour des ouvrages de Marx et de Lénine qu’il avait empruntés chez un partisan de l’indépendance. Puis, il les expliqua énergiquement aux élèves de l’école.

Ceux-ci eurent une bonne impression de sa perspicacité peu commune, de sa vision politique aiguë et de ses nobles qualités morales, et parvinrent à le suivre et le respecter avec sincérité. Kim Il Sung se familiarisa avec eux et partagea peu à peu avec eux ses vues et sa position sur la révolution coréenne.

Une fois des camarades prêts à faire cause commune rassemblés, il réunit des éléments d’élite et leur proposa de mettre sur pied une organisation. Quelques jours plus tard, il convoqua une réunion préliminaire pour fonder l’organisation, pendant laquelle l’on discuta sur le projet qu’il avait conçu en ce qui concerne l’appellation, le caractère, le programme militant et les règles d’activité de la future organisation. Son projet fut approuvé par tous les participants.

Sur la base de ces préparatifs, fut tenue le 17 octobre 1926 la réunion constitutive de l’UAI.

Dans ses mémoires « A travers le siècle », Kim Il Sung indiqua : L’UAI s’était fixé pour taches immédiates le renversement de l’impérialisme japonais et la libération et l’indépendance de la Corée, et comme objectif final l’édification du socialisme, puis du communisme en Corée, voire le renversement de tout impérialisme dans le monde et l’édification du communisme sur la terre entière.

Selon la volonté unanime des participants de la réunion, il fut élu responsable de l’union.

 

Les exploits historiques de l’UAI

L’UAI avait accompli des exploits inoubliables dans l’histoire de la Corée contemporaine.

Elle constitua le nouveau point de départ et l’origine de la révolution coréenne. Ce fut son premier mérite.

Constituée sous la direction de Kim Il Sung et par de jeunes communistes de la nouvelle génération, l’union était la première organisation révolutionnaire en Corée.

La création de l’UAI fut une déclaration historique annonçant un nouveau départ de la révolution coréenne aussi bien qu’un événement remarquable marquant un tournant fondamental dans le façonnage du destin du peuple coréen.

Prenant cette organisation pour le point de départ et les racines, les révolutionnaires coréens formèrent sous la direction de Kim Il Sung et autour de lui de nombreuses organisations, et firent avancer vigoureusement la révolution coréenne, y compris la fondation du Parti, de l’Etat et de l’armée, inscrivant un brillant chapitre dans les annales de la Corée contemporaine. Voilà la portée exceptionnelle de l’UAI.

Celle-ci est les racines du Parti du travail de Corée, guide de la société coréenne.

De même, son programme militant sert de base fondamentale du programme du PTC fondé en 1945 ; le principe d’indépendance, idéal de l’UAI, préside à l’édification et aux activités du Parti.

Actuellement, le PTC se propose pour objectif immédiat d’édifier en Corée une société socialiste riche, puissante et hautement civilisée, et d’obtenir un développement indépendant et démocratique de la société à l’échelle nationale, et pour objectif final de bâtir une société communiste où sera réalisé complètement l’idéal du peuple. Ce seul fait prouve que le PTC avait milité invariablement durant près de 80 ans depuis sa fondation pour atteindre l’objectif final défini par l’UAI.

En outre, cette dernière constitue la base de la position anti-impérialiste maintenue constamment tout au long de la révolution coréenne.

Anéantir par les armes tout impérialisme dans le monde et édifier un monde nouveau, exempt d’exploitation et d’oppression, étaient le principe anti-impérialiste préconisé par l’UAI.

Fidèle à ce principe,  le peuple coréen mena sous la sage direction de Kim Il Sung une âpre lutte antijaponaise pendant 15 ans pour libérer le pays (le 15 août 1945) ; dans les années 1950, il remporta une victoire éclatante dans la guerre de Libération de la patrie (1950-1953) en refoulant l’invasion armée des forces impérialistes coalisées et, après la guerre aussi, sauvegarda efficacement la souveraineté et la dignité du pays en brisant résolument les armes à la main toutes les tentatives d’agression des impérialistes.

Si la RPDC s’est dotée d’une puissante capacité de défense nationale que le plus puissant ennemi n’ose juguler, c’est qu’elle avait maintenu la position anti-impérialiste ayant pris racine dans l’UAI.

L’union monolithique, le plus grand potentiel national de la RPDC, tire son origine de l’UAI.

Les membres de celle-ci avaient déjà, à l’aube de la révolution coréenne, honoré Kim Il Sung comme Dirigeant de cette révolution et centre de l’unité et de la cohésion. Cette tradition est continuée toujours pendant près d’un siècle, de génération en génération.

Aujourd’hui, en RPDC, le Parti et le peuple entiers se sont unis autour du respecté camarade Kim Jong Un avec une même pensée et une même volonté. Le rassemblement au niveau central et le défilé civil de Pyongyang consacrés au 110e anniversaire de la naissance du Président Kim Il Sung ainsi que la revue consacrée au 90e anniversaire de la fondation de l’Armée révolutionnaire populaire coréenne, cérémonies déroulées en grande pompe en avril de cette année, étaient de grands festivals politiques démontrant sans réserve au monde entier la puissance de l’union la plus étroite, réalisée entre le Dirigeant, le Parti et le peuple.

Le rassemblement au niveau central et le défilé civil de Pyongyang en l’honneur du 110e anniversaire de la naissance du Président Kim Il Sung ont manifesté pleinement l’union monolithique proprement coréenne.

La revue déroulée solennellement en avril de cette année en l’honneur du 90e anniversaire de la fondation de l’Armée révolutionnaire populaire coréenne.

 

 

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