Marche contre l’agression rwandaise sous le masque M23 : Les Congolais ont exprimé leur ras-le-bol

Le dimanche 04 décembre 2022 a été particulier en République démocratique du Congo, non pas parce que sa capitale Kinshasa créé le 3 décembre 1881 commémorait ses 141 ans, mais parce que, de quatre coins de leur territoire national,   les Congolais ‘unis par le sort’ ont décidé de s’unir ‘dans l’effort’  pour soutenir les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), exiger la fin de l’agression rwandaise dans l’Est de la RDC sous masque du M23 et dénoncer le silence complice de la Communauté internationale. Pour cela, répondant à l’appel de l’Eglise catholique, les Congolais ont battu le pavé à travers toutes l’étendue de la République aux cotés de certains membres du gouvernement et du Parlement dont Bahati Lukwebo et Daniel Aselo. A Kinshasa la capitale, les marcheurs ont convergé au Palais du peuple où leur mémorandum a été déposé pour exiger au Rwanda de cesser de soutenir le M23, le retrait de la RDC de la Francophonie et le départ de la MONUSCO de la RDC.

Marche XXL, sans clivages politiques ou sociocommunautaire, les chrétiens catholiques de la paroisse Sacré-Cœur Kinkanda dans la ville de Matadi  comme toutes autres de la province du Kongo-Central ; l’’archevêque de Kisangani, Marcel Utembi Tapa était lui-même à la tête de la marche des chrétiens catholiques à Kisangani pour conduire la marche dans la province de la Tshopo avec comme  point de chute le gouvernorat de la province; au Grand-Katanga, au Grand-Kasaï, au Kivu, Bandundu… partout le Congolais a crié son ras-le-bol.

« Plus de 26 ans, le Rwanda extermine les Congolais sous prétexte de traquer les génocidaires. La communauté internationale est à la traîne, murée dans un silence complice, défiant toute dignité caractéristique dont le même occident se vante d’en être le précurseur », dénonce un manifestant à Goma.

« Si Kagame pense que ses militaires qui ont accompagné l’Afdl avaient détruit les archives pour fabriquer les documents afin de prendre même 10 km au Kivu, il se trompe de train et de wagons. Nous  tenons les instruments juridiques capables de confondre n’importe quel savant venant même de l’Occident ou des USA. Nous tenons à fixer l’opinion que la RDC est l’unique pays africain participant à la conférence de Berlin comme État souverain au même titre que l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Espagne et autres pays européens. Nous étions en 1885 un État indépendant avec statuts de la souveraineté reconnue sur le plan international (État Indépendant du Congo  » E.I.C »). Aucun pays africain ne peut oser jouer avec les frontières de la RDC ni les USA qui soutiennent ouvertement le Rwanda ou l’Ouganda dans une entreprise de saboter les frontières de la RDC », vocifère Boswa Isekombe Sylvère, Secrétaire général et président de Front uni des patriotes.

 Etat souverain avant les indépendances africaines, pendant la première guerre mondiale, la RDC avait libéré trois pays africains des mains des Allemands à savoir le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie et pour récompenser les forces publiques (l’armée congolaise) dans leur contribution pour la paix pendant la première guerre mondiale, une résolution de la Société des nations (qui deviendra ONU), fera du Rwanda et du Burundi la 7ème province de la RDC. Et le Congo belge deviendra  » Congo Belge- Ruanda- Urundi.

Pourquoi  cette velléité  expansionniste du  Rwanda ?

« La revendication des Rwandais appuyée par des puissances contractantes à ce Acte de réfection des frontières dans la Conférence de Berlin, trois décennies durant, de faire revisiter par les USA l’Acte de Berlin de 1885, c’est ouvrir la boîte de Pandore. Le Rwanda  pousse ainsi le vieux monde, à chambouler les équilibres géo – politiques actuels au risque que l’onde de choc impacte l’Amérique latine en passant par l’Afrique », prévient un géopoliticien.

La révision des frontières de la RD Congo d’avec ses voisins de l’Est, équivaudrait pour tous les pays africains de déconsidérer l’Acte de Casablanca, charte fondatrice de l’UA au risque que ne s’en suive, partout en Afrique, des violents et interminables conflits armés…

La revisitation des frontières héritées de la colonisation par la balkanisation de la RDC est une notion non seulement périlleuse, mais sans fondement juridique.  A en croire des documents juridiques signés par J. Van Den Heuvel, A. Van Maldeghem, Van der Elst pour la Belgique et Ebermaier, Von Danklaman, Kurt Freiherr Von Lerne pour l’Allemagne, attribué au souverain belge dit testament de Léopold II.

« Le peuple congolais qui a toujours défendu la carte géographique de la RDC, saura se défendre par tous les moyens pour stopper le complot international contre notre carte géographique. Si la Belgique ne voit pas comment la France perd du terrain en Afrique, elle va perdre dans cette entreprise de sabotage des frontières de la RDC. Nous avons d’autres documents pour confondre n’importe qui », prévient un juriste parmi les manifestants.

Willy Makumi Motosia

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