Nécessité de marquage de la place des Huileries

Restée dans un état d’impraticabilité depuis longtemps, la place des Huileries, située à cheval entre les communes de Kinshasa et de Lingwala, a été réhabilitée, puis asphaltée depuis plus d’une semaine. Seulement, depuis ce bitumage, ce tronçon est resté non tracé. C’est-à-dire, il n’y a aucun marquage au sol pour indiquer là où les piétons peuvent traverser. Voilà qui augmente l’insécurité des passants, obligés de redoubler de vigilance, maintenant que la route est envahie non seulement par les véhicules, mais aussi par les nouveaux venus, les motos circulant dans tous les sens. Face à ce nouvel acteur qui s’est improvisé sur les routes de Kinshasa, les méthodes devraient aussi s’adapter pour une protection maximale de la population. Sinon, comment expliquer que les autorités de la ville laissent les Kinois sans aucune protection ? Même si la Commission nationale de prévention routière (CNPR) dépend du Gouvernement central, elle peut être intéressée à tracer ou marquer cette place des Huileries, pour permettre à la population de traverser, mieux de marcher sans inquiétude.

Toujours sur Des Huileries, les motocyclistes qui manquent de parking se sont improvisés, obstruant la chaussée, au grand étonnement du public. De temps en temps, les Kinois désirant chercher un transport pour le Boulevard ou ailleurs, n’ont même plus où se mettre, les nouveaux propriétaires ayant accaparé tous les espaces vides ! Et pourtant, gouverner c’est prévoir. A Kinshasa, on est tenté de croire que quiconque peut s’imposer comme il veut, dicter sa loi sans être inquiété. Quiconque peut acheter une moto, la mettre dans le transport en commun sans rien payer en termes d’impôts et taxes. Comment peut-on chanter à longueur des journées la mobilisation des recettes pour la ville de Kinshasa, sans songer organiser ce secteur ? Pourquoi faire supporter les charges de la ville à une seule catégorie de Kinois ? Les motocyclistes, appelés communément « Wewa », sont-ils devenus un Etat dans un Etat ? Sinon, ce sont des agissements pareils des autorités qui poussent souvent les populations à se prendre en charge. C’est le moment d’agir, avant que le pire ne survienne !

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