Non à la « Congolité » voisine de l’ « Ivoirité »

Initié par Noël Tshiani Mwadiamvita, candidat malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2018 et endossé par l’élu de la Funa, Nsingi Pululu, la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°04/24 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise, a été déposée ce jeudi 8 juillet au bureau de l’Assemblée nationale. Mieux connue sous la dénomination « loi sur la congolité », à travers cette proposition, l’honorable Nsingi Pululu estime qu’elle donne à tout Congolais, de partout, de jouir de ses droits de Congolais tout en régulant, l’accès à certaines charges au sommet de l’État. Loin de verser dans la xénophobie,  l’élu de la Funa précise que « la RDC est ouverte à tout le monde,  mais seulement pour être président de la République, il faut être né de père et de mère congolais ». Par contre, un autre son de cloche indexe dans ce projet de loi, une stratégie politique visant à écarter certains potentiels candidats de la course à la présidence de la République de 2023. Quelle que soit l’interprétation donnée à cet acte, au-delà des conjectures, il y a l’avenir de la  RDC en tant que nation unie qui interpelle.

De la même manière que l’on vit actuellement la ruée vers les binationaux dans le sport, il est fort probable, avec les mutations actuelles qu’il y ait, non plus fuite des cerveaux  mais probablement, un retour  massif des cerveaux vers la mère patrie après la crise sanitaire.

Mais comme l’avait dit le Premier ministre britannique William Churchill, il faut  cesser de penser prochaines élections pour penser prochaines générations. Plutôt que de se focaliser sur les échéances électorales ‘2023’ d’aborder la loi Tshiani dans cette seule visée, il importe de se projeter vers ce qui peut arriver dans les jours futurs. Selon une source crédible, dans leur course au développement aux nouvelles technologies d’énergies renouvelables, les acteurs se concentrent sur les pays qui fournissent [le Cobalt et le Lithium] comme la Rdc et la Bolivie.

La géopolitique qui, durant le XXe siècle qui avait comme champ d’impulsion les petro-États, se délocalise vers le bassin du Congo et les grands-Lacs. En cette ère de transition énergétique et du numérique, le monde s’oriente ‘vers l’abandon des combustibles fossiles, peut remodeler de manière significative la géopolitique et l’économie, en fonction de sa vitesse et de sa structure’, renseigne le rapport de la CIA. Il est donc impérieux que des nouvelles structures, adaptées à la transition énergétique soit mise en place par Kinshasa pour gérer le nouvel outil de coercition que sont le Cobalt et le Lithium dont la Rdc détient la plus importante réserve au monde.

Le besoin en expertise spécifiquement ‘congolaise’ sera très grand et c’est particulièrement dans la diaspora qu’il faudra le puiser. Il importe donc que la République, par des lois incitatives favorisant le retour et l’intégration des binationaux, favorise non pas la fuite des cerveaux mais le retour au pays de leur ancêtres. Veillons donc, au-delà des conjectures, à l’avenir de la RDC. Ainsi, « Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix. Et nous lèguerons à notre postérité, un pays uni pour toujours! ». Oui, la postérité née tant de père et de mère ou non!

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