« On se prépare pour que la sortie de la Monusco ne soit pas un chaos » (Julien Paluku)

Julien Paluku, notable du Nord-Kivu, a aussi réagi par rapport à la nationalité des casques bleus. Pour lui, les troupes qui arrivent au Congo n’y arrivent pas au nom de leurs pays, mais comme Nations unies. Quand le Gouvernement doit s’adresser aux Nations unies, il le fait comme tel. C’est aux Nations unies se savoir là où il les a recrutés. Le Gouvernement n’entre pas en détail du recrutement des éléments qui lui sont envoyés. « Nous nous adressons à la Monusco pour dire : vos éléments ont commis un forfait. On ne peut pas commencer à se demander s’ils viennent d’où. C’est à eux de nous dire que ces éléments viennent de x lieu. Ils vont nous le dire dans les séances de travail que nous aurons avec eux », précise-t-il.

Et de souligner que lorsqu’on parle du retrait de la Monusco, il faut que l’opinion et la Monusco elle-même sachent qu’on ne veut pas énerver quiconque. Il y a une résolution du conseil de sécurité qui parle d’une stratégie de retrait. C’est-à-dire que les Nations unies elles-mêmes sont déjà d’avis que leurs troupes doivent quitter la Rdc.

« Lorsqu’on parle du retrait, ça ne doit énerver personne, mais cela peut énerver les individus. Etant une personne morale, elle a l’intérieur d’elle-même les individus qui peuvent être énervés par la stratégie de retrait. Comme c’était en 2024, on va se mettre sur la table pour raccourcir le délai. La même résolution dit comment on va transférer. Il y a même certaines responsabilités, certains matériels que le Gouvernement est en droit de réclamer. Vous avez acquis certains matériels, il ne vous appartient pas de les amener. C’est ça le transfert des tâches qu’exécutaient la Monusco ici ».

Il y aura une série des transferts qui seront faits. On se préparer pour que la sortie de la Monusco ne soit pas un chaos pour que ceux qui sont partis puissent justifier qu’ils nous ont demandé de partir, voilà ce qui est arrivé. Tous les pays du monde n’ont pas des missions des Nations unies pour exister. On ne peut pas croire que lorsque la mission des Nations unies sortira de la Rdc, ça sera la fin de la Rdc.

Elle est arrivée en 1999, et la Rdc existait. Le Zaïre n’a jamais disparu. On ne peut pas affirmer que lorsqu’elle va partir, ça sera la catastrophe, le chaos. Au contraire, cela doit, comme Gouvernement, nous amener à avoir une stratégie robuste pour dire : il ne faudrait pas que l’on donne raison à ceux qui sont partis. Aussitôt partis si les choses s’enlisent, ils vont apparaitre aux yeux du monde qu’il n’y avait rien.

Nous dévons avoir cela comme défis, comme challenge. C’est pourquoi le président de la République n’a pas voulu attendre la session de septembre pour faire passer la loi de programmation militaire. Elle a été publiée sous forme d’ordonnance-loi, avec l’autorisation du parlement. Et ce, en attendant la session de septembre. C’est déjà une stratégie du gouvernement d’affuter les armes pour que le budget 2023 contiennent les éléments nécessaires pour nous permettre de nous préparer.

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