Plus que 48 heures pour que Marie Branser soit alignée en championnats d’Afrique : L’implication de Félix Tshisekedi plus que souhaitée

Au courant de ce mois de mai, les compétitions de judo commencent avec le championnat d’Afrique du 26 au 29 mai 2022. Mais jusque là et ce, à l’étonnement général, la porte-étendard du judo congolais Marie Branser, pour ne pas la citer, n’est toujours pas alignée aux compétitions par la Fédération Nationale Congolaise de Judo ‘’Fénacoju’’.

Pour ceux qui l’ignorent, actuellement il n’y a que le président de la Fénacoju qui engage les athlètes. Il se fait malheureusement que la situation reste confuse à la Fénacoju. L’épée de Damoclès reste suspendue à la tête de cette dernière faute d’organisation de l’Assemblée générale extraordinaire et élective. Et depuis, rien ne marche. Deux camps opposés campent sur leurs positions. L’autorité ministérielle qui avait pris les choses en main pour décanter la crise, est essoufflée sans aboutir à quelque chose de concrète. La situation demeure floue et partant, la situation des athlètes reste incertaine.

C’est le cas de Marie Branser, double championne d’Afrique de judo et une qualification directe aux jeux Olympiques Tokyo 2022  dont la situation n’a guère évolué. Tout cela en dépit de toutes les correspondances adressées à la Fénacoju, au Comité Olympique Congolais ‘’COC’’ et au ministre des sports étaient restées lettres mortes. Elle et son entraineur Petro Geres étaient même descendus à Kinshasa, le mardi 29 mars 2022. Sur place à Kinshasa, elle avait  rencontré les responsables de la Fédération Nationale Congolaise de Judo, du Comité Olympique Congolais ‘’C.O.C’’ et le ministère des sports et loisirs lui-même en personne afin d’éclaircir sa situation. Ils sont rentrés début mai sans une solution concrète.

Implication personnelle du chef de l’Etat plus que souhaitée

Contacté par nous au téléphone ce lundi 16 mai 2022, Marie Branser nous répond  qu’elle n’a malheureusement pas de nouvelles à nous communiquer. Si ce n’est que nous informer qu’elle avait écrit à la Fénacoju pour signifier que si c’est nécessaire, elle accepte de payer ses participations aux championnats d’Afrique. Elle a accepté de le faire d’autant plus qu’elle tient à défendre son titre. Curieusement, malgré sa proposition, silence de marbre de l’autre côté. Elle n’a toujours pas d’inscription et si ça ne se fait pas ce lundi, demain mardi et si pas mercredi 18 mai 2022, ça va être trop tard. Et là, il n’y aura plus de championnats d’Afrique pour elle. Quid peut croire à une telle éventualité ?

C’est ici l’occasion pour nous de nous adresser au chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. M. le président, nous sommes là en face d’une situation qui a trop duré. Le judo congolais est au bord du gouffre. Dans 48 heures, si on n’inscrit pas Marie Branser dans les compétitions africaines de judo, la RDC va perdre la perle rare qu’elle détient entre ses mains. Pour l’instant, c’est vraiment regrettable que cette valeureuse athlète susceptible de glaner des titres et médailles pour la RDC, soit abandonnée à son triste sort au point même d’hypothéquer sa carrière. Son amour pour le drapeau congolais n’est plus à démontrer. Elle demeure attachée à la nation congolaise et la démontre chaque jour qui passe. Depuis que le judo est pratiqué en Rdc, c’est Marie Branser qui a réalisé le plus grand exploit dans l’histoire judo congolais (NDLR avoir glané deux médailles d’or en championnat d’Afrique et une qualification directe aux jeux Olympiques Tokyo 2022). En tout état de cause, M. le président, la RDC ne peut en aucun cas perdre une championne de la trempe de Marie Branser. Si ça arrive, c’est un crime de lèse majesté. Mieux, c’est de l’irresponsabilité. Autrement dit, c’est un manque de nationalisme dans le chef de ceux qui seront à la base de cette éventualité. Puisqu’il n’est pas encore trop tard, M. le président, il faut instruire à qui de droit toute affaire cessante, d’inscrire Marie Branser et décanter sa situation. C’est l’honneur du pays qui est en jeu. Grâce à cette brave fille, le drapeau congolais flotte et l’hymne national retentit dans les grands rendez-vous internationaux de judo. Le temps presse, plus que 48 heures pour que la pendule soit remise à l’heure. N’oublions surtout pas que la RDC continue à courir derrière sa première médaille olympique et que des athlètes de la trempe de Marie Branser sont recherchés pour atteindre cet objectif.

Antoine Bolia  

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