Pour profiter des essais et erreurs des autres : Eve Bazaiba et Julien Paluku visitent la Zone Economique Spéciale de Nkok au Gabon

Dans le cadre du processus d’installation des Zones Économiques Spéciales en République du Congo , le Vice-Premier ministre ,ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Eve Bazaiba et son collègue de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya ainsi que le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière d’investissement, Jean-Claude Kabongo  ont visité ce mardi  à Libreville au Gabon la Zone Économique Spéciale de Nkok avec une superficie de 1.126 hectares,  spécialisée dans la transformation des bois et dans d’autres domaines dont le port et  gérée par la société ARISE du groupe OLAM.

Après avoir eu des explications claires sur la carte postale de cette zone économique spéciale  fournies par  les officiels gabonais, la délégation congolaise a visité les grumes, l’usine  de transformation des bois  et les produits finis, et ce, à la grande satisfaction de ces deux membres du Gouvernement.

La  République  Démocratique du Congo qui bénéficie   désormais de cette  expérience gabonaise va dupliquer ce  modèle de la  Zone Économique Spéciale de Nkok ont-ils ajouté. La Vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement, Eve Bazaiba se réjouit de cette coopération Sud-Sud.

« C’était une mission officielle sur instruction du chef de l’Etat qui, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, nous a instruit avec le ministre de l’Industrie et son conseiller spécial, pour que nous puissions venir avec les partenaires d’ERIS qui ont fait du bon travail, dans des pays frères en Afrique tels que le Gabon, le Bénin, le Togo et le Sénégal pour que nous venions apprendre la possibilité d’implémenter cette expérience des Zones Economiques Spéciales en Rdc, notamment, dans la transformation locale de nos ressources naturelles, à commencer par le bois, évidement, compte tenu du besoin à devoir contribuer dans toute la chaine à la valeur ajoutée », a-t-elle expliqué.

Et là, ajoute-t-elle, nous avons palpé la réalité d’une très grande expérience dans la transformation, soit la concrétisation de la pensée du président Ali Bongo Ondimba qui est un cas d’école. « Nous avons apprécié la Zone Nkok, nous sommes venus au niveau du port et nous avons vu que l’élargissement des différentes filières à partir de Nkok est incitée par les besoins de la transformation locale, de produire par exemple jusqu’à la récupération des déchets qui deviennent les matières premières pour les autres », indique Eve Bazaiba.

La Rdc n’a plus de temps à perdre

A l’en croire, rien n’est jeté, rien n’est perdu. Et du coup pour les débouchés, parce qu’il n’y a pas d’actions sans intérêts, les entrepreneurs ne sont pas des philanthropes, ils ont besoin d’écouler leurs marchandises. Pour l’écoulement des marchandises, martèle-t-elle, elles ont besoin de la fiabilité, de la rapidité et de la régularité. C’est ce qui a poussé ERIS à avoir des infrastructures telles que les ports. A côté des ports, nous avons vu la chaine de pétrole, pour les bois, les minerais, l’huile de palme, … tout ça nous donne des idées pour dire que tout ce qu’on a vu, c’est faisable en Rdc avec une autre échelle, compte tenu des potentialités.

« Nous avons apprécié, nous n’avons pas 6 mois pour tergiverser. D’ailleurs, aujourd’hui symboliquement, nous allons signer des mémoriaux où nous allons commencer par une usine de transformation  des déchets plastiques qui vont nous amener à utiliser les produits recyclés pour les besoins de la Zone économique que nous aurons en Rdc », souligne-t-ellle.

Et de préciser qu’on a vu peut-être une Zone, compte tenu de la dimension de la Rdc pour qu’il y ait un impact, il faut 3 à 4 Zones économiques. La Rdc et le Gabon, nous sommes dans la région du Bassin du Congo. Si le Gabon qui a 10% des forêts tropicale humide du Bassin du Congo peut faire ces genres de merveilles, à plus forte raison la Rdc qui a 60% de ce même potentiel ! Nous avons l’avantage de profiter sur les essais et erreurs du Gabon pour que nous enjambions en termes de temps.

Signalons que le nouveau port international d’Owendo et la société de transformation des déchets  plastiques se trouvant dans ladite  zone  ont été également visités par le Vice -Premier ministre, ministre de l’Environnement et son collègue de l’Industrie, accompagnés de leurs experts respectifs dont le Chargé de Mission de l’Agence des Zones Économiques Spéciales-AZES, Auguy Bolanda.

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