Pratiques occultes dans des centres des examens d’État

La semaine qui s’achève a été marquée, dans le secteur de l’éducation, par les épreuves   préliminaires des examens d’Etat. Initiés en son temps par le Président de la République Joseph Desiré Mobutu, ces épreuves devaient palier à un déficit constaté à l’époque dans la filière. Les épreuves des examens d’Etat avaient donc pour objectif, rehausser le niveau de la formation des élèves qui doivent embrasser les études universitaires.

Plus d’un demi siecle après, force est de constater qu’actuellement, le secteur de l’enseignement prend de plus à plus la tangente vis-a-vis de cette mission noble. Le phénomène 100% à particulier, prend de telles allures au point que certains promoteurs se livrent ouvertement à des pratiques occultes et ne s’en cache même pas.

Particulièrement dans la partie orientale de la ville province de Kinshasa, précisément à Tshangu, où un célèbre promoteur d’ecoles, occultiste, demande à ses élèves de nouer des tissus rouges autour de leurs têtes ou au poignet.

Une fois dans la salle,  » il nous avait été demandé de ne pas débuter  tant qu’un coq n’est pas encore apparu  dans la salle et  qui doit chanter trois fois! », témoigne un ancien élève de cette école aujourd’hui à l’Université.

Ce témoignage est confirmé par plusieurs autres anciens élèves et même des autres candidats de la promotion.

Toutes ces pratiques magiques et autres corruptions de certains inspecteurs de l’Enseignement primaire et secondaire, concourent à faire que tous les candidats d’une école obtiennent leurs diplômes d’État. C’est le phénomène 100%, une pratique qui transforme les écoles en centre commercial de ‘vente assurée’ des diplômes. Il suffit de payer les frais de ‘suivi’ pour être assuré d’obtenir son diplôme même si on n’avait jamais été sur le banc de l’école ou même mort avant les épreuves.

Danger pour la jeunesse

 La préparation de notre jeunesse à faire face au défi scientifique est une réalité congolaise qui peut être mieux pris en charge par les parents, les enseignants et l’État. En effet, les élèves qui savent se mettre au centre de leur formation arrivent aux examens d’État en étant suffisamment outillés et instruis pour passer leur test. Ceci dépend de plusieurs facteurs : la fragilité de l’institution familiale qui doit donner l’éducation de base dans un monde aussi compétitif, ensuite la fragilité des structures d’encadrement de proximité qui récupèrent l’enfant directement après sa sortie de la maison. Et un peu plus loins des instances publiques et ou privées agréées qui ont échoué du fait d’une faible politique d’éducation secondaire au profit de pratiques commerciales.

Il y a la responsabilité partagée entre parents, éducateurs et gouvernement.

Willy Makumi Motosia

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