PRECOP 27 : IRI-Rdc conseille de tenir compte des besoins spécifiques des femmes dans la mise en place des stratégies d’adaptation et d’atténuation

En marge des travaux de la PRECOP 27 qui se sont clôturés à Kinshasa, l’initiative inter confessionnelle pour les forêts tropicales (l’IRI RDC) a échangé avec Mme Eve Bazaiba, Vice-Premier ministre et ministre de l’Environnement et développement durable, avant de faire une déclaration à la presse.

L’IRI RDC est une alliance multiconfessionnelle qui s’efforce d’apporter un leadership moral et une action confessionnelle aux efforts visant à mettre fin à la déforestation. IRI RDC apporte l’engagement, l’influence et l’autorité morale des religions de notre pays aux efforts en cours pour protéger les forêts et les droits des peuples autochtones. IRI RDC s’est engagée à accroître le profil et la visibilité de la crise de la déforestation et le rôle fondamental que jouent les forêts tropicales dans la lutte contre le changement climatique, la réalisation du développement durable et la survie en tant que planète.

Par ce message rendu public par Mgr Donatien Nshole qui était accompagné du Révérend Eric Senga, les leaders des confessions réunies à l’IRI RDC, veulent renforcer la voix de ceux qui appellent à des protections plus fortes autour de la protection des forêts en tant que stratégie prioritaire contre le changement climatique avant, pendant et après la 27ème Conférence des Parties (COP27) à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC).

Ils veulent exploiter cet espace parce qu’ils pensent que la COP27 de la CCNUCC représente un point d’inflexion important où le gouvernement de la République démocratique du Congo et d’autres nations africaines peuvent renforcer leurs engagements envers la protection des forêts en tant que stratégie prioritaire dans la lutte contre le changement climatique.

A entendre Mgr Nshole, manifester notre foi en la nature comme œuvre créatrice de Dieu, un don sacré et irremplaçable et essentiel à la vie sur terre et rappeler la mission de l’homme qui est celui de garder et non de détruire. En effet, la Bible nous renseigne que Dieu a créé le monde en six jours et il s’est reposé le septième jour.

«  Obtenir la reconnaissance des droits fonciers territoriaux des peuples autochtones comme un élément clé de la politique climatique, en reconnaissant leur contribution à la lutte contre le changement climatique par le maintien de forêts tropicales intactes », indique ce message, qui demande aux gouvernants africains de considérer les structures religieuses telles que l’ IRI-RDC comme des partenaires pour des questions protection de la forêt, de la restauration des paysages, de la lutte contre les changements climatiques en leur donnant des espaces pour des interventions au niveau local, provincial et national. Ces structures sont actives dans la sensibilisation, la formation et la mobilisation de tous les croyants dans toutes les structures comme la famille, les paroisses, les écoles, instituts et universités.

Doter les moyens à la Rdc pour l’empêcher d’exploiter le pétrole et le gaz dans les forêts

Sur fond de ce qui précède, l’IRI Rdc recommande, concernant la déforestation et le changement climatique, aux gouvernements réunis à la Pré-COP27, de prendre des mesures concrètes pour que d’ici 2030, les pays ayant des forêts tropicales humides en grande partie des plus intactes et des plus riches en carbone du monde, où vivent environs 60 millions de peuples indigènes, aient les moyens nécessaires pour mettre un terme à la déforestation et à la dégradation des forêts naturelles.

Considérant que les femmes des pays forestiers sont les plus exposées aux effets des changements climatique du fait, notamment, de leur dépendance des ressources de la forêt pour la survie, les pays les plus industrialisés, les grandes multinationales ainsi que les gouvernements devront tenir compte de leurs besoins spécifiques dans la mise en place des stratégies d’adaptation et d’atténuation.

Conformément à l’engagement de plusieurs de nos communautés de foi au désinvestissement dans le secteur des hydrocarbures, nous demandons à l’Assemblée de la Pré-COP27 de faire en sorte que, lors de la COP27, le fond vert pour le climat ainsi que les autres mécanismes de la finance climatique permettent effectivement à la RDC d’éviter l’exploitation du pétrole et du gaz dans les forêts, d’éradiquer la pauvreté et d’assurer l’accès universel à l’énergie propre à la RDC.

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